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Mardi, 30 Mai 2017

  •   Karim Sabeur
  • mardi 20 décembre 2016 10:09

Baba Ammi met sévèrement en garde les compagnies d'assurance contre le "sous-provisionnement"

 

Le ministre algérien des finances, Hadji Baba Ammi a mis en garde  dimanche 18 décembre 2016 contre le sous-provisionnement pratiqué par certaines compagnies d’assurances.  L’avertissement est venu à la veille de la publication des résultats des offres financières du contrat d’assurance des personnes de Sonatrach qui devait avoir lieu lundi mais reportée in extremis à mercredi.

 

Baba Ammi a indiqué qu’il ne tolèrerait pas d’éventuel sous-provisionnement dans le secteur des assurances car cela représente un danger pour leur solvabilité et un risque pour les assurés.

 Pour le ministre, certaines compagnies n’ont pas constitué les provisions selon le coût moyen réel et elles risquent, de ce fait, d’avoir des problèmes.  Ces compagnies, a-t-il averti, sont surveillées par la Commission de supervision des assurances ce qui n’exclut pas que des sanctions puissent être infligées aux dirigeants des compagnies.

 M.Baba Ammi qui s’exprimait sur la question en marge du lancement du système de télédéclaration et du télépaiement des impôts et des taxes, Jibaya'tic, est dans le droit fil plan d’action du gouvernement adopté en juin 2014.

Ce plan évoquait le contrôle des compagnies d’assurance et la nécessité de sauvegarder leur solvabilité. Une précaution que des compagnies ne semblent pas avoir prise. Cela pourrait être le cas pour les préparatifs du contrat avec Sonatrach. Le fait est que l'avertissement du ministre précédait de 24 heures la cérémonie d’ouverture des offres financières du contrat d’assurance des personnes de Sonatrach qui devait avoir lieu lundi avant d’être reportée in extremis à mercredi prochain.

 Selon nos sources, les six compagnies d’assurance des personnes (AP) qui ont soumissionné n’ont été averties que tard dans la soirée de dimanche. D'où les questions: Sonatrach va-t-elle entamer des consultations avant de mener son projet à bout pour éviter une éventuelle dérive ? Ou bien le ministère a-t-il eu vent d’une éventuelle sous-tarification de l’offre financière des filiales d’assurance des personnes ?

 

Un contrat Sonatrach qui fait du bien au chiffre d'affaires

 

 Sonatrach SPA propose un contrat d’assurance d’un demi-milliard de dinars et si ses deux filiales (travaux au puits et de forage) adhèrent au contrat la prime sera d’un milliard de dinars. Les compagnies d’assurance des personnes en compétition ont déposé mi-décembre les offres financières dans l’espoir de décrocher ce contrat avec Sonatrach.

 Le contrat est d’une prime payée par Sonatrach s’élevant à un demi-milliard de dinars et il est détenu actuellement par CAARAM, filiale de la CAAR.  Les filiales des concurrents publics comme la CAAT et la CASH (compagnie d’assurance des hydrocarbures) ont déposé des offres en espérant obtenir le contrat qui ne manquera de gonfler leur chiffre d’affaire et faire de l’une d’entre elles le premier assureur en AP.

 C’était déjà le cas avec CAARAMA qui a décroché le contrat en 2014 bien qu’il était déjà dans l’escarcelle de la société mère, la CAAR, avant même la séparation des assurances dommages et AP depuis 2011. Sonatrach constitue le tiers du chiffre d’affaires de Caarama s’élevant à 1,5 milliard de dinars. Malgré cela, elle est dépassée par la filiale de la CAAT, TALA à deux milliards DA après avoir obtenu un contrat avec le ministère de l’Intérieur.

 Le contrat avec Sonatrach permet de présenter un bon bilan de fin d’année pour les actionnaires qu’ils soient publics ou privés.  Toutes les compagnies n'ont pas convoité ce contrat. Le Mutualiste, filiale assurance des personnes de la Caisse de mutualité d’assurance agricole (CNMA) et Cardiff sont absentes. La première veut se concentrer sur le personnel des sociétés agricoles et d’agroalimentaire et la seconde sur la bancassurance.


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