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Mercredi, 1 Mars 2017

  •   Farid Farah
  • dimanche 10 juillet 2016 19:10

L’identité numérique au chevet de l’e-solidarité !

Dans une déclaration à la radio nationale, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Mounia Meslem, a reconnu ne pas disposer de moyens pour estimer le nombre exact des personnes nécessiteuses en Algérie. Pour elle, il existe une difficulté réelle pour identifier les personnes appartenant aux couches défavorisées. Des observateurs ont interprété ces déclarations comme un aveu de la première responsable de la solidarité nationale sur l’inefficacité de la politique sociale du pays. Il est à noter que ce secteur ne dispose toujours pas de système d’information. Aujourd'hui, en Algérie, les titres d’identité numériques à carte à puce se déploient massivement. Pourquoi ne pas exploiter les données issues de l’utilisation de la carte d’identité numérique pour identifier les personnes nécessiteuses. Cependant, une question se pose immédiatement : « de quelles données parle-t-on ? ». Il s’agit de celles qui délivrent des informations liées aux identités numériques des citoyens dont l’utilité dans le monde réel est d’une importance capitale. Le travail de recherche effectué par deux étudiants en master réseaux et systèmes distribués, de l’Université de Bab Ezzouar, peut être considéré comme une réponse aux préoccupations de Mounia Meslem.

En effet, le binôme de l’USTHB a réalisé un travail de fond pour aider les autorités à concevoir un fichier national des personnes ayant droit à une pension de solidarité. Mieux, ces étudiants proposent la suppression de la subvention des produits à large consommation et compenser les personnes nécessiteuses par des pensions. Ce travail vise en premier lieu à créer une sorte « d’écosystème des identités numériques » au sein duquel des données interopérables et sécurisées seront disponibles pour l’ensemble des administrations des ministères qui veulent les utiliser dans des opérations de services publiques. Cette interopérabilité permet, par exemple, aux responsables du ministère de la solidarité de faire des recherches d’informations sur des individus qui ont déposé des demandes d’aides sociales, et ce, à travers leur identifiant national NIN contenu dans la carte d’identité numérique. Les données issues du domaine du commerce peuvent fournir des informations précieuses sur des identifiants NIN liés à des  activités commerciales. Celles du domaine des finances donnent des informations sur des biens immobiliers ou fonciers etc. Autant de données qui permettront de mieux cibler les bénéficiaires des aides sociales et des subventions.


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