Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mardi, 22 Août 2017

  •   Nadir Allam
  • mardi 11 octobre 2016 18:58

Algérie : Tahar Hadjar étrille Tahkout et les Œuvres Universitaires mais bafouille sur la réforme

 Les étudiants mal transportés selon le ministre de l'enseignement supérieur - fulcrum29al-flickr

 Le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar a critiqué la mauvaise prise en charge des étudiants. Plus de 100 milliards de dinars sont en jeu.

 

 "L’Etat algérien donne des milliards mais les étudiants sont mal nourris, mal transportés et mal logés. Ceci est inacceptable ", a fulminé Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique lundi 10 octobre à Alger, dans une conférence qu’il a donné devant les étudiants et cadres du FLN, sur la réforme de l’université.

 Cette déclaration, qui se veut un tonnerre dans le ciel serein de l’optimisme béat du Gouvernement, laisse entendre que les Universités sont un gouffre financier et que les Œuvres universitaires sont le couloir sombre où se pratiquent toutes les formes de malversation, de détournement et de corruption. Tahar Hadjar a parlé, à cette occasion, de la nécessité de réformer l’université et plus particulièrement, les Œuvres universitaires.

 Néanmoins, s’il a été clair et précis quant à la réforme qu’il compte engager en matière de pédagogie, de programmes et de management des campus universitaires et lui a donné un contenu lisible, il a été extrêmement prudent au sujet de la réforme à enclencher dans les œuvres universitaires.

  "Il faut réformer notre système de prise en charge des étudiants. Le débat sur la question est engagé mais aucune décision n’a été prise. Nous ne sommes pas pressés. Nous avons tout notre temps," a-t-il dit dans ce sens.  Tahar Hadjar a également précisé qu’il n’a jamais parlé de privatisation des Œuvres universitaires et qu’il n’en parlerait jamais puisque pour lui, "comme pour le FLN, il n’en est absolument pas question."

  Supprimer les œuvres pour donner une bourse aux étudiants ?

L’idée d’une suppression des Œuvres universitaires et leur remplacement par "une bourse individuelle équivalente aux budget alloué par l’Etat à chaque étudiant" fait, depuis quelques années, son chemin dans les coulisses du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique et même du premier ministère.

 Cette réforme, proposée initialement par une délégation d’étudiant de Tizi-Ouzou reçue par Rachid Harouabia en 2007, est perçue par nombre de conseils en exercice auprès du Gouvernement comme étant une démarche pour rationaliser les dépenses à travers un meilleur ciblage des destinataires des bourses en question.

Elle est vue aussi comme un instrument efficace et efficient de lutte contre la corruption et la malversation qui sont devenues des phénomènes courants au niveau de plusieurs universités du pays.

 Tahar Hadjar serait, selon un de ses proches, "totalement acquis à cette idée.". Il a encore admis implicitement en public ce lundi que sa mise en œuvre allait se heurter à de fortes résistances, pas nécessairement celles auxquelles on penserait. "Pour réformer les Œuvres universitaires et mettre fin à la situation de délitement actuelle, il faut beaucoup de courage politique", affirme-t-il.

  

Des intérêts devenus lourds au fil des ans

Le courage politique qui sans doute moins la base étudiante qui peut rester attachée au système actuel, que les réseaux de fournisseurs de services aux étudiants liés par des marchés publics au budget des universités.

 L’allusion au fait "inacceptable" que les étudiants soient "mal transportés" renvoie, sans la citer, à l’entreprise la plus emblématique de cette relation de sous-traitance du transport des étudiants, celle de Mahieddine Tahkout.

 La réforme qui bafouille sur la langue du ministre redoute sans doute la capacité de nuisance de ce réseau d’entreprises qui contrôlent les marchés de la restauration universitaire, de la maintenance des équipements, du gardiennage et du transport des étudiants.

  Mahieddine Tahkout aurait même pris ses distances avec le Forum des chefs d'entreprise (FCE) version Ali Haddad car il estimait que cette organisation ne le protégeait pas contre les velléités gouvernementales de changement du modèle de prise en charge des étudiants par les Œuvres universitaires. 

 Il manque toutefois dans cette partie de bras de fer en bémol, le point de vue des étudiants sur la conduite du changement au sujet de leur vie à l’université. L’office national pour les œuvres universitaires, l’ONOU, accaparait près de 100 milliards de dinars en 2015, soit 30% du budget de l’Etat consacré au secteur de l’enseignement supérieur.

 


Évaluer cet élément
(2 Votes)

Laissez un commentaire



1 Commentaire

  • On veut des chiffres ! Combien revient une nuitée; les repas et me transport d'un étudiant par jour et par an? Quel est le pourcentage des frais de gestion ( montant du budget alloué moins le coût total des prestations) réalisées par l'ONOU? Est ce que les espaces des cités U sont bien utilisés?
    Personne ne veut ouvrir la boîte de Pandore que représente cet organisme car il risque d'y avoir des surprises notamment les réseaux de prédation qui se sont installés depuis les années 90 avec les contrats de fournitures ( de gré à gré) qui permettaient à certains de se sucrer au delà de l'imaginable. Enquêter; enquêter; enquêter et témoigner; témoigner; témoigner!
    Lorsqu'un étudiant grandit dans une ambiance qui banalise la corruption - qu'il constate chaque jour- qu'attendre de lui une fois bardé de diplômes?

    Rapporter LAHLOU mercredi 12 octobre 2016 18:48
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

La fabrication des panneaux solaires coûterait très cher à l’Algérie-Pr Omar Aktouf

Sondage

L’Algérie a battu ce mois de juillet un nouveau record du pic maximum appelé (PMA) en électricité. Le PMA oblige Sonelgaz à un investissement de plus de 500 milliards de dinars par an.

Vous êtes d’accord avec ces dépenses à cause d’un pic de consommation de quelques jours par an car l’électricité est un droit constant ? - 26.7%
Vous pensez que cela est trop couteux pour le pays et qu’il vaut mieux se discipliner et arrêter la course financière derrière le PMA ? - 35.6%
Vous pensez que la croissance du PMA va se ralentir si les couts des investissements sont plus supportés par les usagers dans l’avenir ? - 28.7%

Total votes: 565

Vidéos

L’ambassadeur italien à Alger a évoqué sur Radio M le procès Saipem et l’investissement de Cevital en Italie

A ne pas manquer

Prev Next

Le roi Salman d’Arabie a dépensé plus de 100 millions de dollars pour ses vacances d'été au Maroc

  Les vacances du roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud au Maroc sont une bénédiction pour l’économie locale. Selon The Independent le souverain saoudien aurait dépensé l’équivalent de 100 millions de dollars pour ses vacances d’été annuelles au Maroc.

Pétrole - L’OPEP examinera en novembre l'accord sur la production

  L’OPEP fera le point en novembre sur l'accord de réduction de la production en vigueur depuis le début de l'année afin de décider s'il y a lieu de le prolonger ou d'y mettre un terme, a déclaré lundi Essam el Marzouk, le ministre du Pétrole koweïtien, à Kuwait TV.

Algérie - De retour aux affaires, Ahmed Ouyahia va être confronté à la question de l’endettement extérieur

   Le recours à l’endettement extérieur a été réprouvé dans le passé par Ahmed Ouyahia au nom du respect du choix présidentiel. Depuis les choses ont évolué à l’image de son «ami » Ali Haddad qui défend ouvertement cette option. Le Premier ministre va-t-il se mettre à jour?