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Vendredi, 24 Mars 2017

  •   Abdelkader Zahar
  • samedi 17 octobre 2015 11:59

Le logiciel libre une option encore méconnue dans l’administration algérienne

Algérie Open Source LogicielsIl existe une grande panoplie de logiciels libres, de qualité comparable aux logiciels payants.

 

L’instruction du Premier ministre aux administrations de ne pas migrer vers Windows 10 est louable mais insuffisante. Elle devrait être suivie d’actions plus concrètes en faveur de l’usage du logiciel libre en Algérie.

Le gouvernement doit-il s’arrêter en si bon chemin après la note transmise à l’ensemble des administrations publiques de s’abstenir de migrer vers Windows 10, le nouveau système d’exploitation de Microsoft ? Si la décision est louable à plus d’un titre, elle reste largement insuffisante. Si le but est de protéger les données sensibles du siphonage de Windows, la prochaine étape serait de s’émanciper des logiciels propriétaires et d’aller vers l’open source. Il faudra faire vite, car la migration vers Windows 10 sera un jour ou l’autre inévitable lors Microsoft décidera de ne plus éditer des mises à jour de sécurité pour les anciennes versions son système d’exploitation.
Aller vers les logiciels libres n’est pas seulement une question de sécurité. L’achat de licences pèse énormément sur les dépenses publiques lorsqu’on sait que chaque ordinateur dans une administration (éducation, justice, ministères, institutions, hôpitaux, universités…) est doté d’un système d’exploitation et d’un package de logiciels de bureautique et autres applications. Tous ces programmes informatiques sont payés rubis sur ongle puisque l’Algérie s’est engagée depuis assez longtemps pour lutter contre le piratage. Il faut compter pas moins de 100 euros par poste de travail. A l’heure d’une économie de crise, des gains de ce genre ne sont pas à négliger. Un logiciel libre (système d’exploitation ou tout autre software) est souvent gratuit ou pas très cher. On peut le moduler et l’adapter à souhait, et surtout le diffuser sans retenue, ni risque de tomber sous les lois nationales et internationales sur le respect de la Propriété Intellectuelle.
"e-Algérie 2013" ne connaît pas le logiciel libre
Il faut dire que l’Open Source a de tout temps été ignorée par les gestionnaires des administrations publiques en Algérie, y compris par ceux qui étaient sensés être plus en avance dans l’appréciation des impératifs technologiques dont avait besoin l’Algérie.
C’est le cas du plan e-Algérie 2013, établi en 2008, pour préparer l’édification de la société de l’information, les rédacteurs ont totalement ignoré la notion de logiciel libre ou open source. On n’y trouve aucune allusion. Pourtant, le document reconnaît que le logiciel figure en première place parmi les "trois composantes majeures" de "l’économie numérique", suivi des "services" et de "l’équipement". Il est souvent question dans le plan e-Algérie 2013 d’acquisitions de logiciels pour les administrations, de développement de logiciels en Algérie, d’aide aux sociétés d’édition de software… etc., mais à aucun moment la réflexion n’a été poussée à faire figurer l’adoption des logiciels libres et leur développement dans le package des solutions préconisées pour la société de l’information. Quatorze actions sont inscrites dans le chapitre "Acquisition de logiciels" dans e-Algérie 2013. « Ces actions concernent l’acquisition d’outils logiciels pour des applications diverses qui dépendent des missions de l’administration", explique-t-on.
Pour le commun des utilisateurs d’ordinateurs, il existe pourtant une grande panoplie de logiciels libres, de qualité comparable aux logiciels payants. Certains sont déjà très populaires et très utilisés sur les plateformes payants (Windows de Microsoft ou Mac OS X d’Apple), à l’exemple du navigateur web Firefox de Mozilla, de la suite bureautique LibreOffice ou OpenOffice, de la plateforme media player VLC, ou de GIMP pour la retouche photo. Ces logiciels gratuits sont tout aussi performants que les payants, disposent aussi d’une mise à jour régulière, et sont dotés d’extensions pour améliorer leur rendu.
L’exemple français
En septembre 2012, une circulaire du Premier ministre français comportant des « Orientations pour l'usage des logiciels libres dans l'administration ». La circulaire présente en annexe un document « préparé avec les directeurs des systèmes d'information » (DSI) de plusieurs ministères qui évoque un « choix raisonné » du logiciel libre aux « motivations multiples ». Parmi les motivations cités : « la contrainte de plus en plus forte sur les moyens d'investissement et de fonctionnement des SI, concomitante avec une forte augmentation de la demande » ; « la valorisation des compétences et de l'expertise professionnelle des équipes informatiques, qui ne sont pas de simples acheteurs de solutions ».
Dans la démarche choisie, il était question, à la date de l’émission de la circulaire, d’instaurer une « convergence effective sur des souches de logiciels libres ». A ce titre, des « instances "logiciels libres" interministériels » pilotés par une « équipe "noyau" » devaient être installées. Parmi les avantages cités au logiciel libre c’est son pilotage « par les besoins, minimisant les évolutions superflues », facilite les « expérimentations et l'adaptation au volume d'usage » et permet la « mutualisation entre acteurs ».
Comme pour Windows XP, les jours des autres systèmes d’exploitation antérieurs à Windows 10 sont comptés. Microsoft obligera indirectement les utilisateurs d’aller vers la dernière version de son système d’exploitation. L’administration algérienne sera donc obligée de migrer. Voilà pourquoi il est grand temps de se familiariser avec les logiciels libres et préparer la mutation.


