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Dimanche, 20 Août 2017

  •   Ahmed Bounour
  • mercredi 5 juillet 2017 12:10

« Il faut baisser l’Impôt sur le revenu global en Algérie »-Nour Meddahi (audio-vidéo)

L’Algérie est le pays où le taux d’imposition est le plus élevé et c’est aussi le pays où ce taux augmente le plus vite en comparaison avec ses voisins, selon le Pr Meddahi.

 

L’économiste Nour Meddahi, professeur à Toulouse School of Economics qui s’exprimait mardi sur Radio M, a appelé à la réduction de  l’impôt sur le revenu global (IRG) en Algérie.

Pour lui, il s’agit d’une mesure nécessaire si le pays décide de s’orienter vers l’abandon des subventions universelles qui concernent les produits de première nécessité. L’augmentation des prix qui générera la suppression des subventions universelles sera compensée par cette mesure, estime-t-il.

« C’est l’IRG qui devrait être réduit car c’est un impôt qui touche le secteur formel et ce sera justement une action visant à pousser  les acteurs du secteur informel à intégrer le circuit légal », ajoute-t-il.

En revanche, il considère que les taxes devraient être revues à la hausse dans des secteurs où elles ont toujours été trop basses, tels que le secteur de l’agriculture, par exemple. « Le secteur de l’agriculture, en particulier, a bénéficié de beaucoup d’aides et il est normal que les taxes imposées à ses acteurs soient augmentées », dira-t-il. A ce sujet, il précisera que l’augmentation des impôts pour les secteurs épargnés jusqu’ici ne devrait pas être nécessairement élevée.

Plus généralement, le Pr. Meddahi pense que les taxes imposées en Algérie sont trop élevées en comparaison avec les pays voisins. Il évoque, à ce propos, un travail de récolte d’informations qu’il a effectuée sur le système des subventions implicites en Algérie. Afin de réaliser ce travail « je suie entré en contact avec l’ONS (Office national des statistiques) et la Caisse d’allocations familiales et en faisant la comparaison avec les pays voisins, j’ai constaté que l’Algérie est le pays où le taux d’imposition est le plus élevé et c’est aussi le pays où ce taux augmente le plus vite », conclut-il.

 

 


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3 Commentaires

  • Cela pourrait prendre éventuellement la forme d'un Revenu universel de base.
    Fixé à environ 7500 DA pour les 20 - 60 ans , et 4500 ans pour les ages extrêmes ( 60 ans) , ce revenu pourrait s’ajouter à certaines allocations (par exemple l’aide au logement) ou les remplacer.
    Il serait versé a tout citoyen algérien, de la naissance à la mort.
    Ce dispositif sera baptisé "RFIG". il accompagnerait les citoyens tout au long de leur vie.
    Le principe du revenu de base sous forme d’impôt négatif est que son versement est couplé au paiement d’un impôt sur le revenu à taux unique de 20- 25% (salaires, retraites, revenus du capital…). Par conséquent, seuls les plus défavorisés perçoivent effectivement une somme d’argent, décroissante avec la croissance des revenus du contribuable. Au-delà d’un certain revenu mensuel (environ 35 000 - 40000 DA), l’impôt dû devient supérieur au montant du revenu de base.
    Notons néanmoins que cette répartition est naturellement destinée à évoluer : plus la société s’enrichit, plus le revenu moyen augmente, mieux la contribution à l’impôt négatif sera répartie parmi la population. De plus, le niveau du RFIG relève d’une décision collective. Il est possible de l’augmenter ou de le diminuer, à condition d’ajuster le taux de l'impôt, appelé OPTIMUM.
    Ce revenu serait accessible a tous, par transfert monétaire direct. il diminuerait considérablement les couts de gestion administrative.
    Encouragera l’activité puisque les sommes touchées sous forme d’impôt négatif décroissent de manière parfaitement linéaire avec l’augmentation des revenus (taxés en « impôt positif » au premier dinar).
    Abaisser notablement le coût du travail, en libérant les entreprises des missions redistributives dont l’Etat les a historiquement encombrées.
    Le dispositif aurait pour effet, d’éliminer la grande pauvreté en versant aux citoyens de quoi subvenir à leurs besoins vitaux (logement, santé, alimentation). Elle permettrait également d'amortir la baisse des subventions sociales (énergie, alimentation)
    De plus, ce revenu, perçu comme un appel d'air permettra la mise en oeuvre de GRANDES REFORMES courageuses
    - retraite a 60 ans, augmentation automatique de l'âge légal de départ d'un trimestre (par exemple) par an a partir de 2020, en fonction de l'espérance de vie des citoyens. 61 ans en 2024, 62 ans en 2028, 65 ans en 2040.
    -baisse des subventions énergétiques: a raison de 2 dinars par trimestre pour l'essence, de même pour l'électricité.
    - Règle d'or budgétaire et LOLF algérienne

    Rapporter eliasnader jeudi 6 juillet 2017 20:55
  • Oui il FAUT une baisse de IRG sinon ca sera la guerre civile !

    Aussi qu'attend le gouvernement algerien pour lancer la finance ISLAMIQUE en BANQUE et ASSURANCE ??!

    Rapporter noura jeudi 6 juillet 2017 10:37
  • une agriculture dans la plupart des cas vivrière et le plus souvent gangrenée par les affairistes corrupteurs et une administration corrompue et sans stratégie aucune, sachez monsieur que les vrais agriculteurs n'ont presque jamais bénéficié de la moindre aide, ce serait le coup de grace à cette agriculture balbutiante et non structurée que de la soumettre à plus de pression !

    Rapporter menzer mercredi 5 juillet 2017 14:24
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