Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Jeudi, 19 Octobre 2017

  •   Hassane Haddouche
  • mercredi 16 novembre 2016 10:00

Mohamed Loukal promet un marché à terme des devises pour le premier semestre 2017

 Mohamed Loukal, Gouverneur de la Banque d'Algérie

Parmi les mesures annoncées par le gouverneur de la Banque d’Algérie figure un ancien dispositif évoqué à plusieurs reprises au cours des dernières années. Il s’agit du marché à terme des devises.  

 

"Nous avons une volonté féroce de nous attaquer aux problèmes qui constituent des entraves à l'export. Ces prochaines mesures structurelles vont nous permettre de faire avancer ce processus des exportations", a déclaré hier  M. Loukal lors de la réunion de la cellule de suivi des exportations du ministère du Commerce qu'il a présidée avec le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, en présence d'exportateurs nationaux. Parmi les mesures annoncées par le Gouverneur de la Banque d’Algérie figure notamment : «  la mise en place, durant le premier semestre 2017,  d'un marché à termes des devises pour contrecarrer les risques de change ».

Un dispositif  qui se fait attendre

Pour ne parler que de la période la plus  récente, le prédécesseur de M. Loukal au poste de gouverneur de la Banque d’Algérie  assurait déjà en juin 2015 que « la banque centrale, compte prendre au cours de l’année 2015 de nouvelles mesures pour développer le marché interbancaire des changes et promouvoir la couverture à terme par les banques de la place au profit des opérateurs». En dépit de ces annonces, on n’a rien vu venir en 2015. Le 6 janvier 2016,  M. Laksaci  revenait sur  cette question en  annonçant  que son institution « envisageait d’introduire de nouvelles mesures pour la couverture du risque » sans donner plus de détails sur le dispositif envisagé et la nature de ses bénéficiaires éventuels ni sur un calendrier de sa  mise en œuvre.

Une forte dévaluation depuis 2015

L’année 2016, comme l’année 2015 avant elle, aura été marquée par une forte dévaluation du dinar ; une dévaluation sans aucune comparaison avec celle des années précédentes  et qui rappelle plutôt déjà à certains les mauvais souvenirs des années 90. Cette dépréciation de la valeur de la monnaie nationale  s’est répercutée sur le renchérissement des prix à l’importation. En janvier dernier le gouverneur de la Banque  d’Algérie soulignait que  "l’impact du choc externe subi par l économie algérienne  a provoqué  une dépréciation de 19,5% du cours moyen du dinar contre l dollar américain entre janvier et septembre 2015, et de 2,1% par rapport à l’euro". On attend encore la publication  des premières notes de conjoncture de la Banque d’Algérie pour l’année 2016, qui sont très en retard par rapport à leur rythme de publication habituel, pour mesurer l’ampleur exacte de cette dévaluation pour l’année en cours.

Quelles importations concernées ?

La création d’un marché à terme de la devise est une revendication déjà ancienne des opérateurs économiques algériens et des associations patronales. Le change à terme permet de fixer aujourd'hui un cours d'achat ou de vente de devises pour une échéance future. L’importateur, pour se couvrir contre le risque de change lié à l'appréciation éventuelle d'une devise, achète à terme les devises correspondant au montant de sa dette. Il connaît ainsi avec précision le montant en monnaie nationale qu'il devra payer. 
L’impact attendu de cet instrument est la réduction des pertes de change que subissent tous les jours les importateurs  en Algérie (pertes considérables rapportées aux 47 milliards de dollars annuels du commerce extérieur de  marchandises prévus cette année ). Le futur marché à terme de la devise, a précisé hier M.Loukal   « permettra aux exportateurs d'avoir une visibilité à même de mieux maîtriser les coûts et de prémunir les importations des matières premières et des investissements, nécessaires à la production des biens à exporter, d'une éventuelle dépréciation du dinar ». Cette formulation semble indiquer  que seules les importations destinées à l’approvisionnement de l’appareil de production seront concernées par le nouveau dispositif annoncé pour le premier semestre de l’année prochaine .


Évaluer cet élément
(3 Votes)

Laissez un commentaire



1 Commentaire

  • UNE MESURE SALUTAIRE QUI REMETTRA EN CONFIANCE LES OPERATEURS ET CONTRIBUERA A LA MAITRISE DE L INFLATION (bien sur avec D autres mesures destinees a retablir la confiance... L OUVERTURE DES BUREAUX DE CHANGES...)

    Rapporter AMAR MOKHNACHE mercredi 16 novembre 2016 16:50
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

« Une inflation à 4 chiffres n’est pas souhaitable mais n’est pas exclue », Ahmed Benbitour

Sondage

Le discours de Ahmed Ouyahia sur les déficits publics a provoqué une chute du dinar sur le marché parallèle de la devise. Est ce que vous avez l'intention de

Vidéos

Sonatrach a du retard à rattraper-Mourad Preure

A ne pas manquer

Prev Next

Pétrole- La reconduction de l’accord de réduction de la production pourrait se faire après une interruption de quelques mois

« Tout porte à croire que l’accord sera reconduit vers la fin de l’année 2018 et qu’aucune décision ne sera prise, dans ce sens, à la réunion de l’Opep de novembre prochain », indiquent des sources citées par Reuters qui précisent qu’une telle décision sera prise en fonction de la situation du marché.

Maroc - Le PIB du tourisme a progressé de 5% en 2016 (HCP)

Selon une note d'information du Haut Commissariat marocain au Plan, la contribution du tourisme au PIB marocain est, en revanche, restée presque stable en 2016, par rapport à 2015 (6,6% contre 6,5%).

Horst Köhler en tournée dans la région : l’ONU reprend sa médiation dans le dossier sahraoui

L’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, qui a rencontré le roi du Maroc mardi, a discuté hier avec les responsables sahraouis des moyens de relancer les négociations de Manhasset interrompues en 2012.