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4 Commentaires

  • Soyons sérieux!
    Un pays seul comme la Malaisie ne peu représenter l'intérêt des autres pays avancés dans les TIC, au contraire cela dénote du désintérêt des autres pays...
    Et puis quand une entreprise met en place du libre, elle contractualiser avec qui? Elle achète où son support et la garantit associée?
    Un peu de clairvoyance ! Et de logique... ne fera de mal à personne.
    Je ne défends personne sauf la logique et le bon sens.
    Aucune DSI ne prendra une décision de telle nature.
    Un GNU restera un gnou jusqu'à la fin des jours, il ne deviendra jamais un cheval de course...

    Rapporter Abdel DAHMANA vendredi 23 octobre 2015 00:53
  • Les commentateurs semblent défendre leurs propres intérêts.
    Il y a certainement des exemple où le basculement vers le libre a très bien fonctionné et d'autres pas. Il n'est pas honnête de décréter que le libre ne marchera jamais, quelque soit la situation de départ. Il y a quelques exemples dans l'article Wikipedia sur la liste des adoptants de GNU/linux. Il donne l'exemple de la malaise où presque toutes les institutions gouvernementales ont basculé vers le libre et où la norme ODF (format de fichier alternatif au format .docx de microsoft office) est obligatoire dans toutes les administrations publiques depuis Avril 2008.

    Rapporter djamel2 dimanche 18 octobre 2015 19:39
  • Je suis professionnel de l'informatique, je travaille en Franc, j'ai plus de 22 ans d'expérience, et je peux attester que le logiciel libre coute souvent plus cher que logiciel dit fermé. Les prises de décisions de l'administration française sont souvent dictée par une vision idéologique qu'économique,

    Rapporter Abderrahmane dimanche 18 octobre 2015 07:13
  • Bonjour à toutes et à tous,
    Quelles fausses informations que je vois dans cet article !!!!
    Monsieur ZAHAR, Vous êtes journaliste soit, mais rester en tant que journaliste et évitez d'attaquer des sujets aussi pointus que celui que vous abordez ci-dessus.
    En effet, vous donnez des exemples sortis de leurs contextes et qui n'ont rien à voir avec de l'informatique professionnelle déployée dans les plus grandes entreprises du monde.
    Vous attaquez Windows 10 et les versions antérieurs, vous avez raison que surtout Windows 10 collecte des informations sur l'USAGE de Windows 10 et non les informations concernant l'utilisateur. De plus, ce système d'exploitation est le seul outil qui respecte le mode discret des échanges d'informations entre le terminal de l'utilisateur et les serveurs de Microsoft qui collecte ces informations dans le but d'optimiser les usages et les fonctions de ce système. La vraie vérité sur le monde du libre, l'IOS et Windows (XP, 7, 8.0, 8.1 et 10) que je maitrise de bout en bout est que le libre ne correspond pas à l'entreprise, et oui ! Moi qui suis dans le domaine depuis 1991, ni le libre ni l'IOS ne corresponde !
    Pour le libre, l'entreprise va perdre un bras dans les coûts cachés en réalisant les adaptations du libre à l'usage en entreprise. Les logiciels libres sont libre c'est tout mais inadaptés à leur exploitation tel que... Donc, il y aura forcément une dépendance à celui qui va les intégrer de plus, cet intégrateur peut être juste une petite entreprise donc vulnérable. Et Enfin, Qui va bosser dans une entreprise où vous avez que du Linux avec Open Office ? Quid des compétences des salariés qui souhaitent quitter l’entreprise, aller à l’étranger par exemple, aller dans une boite qui n’utilise pas le logiciel libre, etc…
    Il existe des entreprises qui n’utilisent pas le logiciel libre et qui sont d’importance vitale dans des systèmes économiques en Europe ou en Asie, je cite le secteur bancaire LCL, BNP, NATIXIS, SG, SANOFI, THALES, SINGTEL, Orange, L’OREAL, MAHOU, ALLIANZ, etc… Toutes ces entreprises n’utilisent pas le Libre et les administrations ne l’utilisent pas non plus, A PART QUELQUES EXCEPTIONS.
    Le monde de la sécurité que je connais ne s’occupe en aucun cas de l’OS.
    La sécurité est dans le périmètre des fabricants et éditeurs de l’infrastructure de sécurité tels que CISCO, Bleucoat, F5, PALO ALTO, et consorts…
    Si aujourd’hui il y’a faillite dans la sécurité informatique traditionnelle, c’est à cause de cette industrie.
    Alors quid de l’informatique Mobile ?
    Je vous joins quelques liens qui vont vous éclairer un peu…
    Les analyses de SOPHOS :
    https://www.sophos.com/fr-fr/medialibrary/Gated%20Assets/white%20papers/sophosBYODrisksrewardswpna.pdf
    La perspective vue par CISCO :
    http://www.cisco.com/web/about/ac79/docs/re/byod/BYOD_Horizons-Global_FR.pdf
    Un exemple de hacking par Trend Micro :
    https://www.youtube.com/watch?v=D5DIOZzwsEc
    Un reportage et un cas de figure des dangers des usages des smartphones
    https://www.youtube.com/watch?v=BcF_C7y91FY
    .

    Rapporter Abdel DAHMANA dimanche 18 octobre 2015 02:01
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