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Mardi, 22 Août 2017

  •   Entretien réalisé par Karim Sabeur
  • jeudi 3 août 2017 12:42

Abdelhakim Benbouabdellah (CNA):"Le marché algérien des assurances a une large marge de manœuvre"

Le secrétaire permanent du Conseil national des assurances (CNA), Abdelhakim Benbouabdellah, analyse dans cet entretien le chiffre d’affaires collecté par les assureurs afin de couvrir le risque «incendie » lié à l’activité agricole qui s’élève, à fin 2016, à 140,7 millions de DA mais aussi d’autres thèmes liés au secteur comme la communication et la révision de la loi sur les assurances.

 

 

Suite à d'immenses incendies frappant plusieurs régions du pays détruisant récoltes et habitations avec un risque pour les unités industrielles, l'Etat décide d'indemniser les victimes, pensez-vous que le relais des assurances peut jouer son rôle dans ces cas et de quelle manière ?

 L’Etat a effectivement pris les devants et en pareilles circonstances, il intervient pour alléger le fardeau de nos concitoyens. L’Etat a toujours fait preuve de solidarité et de soutien aux populations dans ce genre de situation.

Mais il ne faut pas oublier qu’il existe une autre frange de la population qui active dans le domaine de l’agriculture aussi bien végétale qu’animale. A ce sujet, effectivement, les sociétés d’assurance ont un rôle à jouer en offrant les couvertures nécessaires à cette activité. Et d’ailleurs, c’est le cas présentement et plusieurs assureurs offrent leurs services aux agriculteurs en proposant diverses formules de couverture et diverses solutions attractives à l’exemple des baisses de tarifs. A titre illustratif, il est à noter que le chiffre d’affaires collecté par les assureurs afin de couvrir le risque « incendie » lié à l’activité agricole s’élève, à fin 2016, à 140,7 millions de DA contre 116,5 millions de DA en 2015, soit une augmentation de 20,7%.

Toutefois, il se trouve que les agriculteurs n’ont pas assez cultivé cet état d’esprit et n’accordent pas toute l’importance à l’assurance en tant qu’élément primordial d’abord de prévention et, ensuite de protection contre le risque et de préservation de l’outil de production et donc de la continuité de l’activité.

Le rôle des assureurs est donc clair mais il devra être soutenu par des actions à initier par les sociétés elles-mêmes en direction des agriculteurs qui présentent une spécificité différente des autres acteurs économiques.

L’un des éléments mis en avant par l’agriculteur étant sa capacité financière qui ne lui permet pas, dans beaucoup de cas, de contracter une couverture complète et adéquate. A ce niveau, il est possible d’aller vers un système de contribution de l’Etat pour soutenir la prime en exigeant de l’agriculteur de faire preuve de bonne foi en souscrivant une partie (qui pourra être définie). Au final, l’assureur perçoit la prime totale et en cas de sinistres, indemnisera lui-même les sinistrés et l’Etat n’intervient plus.   

 

De nombreux segments d'assurances ont encore un faible taux de pénétration, agriculteurs, assurances de personnes, entreprises, que pourraient faire les compagnies pour changer cet état des choses ? Et quels sont les domaines qui pourraient être développés pour enrayer la chute du chiffre d'affaires du secteur ?

C’est un constat que nul ne peut nier. Le taux de pénétration des assurances demeurent en deçà des capacités réelles au vu du potentiel existant. Il oscille depuis de nombreuses années entre 0,6% et 0,8%.

Analysées par branche, les données relatives à l’exercice 2015 montrent effectivement qu’il y a encore du chemin à faire. Que cela soit pour l’agriculteur avec un taux de pénétration de 0,19%, pour les risques simples et industriels avec 0,73% ou les assurances de personnes avec 0,05%, le marché des assurances a une large marge de manœuvre afin de capter le potentiel réel ou, du moins, une grande partie.

En premier lieu, tout le monde est d’accord là-dessus, il faudra rétablir la confiance, entachée disons, entre l’assuré et l’assureur qui a été causée par la branche automobile. Cette partie est prise en charge au niveau de l’UAR (Union algériennes des sociétés d’assurance et de réassurance, ndlr) depuis quelques exercices et les résultats ont été rendus publics, à chaque étape par cette association.

Par ailleurs, des solutions, en ce qui concerne les autres branches, sont apportées par les assureurs et de nouvelles offres sont proposées. Des efforts en matière de communication, d’une manière générale, sont déployés et il est aisé de le constater sur le terrain. Il serait bien sûr intéressant d’assister à d’autres formes de communication comme celle de proximité et pédagogique ; cette dernière appelant à des actions soutenues, non sporadiques, tout au long de l’année mais également la mise en commun des moyens des assureurs.

Sur un autre volet, depuis 2006, nous assistons à la digitalisation au niveau du marché des assurances à l’exemple de l’e-paiement, le lancement de portails d’assurance en ligne, le lancement de paiement en ligne des contrats d’assurance voyage et le lancement d’applications « Connect »  et les devis en ligne.

Il y a également la réorientation des efforts vers d’autres secteurs d’activités à l’exemple des Pme/Pmi, les ménages, les commerçants, etc et l’approfondissement de la réflexion pour emprunter le sillage de la micro assurance pouvant capter une frange de la population active dans les domaines de l’artisanat, de l’agriculture traditionnelle, dans le cadre de l’emploi des jeunes et de la micro entreprise.

Nous pourrons parler également du Takaful (assurance islamique, ndlr) comme système pouvant drainer une population orientée vers ce type de couverture. D’autres actions pourraient être initiées par les sociétés d’assurance mais ce serait trop long à développer ici et nous nous suffirons, à titre d’illustration, de ce que nous avons cité ci-dessus. 

 

Un projet de loi sur les assurances sera présenté la rentrée sociale prochaine, pouvez-vous nous expliciter quelques propositions des acteurs du secteur qui sont retenues ?

A mon sens, il serait plus opportun de parler de révision du cadre légal actuel plutôt que de projet de loi. Je pense que cette démarche, initiée par le ministère des Finances, vise en fait deux objectifs : l’un à court et moyen terme, l’autre, à long terme. Je m’explique. La révision enclenchée est à mettre sous le chapeau du court ou moyen terme, car il s’agit d’apporter des correctifs et des compléments aux dysfonctionnements et/ou incompréhensions constatés.

En ce qui concerne le long terme, et là nous pourrons parler d’un projet de loi, la réflexion sera probablement orientée vers une démarche plus complexe et plus élaborée car faisant appel à une large concertation avec des objectifs à tracer et cela devra inéluctablement passer par un bilan de l’existant, suivi d’une concertation élargie impliquant non seulement les acteurs du marché des assurances mais également les autres secteurs ainsi que les universités et autres centres de recherches. Enfin, l’intégration dans les projections de propositions des orientations stratégiques des pouvoirs publics à long terme à l’exemple des axes développés dans le rapport établi par le gouvernement algérien en juin 2016 et intitulé  « Algérie – Objectifs du Millénaire pour le Développement – Rapport National 2000 – 2015 ». En ce qui concerne le projet qui sera présenté à la rentrée sociale, il me semble qu’il est tôt d’en parler présentement car je pense que le processus de concertation doit être achevé d’abord.


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