Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Vendredi, 24 Mars 2017

  •   Boualem Alami
  • lundi 12 décembre 2016 13:47

Maroc-TIC : Comment Méditelecom est passé à Orange et entré sous la bannière française

 Stéphane Richard, PDG du groupe Orange : ''Notre positionnement sera extrêmement agressif'' (dr)

 Le numéro 1 français Orange a renforcé le 9 décembre dernier sa présence au Maroc en devenant officiellement Orange-Maroc. Au passage, ''Méditelecom'', créé en 1999 par deux groupes ibériques, s'éclipse au profit de la nouvelle enseigne. Retour sur une opération ''51/49%'' gagnante version Maroc.

 

L'Orange a en fait remplacé le rouge, couleur du second opérateur historique de téléphonie mobile au Maroc.  C'est en 2010, lors de la signature d'un pacte d'actionnariat entre Méditelecom, alors repris par deux banques de la place via leurs filiales, et France Télécom, que le deal a avait été conclu pour le passage progressif ''du rouge à l'Orange''.

 Mais, c'est en juillet 2015 que France Télécom, devenue alors Orange, a renforcé sa participation dans Méditelecom avec l’acquisition de 9% du capital qui faisait l’objet d’une option d’achat prévue dans le pacte d’actionnaire signé entre les actionnaires marocains de Méditel et France Telecom, en 2010. 

 Avec ces 9%, le Français ''Orange'' détient désormais 49% du capital de Méditel, dans une parfaite opération de partenariat ''49/51%''. En fait, le premier changement de propriétaires de Méditelecom intervient en septembre 2009, lorsque les autorités marocaines décident de racheter les parts des deux actionnaires du groupe, l’espagnol Telefonica et Portugal Telecom.

 Méditelecom a été créée en 1999 par les deux groupes espagnol et portugais, qui en détenaient 32,18% du capital chacun. En septembre 2009, ils vendent leurs actions et le tour de table est opéré par la puissante CDG (Caisse de dépôts et de gestion), proche du Palais royal, et FinanceCom, filale de la BMCE, propriété de la famille Benjelloun.

 

Histoire de banques

 

L’opération aura coûté aux deux banques marocaines, très introduites dans le circuit financier de la place avec la gestion d’importants portefeuilles, près de 800 millions de dollars. L’opération de rachat par les deux banques marocaines, via leurs filiales, du bloc de 64,4% d’actions des groupes ibériques est la troisième grande transaction dans le Royaume sur capital tous secteurs confondus. 

 Les autres transactions étant la cession en deux phases de 51% de Maroc Telecom au groupe Multimédia français Vivendi Universal. La CDG est le premier groupe bancaire public et FinanceCom est le second groupe financier et bancaire privé du Maroc.

 Après le rachat des parts des opérateurs de téléphonie espagnol et portugais, les deux groupes marocains, qui détenaient au départ chacun 18% du capital de Meditel se partageaient désormais le capital. 

Globalement, la répartition est plus en faveur du groupe privé de Benjelloun (BMCE) qui, à travers ses filiales RMA Al Watanya (13,06%) et Financecom (35,18%), détient 50,24% des actions. La CDG, via Holdco (17,58%) et Fipar (32,18%) détient le reste, soit 49,76%.

Une année après, en septembre 2010, les deux banques cèdent à l'opérateur public français 40% de leur capital pour 640 millions d'euros. Une opération couteuse, mais une bonne affaire, estimaient alors les spécialistes, qui avaient mis en avant la bonne santé de Méditel.

 Vendredi à Skhirat, le français Orange a tourné la page de l'aventure ''Méditel'' pour les marocains. Les nouveaux partenaires, CDG/FinanceCom d'une part et Orange promettent beaucoup de nouveautés pour leurs clients.

 

Orange veut conquérir le fixe

  ''Notre positionnement sera extrêmement agressif'', avait indiqué Stéphane Richard, PDG du groupe Orange. Yves Gauthier, DG d'Orange au Maroc, soutien de son côté que ''le plan de lancement est fourni et il y en aura pour tous les segments. Nous avons entrepris de profondes transformations pour élever les standards.''

