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Dimanche, 17 Décembre 2017

  •   Aboubaker Khaled
  • samedi 30 septembre 2017 11:07

Algérie- La consommation de médicaments en croissance annuelle de 9,3% depuis 2008

Journées de l’industrie pharmaceutique algérienne (JIPA 2017)

Le secteur pharmaceutique algérien qui réalise l’une de ses meilleures performances est confronté depuis 2014 à des problèmes en séries.

 

La part de la production locale des médicaments est passée entre 2008 à 2016 de 25% à 47%. En valeur, elle a progressé de 473 millions de dollars à 1,8 milliard de dollars, pour un marché global qui a évolué sur la même période de 1,9 milliard à 3,8 milliards de dollars. Ce sont les chiffres annoncés vendredi, lors de l’ouverture des Journées de l’industrie pharmaceutique algérienne (JIPA 2017), par Abdelouahed Kerrar, président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP).

Dans une intervention bien argumentée, le président de l’UNOP, a précisé que « la consommation nationale de médicaments a connu entre 2008-2016 une croissance annuelle moyenne qui avoisine les 9,3% ». Ce qui signifie une grande performance pour la santé publique algérienne. « Une performance à laquelle les producteurs nationaux et les autres intervenants de la chaîne de médicaments ont particulièrement fiers d’y avoir contribués, surtout que 60% des médicament consommés par les patients, sont produit localement », a-t-il estimé.

Kerrar a rappelé aux professionnels de la pharmacie présents à l’événement que l’idée de base à travers cette rencontre professionnelle, « c’est d’emménager un espace dans le lequel la possibilité de donner à tous les intervenants concernés le pouvoir de dialoguer entre eux et d’échanger autour des principales contraintes qui affectent l’exercice de leur activité au quotidiens, mais aussi débattre dans la sérénité des proposition et des solutions ».

Malgré l’importance du domaine et les enjeux du secteur qui passe une phase très importante de son évolution, ces journées ont été marquées par l’absence des officiels (ministres), à l’exception du Directeur de la pharmacie au ministère de la santé et de la réforme hospitalière, Hamou Hafed, qui a souligné dans son mot d’ouverture que « les capacités pour atteindre les objectifs assignés, à savoir couvrir 70% de la demande nationale en médicament sont possible ». Toutefois, le directeur a indiqué qu’il existe des contraintes qui ont un trait avec les institutions publiques, mais également aux efforts des opérateurs du domaine ».

Beaucoup de problèmes, malgré la bonne performance

Le secteur pharmaceutique algérien qui réalise l’une de ses meilleures performances est confronté depuis 2014 à des problèmes en séries, lesquels cités par le Dr Abdelouahed Kerrar, à savoir « la crise financière qui touche le pays, qui se ressent à travers l’inflation des prix des médicaments qui a atteint des taux de plus en plus élevés, ainsi que le taux de change de dinar qui hausse à un rythme très rapide et qui a un effet direct sur les producteurs, le ralentissement de la croissance du marché national,qui impact négativement la rentabilité des entreprises et une menace sur la viabilité de la production à cause de la non-réajustement des marges réglementées par l’Etat ».

L’UNOP a présenté depuis deux années déjà « des demandes de réévaluation des prix de certains médicaments au comité économique. Celui-ci étant insensible aux arguments de l’UNOP, n’a toujours pas répondu favorablement aux doléances. Certains produits ont d’ailleurs depuis été abandonné à la production », a souligné Kerrar.

S’agissant de l’équilibre de la caisse nationale des assurances sociales, le président de l’UNOP a souligné dans a communication que « les caisses de la sécurité sociale ont élargi significativement le champ de remboursement du médicament au cours des années fastes du pays, se voit elle-même actuellement son équilibre financier menacé ». Une situation constatée au cours des derniers mois sur les bilans de la CNAS. Par contre, selon le premier responsable de l’UNOP « le premier réflexe des autorités a été de demander au producteurs de poursuivre sur la même lancée de production, c’est-à-dire continuer à revoir les prix des médicaments à la baisse dans un contexte actuel, ce n’est manifestement pas une solution qui pouvait être raisonnablement envisageable ».


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