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Samedi, 19 Août 2017

  •   Ahmed Gasmia
  • jeudi 22 juin 2017 15:56

"La nouvelle version du Code du travail risque de faire chuter les salaires de 20%" - Noureddine Bouderba (audio-vidéo)

Le projet du Code du travail soumis récemment à l’appréciation des syndicats autonomes représente un danger sur les salaires des travailleurs qui pourraient chuter de 10 à 20%, a déclaré mardi sur Radio M,  Noureddine Bouderba, ancien dirigeant à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et spécialiste des questions sociales.

 

 

D’après lui, le projet du Code du travail offre aux employeurs la possibilité de fixer librement les salaires des employés, en plus de la possibilité de la révision pure et simple de la définition même du Salaire national minimum garanti (SNMG).  

 Une redéfinition selon laquelle le SNMG devra comprendre les primes et autres indemnités, ce qui aura pour impact de réduire le montant des salaires, assure M. Bouderba. Il considère que cette loi représente un réel danger pour les travailleurs algériens, sous différents aspects.

 La possibilité donnée par ce code aux employeurs de fixer librement des salaires est l’une des trois grandes mesures de flexibilité qui leur sera assurée, annonce l’invité de Radio M.Il s’agit de la flexibilité de l’emploi et celle des horaires.

 La première leur « garantit plus de libertés en matière de recrutement et donc plus de possibilité pour imposer des contrats à durée déterminée (CDD) au lieu des contrats à durée indéterminée (CDI) et donc la possibilité de licencier à moindre coût », explique M. Bouderba.

 Avec la flexibilité horaire, « le patron a la possibilité de disposer du temps de l’employé et de l’aménager librement touchant même au week-end », poursuit-il.

 Il estime, dans ce contexte, que ce Code du travail ne sert, en définitive, que les employeurs. Il affirme, à ce propos, que si les syndicats autonomes ne s’organisaient pas pour dégager un consensus afin de préserver l’essentiel du statut du travailleur Algérie, « nous inaugureront alors une ère de régression sociale de plusieurs années. Ce qui représentera une remise en cause de l’Etat social tel que prôné par la déclaration du premier novembre 1954 ».

 


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1 Commentaire

  • L'Etat pourrait rééquilibrer le rapport de force en créant de nouvelles sécurités.
    Cela pourrait prendre éventuellement la forme d'un Revenu universel de base.
    Fixé à environ 7500 DA pour les 20 - 60 ans , et 4500 ans pour les ages extrêmes ( 60 ans) , ce revenu pourrait s’ajouter à certaines allocations (par exemple l’aide au logement) ou les remplacer.
    Il serait versé a tout citoyen algérien, de la naissance à la mort.
    Ce dispositif sera baptisé "RFIG". il accompagnerait les citoyens tout au long de leur vie.
    Le principe du revenu de base sous forme d’impôt négatif est que son versement est couplé au paiement d’un impôt sur le revenu à taux unique de 20- 25% (salaires, retraites, revenus du capital…). Par conséquent, seuls les plus défavorisés perçoivent effectivement une somme d’argent, décroissante avec la croissance des revenus du contribuable. Au-delà d’un certain revenu mensuel (environ 35 000 - 40000 DA), l’impôt dû devient supérieur au montant du revenu de base.
    Notons néanmoins que cette répartition est naturellement destinée à évoluer : plus la société s’enrichit, plus le revenu moyen augmente, mieux la contribution à l’impôt négatif sera répartie parmi la population. De plus, le niveau du RFIG relève d’une décision collective. Il est possible de l’augmenter ou de le diminuer, à condition d’ajuster le taux de l'impôt, appelé OPTIMUM.
    Ce revenu serait accessible a tous, par transfert monétaire direct. il diminuerait considérablement les couts de gestion administrative.
    Encouragera l’activité puisque les sommes touchées sous forme d’impôt négatif décroissent de manière parfaitement linéaire avec l’augmentation des revenus (taxés en « impôt positif » au premier dinar).
    Abaisser notablement le coût du travail, en libérant les entreprises des missions redistributives dont l’Etat les a historiquement encombrées.
    Le dispositif aurait pour effet, d’éliminer la grande pauvreté en versant aux citoyens de quoi subvenir à leurs besoins vitaux (logement, santé, alimentation). Elle permettrait également d'amortir la baisse des subventions sociales (énergie, alimentation)
    De plus, ce revenu, perçu comme un appel d'air permettra la mise en oeuvre de GRANDES REFORMES courageuses
    - retraite a 60 ans, augmentation automatique de l'âge légal de départ d'un trimestre (par exemple) par an a partir de 2020, en fonction de l'espérance de vie des citoyens. 61 ans en 2024, 62 ans en 2028, 65 ans en 2040.
    -baisse des subventions énergétiques: a raison de 2 dinars par trimestre pour l'essence, de même pour l'électricité.
    - Règle d'or budgétaire et LOLF algérienne

    Rapporter eliasnader vendredi 23 juin 2017 04:09
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