 "Nous allons continuer à investir dans le digital, le développement du numérique, la qualité du réseau et des infrastructures pour une meilleure connectivité, avec un investissement qui tourne autour de 1,2 milliard de DH par an.'' a-t-il ajouté.

 L'autre challenge du groupe est le fixe : ''nous ferons tout pour rentrer sur ce segment'', explique le patron d'Orange Maroc. Et le ''nouvel'' opérateur a de l’ambition : ''nous avons l’ambition de devenir le meilleur opérateur digital au Maroc, en termes de services à la clientèle.''

 Orange revendique plus de 30% de parts du marché local de la téléphonie et de l'Internet mobile, avec quelque 14 millions de clients. Le Maroc compte trois opérateurs de téléphonie et services Internet : Maroc télécom, Orange et Inwi.


Évaluer cet élément
(4 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

2 Commentaires

  • orange cherche le marche africain et n'en pas ce lui du maroc qui est presque sature ou tu trouve les puces et les portables smart vonnecte a internet meme chez les enfants.la CDG appartien a l'etat et n'en pas au roi juste pour information amoins que que vous voulez dir que meme l'etat appartien au roi.

    Rapporter baka mardi 13 décembre 2016 12:32
  • La CDG n'est pas "proche du palais", la CDG est le bras financier de l'Etat, et du gouvernement, sur le modèle de la caisse des dépôts française. Il s’agit d’un établissement public. Le législateur fait obligation à certains déposants institutionnels (CNSS, CEN) de confier à la CDG l’excédent de leur ressources. La caisse devra donc les placer ou les investir de façon sure et rentable de telle sorte à contribuer au développement du pays.Ce qui n'a pas toujours le cas, certains investissements, il y quelques années, se sont révélés très mauvais. Mais en gros, elle fait ce qui lui est demandé.

    Rapporter Jean-Jean mardi 13 décembre 2016 09:30
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Sondage

Le paiement électronique est en cours de lancement en Algérie depuis octobre dernier.

Est ce que vous comptez recourir rapidement à internet pour payer des factures ? - 30.8%
Est ce que vous préférez attendre de vous assurer de la sécurité des transactions avant de commencer ? - 37.4%
Vous ne vous sentez pas concerné car vous n’avez pas de carte CIB ou son équivalent des chèques postaux ? - 25.2%

Total votes: 575

Vidéos

CPP du 18.3.2017 : Combien se vend une tete de liste pour la députation ? L’après Bouteflika a-t-il déjà commencé ? Wassim Youcef et pas Kamel Daoud ?

Vidéos

"L’Opep et ses partenaires doivent reconduire leur accord de baisse de production"- N. Zouioueche

A ne pas manquer

Prev Next

[Le BLOG ECO] Présidentielle française 2017 : It is the economy, stupid!

 Bien qu’ils soient très décriés, les sondages en période de campagne électorale offrent toujours des enseignements précieux. Concernant la présidentielle française, l’un d’eux revient sur les attentes des électeurs en matière d’économie (*). Et il s’avère que la majorité d’entre eux considère justement que les enjeux économiques sont leur principale priorité.

Algérie - La Direction de la Sûreté nationale tire la sonnette d'alarme sur l'ampleur de la contrefaçon locale

Cafés, pâtes alimentaires, margarine, eau d'oranger, miel, sucre vanillé, tabacs, détergents, produits cosmétiques, shampoings et parfums sont parmi les produits fabriqués localement victimes de contrefaçon locale, ont relevé des représentants de la DGSN lors de la seconde journée du séminaire sur la contrefaçon.

Opep : la réunion du comité de surveillance se tiendra dans un contexte pétrolier délicat

Lors de sa dernière réunion à Vienne, en janvier dernier, le comité de surveillance redoutait le non-respect des quotas de production fixés ; aujourd’hui, c’est surtout l’augmentation des stocks mondiaux d’or noir, principalement sous l’effet de l’augmentation de la production américaine, qui l’inquiète.