Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Vendredi, 24 Mars 2017

  •   Ahmed Djendi
  • samedi 1 octobre 2016 17:33

Algérie-Collecte de l’épargne et financement de l’économie: Quel rôle pour les compagnies d’assurance

Avec le produit assurance retraites, « on peut constituer une épargne à long terme générant ainsi une manne financière importante dont une partie pourra être orientée vers le financement de l’économie nationale ».

 

A quelques jours de la clôture de l’emprunt national pour la croissance, Noreddine Nebbali, cadre dans une compagnie d’assurance publique nous fait une démonstration de l’impact que peuvent avoir ces institutions dans la collecte de l’épargne.  

L’rélargissement des souscriptions aux agences des sociétés d’assurance a d’ailleurs été effectif par un arrêté du ministère des Finances du 3 mai 2016. En plus de l’emprunt d’autres voies sont ouvertes pour la collecte de l’épargne. Nebbali en veut pour exemple l’assurance retraite complémentaire qui peut contribuer au financement de l’économie nationale tout en opérant une comparaison avec le système français.

Au vu des caractéristiques qu’offre ce produit d’assurance notamment sa durée dans le temps s’étalant jusqu’à l’âge l’égal de retraite, « on peut constituer une épargne à long terme générant ainsi une manne financière importante dont une partie pourra être orientée vers le financement de l’économie nationale », a-t-il indiqué. Il a jouté que cela peut se traduire à travers le marché boursier, et ce,  par l’achat des actions auprès des entreprises ayant ouvert leur capital à l’instar de Biopharm ou bien par l’achat des titres émis par l’Etat, cas de l’emprunt obligataire, contribuant ainsi au financement du budget de l’Etat.

Aussi, il met en exergue la disponibilité de cette épargne à long terme et sa mise à disposition sur le marché financier par les compagnies d’assurance de personnes. Ce qui peut encourager les sociétés qu’elles soient grandes, moyennes ou même petites, et quel que soit leur domaine d’activité, à envisager l’ouverture de leur capital.

Attirer les salariés sur les produits d’épargne

Il donne l’exemple de la compagnie Taamine Life Algérie spécialisée dans les assurances de personnes qui a une stratégie commerciale qui met en avant ce produit d’assurance retraite en le mettant à la disposition du personnel des entreprises, comme il est commercialisé aussi à titre individuel, et ce en axant sur les avantage qu’il recèle.

C’est le cas notamment avec des formules de payement des cotisations à la portée de l’assuré, mensuelles, trimestrielles ou annuelles et d’un abattement sur l’IRG de 25% dans la limite de 20 000 DA par an. Cette épargne est à la disposition de l’assuré à partir de la deuxième année étant donné  qu’à tout moment l’assuré peut procéder au rachat de ses propres cotisations qu’il soit partiel ou total. Il y a aussi la possibilité d’octroyer une avance sur ses propres cotisations à partir de la deuxième année.

La finalité de ces avantages qu’ils soient offerts par l’Etat de par ses mesures incitatives, cas des avantages fiscaux, ou bien par les compagnies d’assurance, est d’attirer les salariés à adhérer à ce produit d’assurance.

« Aussi,  dans le but de conforter ce rôle de catalyseur que doit jouer les compagnies d’assurances de personnes dans le financement de l’économie nationale, la mise en place de nouveaux produits d’assurance vie - capitalisation dont l’objet est de  générer une épargne à long terme s’avère indispensable », selon lui.

Le rôle de l’Etat

M. Nebbali précise que l’Etat, à travers son rôle de régulateur, peut contribuer par la mise en place des mesures d’incitation fiscales plus attractives en vue d’encourager les salariés à adhérer à ces produits d’assurance.  Pour étayer ses propos, il donne l’exemple de l’expérience française car pour ce qui est du financement des entreprises et de l’Etat, les assureurs sont en première ligne et en particulier l’assurance-vie.  Lorsque les assureurs achètent des actions ou des obligations d’entreprises, ils donnent à ces entreprises les moyens d’investir, d’embaucher, de produire, de distribuer et d’exporter. C’est pratiquement comme si l’on fournissait à ces entreprises des machines-outils, des usines ou des camions…

« En fin de compte, les assureurs financent les emplois », souligne d’ailleurs Bernard Spitz, président de la Fédération des assurances. Dès 2012, Bernard Spitz a estimé que «l'assurance-vie c'est 56% du patrimoine financier des ménages français, car parler d'assurance vie, c'est parler des 1 370 milliards d'euros que les Français nous ont confié pour faire face aux aléas de la vie, assurer l'avenir de leurs enfants, ... Et qu'ils nous confient pour longtemps : 10 ans en moyenne, souvent beaucoup plus. Cela peut aller jusqu'à 25 ou 30 ans lorsqu'il s'agit de préparer sa retraite et de vivre pendant sa retraite ».

 Face à la situation actuelle, l'assurance vie est donc clairement un atout pour notre pays. Abdelhakim Benbouabdellah, secrétaire permanent du Conseil national des assurances, a souligné dans le Bulletin des assurances d’août dernier qu’à l’ère des restrictions financières et budgétaires qu’implique la baisse sensible des prix des hydrocarbures enregistrée ces dernières années, « les réelles capacités et potentiel algériens méritent des résultats nettement meilleurs ». Des efforts supplémentaires sont à fournir par tous les acteurs du marché afin de mieux capter le maximum du potentiel existant, ajoute-t-il.

Abdelhakim Benbouabdellah indique aussi que « le potentiel est tellement important, notamment en assurances de personnes, que les marges de progression permettront de longues années de développement ».


Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Sondage

Le paiement électronique est en cours de lancement en Algérie depuis octobre dernier.

Est ce que vous comptez recourir rapidement à internet pour payer des factures ? - 30.8%
Est ce que vous préférez attendre de vous assurer de la sécurité des transactions avant de commencer ? - 37.4%
Vous ne vous sentez pas concerné car vous n’avez pas de carte CIB ou son équivalent des chèques postaux ? - 25.2%

Total votes: 575

Vidéos

CPP du 18.3.2017 : Combien se vend une tete de liste pour la députation ? L’après Bouteflika a-t-il déjà commencé ? Wassim Youcef et pas Kamel Daoud ?

Vidéos

"L’Opep et ses partenaires doivent reconduire leur accord de baisse de production"- N. Zouioueche

A ne pas manquer

Prev Next

[Le BLOG ECO] Présidentielle française 2017 : It is the economy, stupid!

 Bien qu’ils soient très décriés, les sondages en période de campagne électorale offrent toujours des enseignements précieux. Concernant la présidentielle française, l’un d’eux revient sur les attentes des électeurs en matière d’économie (*). Et il s’avère que la majorité d’entre eux considère justement que les enjeux économiques sont leur principale priorité.

Algérie - La Direction de la Sûreté nationale tire la sonnette d'alarme sur l'ampleur de la contrefaçon locale

Cafés, pâtes alimentaires, margarine, eau d'oranger, miel, sucre vanillé, tabacs, détergents, produits cosmétiques, shampoings et parfums sont parmi les produits fabriqués localement victimes de contrefaçon locale, ont relevé des représentants de la DGSN lors de la seconde journée du séminaire sur la contrefaçon.

Opep : la réunion du comité de surveillance se tiendra dans un contexte pétrolier délicat

Lors de sa dernière réunion à Vienne, en janvier dernier, le comité de surveillance redoutait le non-respect des quotas de production fixés ; aujourd’hui, c’est surtout l’augmentation des stocks mondiaux d’or noir, principalement sous l’effet de l’augmentation de la production américaine, qui l’inquiète.