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Vendredi, 15 Décembre 2017

  •   Amar Ingrachen
  • samedi 5 août 2017 08:56

Industrie automobile : La reprise de GM&S, gage de la bonne volonté de Mahdjoub Bedda

 

Le nouveau cahier des charges relatif aux industries de montage automobile exige des constructeurs de faire de l’emboutissage localement.

 

Après avoir déclaré que les usines de montage automobile font de « l’importation déguisée », le Ministre de l’Industrie, Mahadjoub Bedda, a engagé une équipe d’expert pour réformer le cahier des charge relatif à ce secteur. L’enjeu, pour lui, est d’exiger plus d’intégration et moins d’importation, afin de permettre aux usines en question de survivre sans vider les caisses de l’Etat et de générer, à terme, une valeur ajoutée.  « Parmi les exigences contenues dans le nouveau cahier des charges en cours d’élaboration, il y a l’emboutissage que les investisseurs devraient faire localement et l’obligation pour eux de ramener des équipementiers au démarrage de leur projet », nous apprend une source proche du dossier. Ainsi donc, on peut s’attendre à ce que Fiat Chrysler qui tient à s’installer n Algérie comme l’a officiellement exprimé l’ambassadeur d’Italie à Alger, ramène dès le départ, un ou plusieurs équipementiers. C’est naturellement inévitable puisque Mahdjoub Bedda a tenu à mettre les choses au clair en informant la partie italienne que « ce projet ne pourrait passer à une étape concrète qu'après la finalisation du nouveau cahier des charges qui régit cette activité. » Autrement dit, au minimum, faire de l’emboutissage sur place et ramener  un ou plusieurs équipementiers.

 

Reprendre GM&S

 

L’emboutissage, c’est la mise en forme de la tôle, soit la fabrication de la carrosserie. L’opération n’est pas tout dans l’industrie automobile. Plus de dix métiers interviennent dans le montage d'une seule voiture de plus de 30 000 pièces différentes, mais elle représente, entre autres éléments, une étape importante dans le lancement du secteur en Algérie, du moins en ces débuts.  Le ministère de l’Industrie y pense, tant mieux. Toutefois, il ne suffit pas d’inscrire cet élément dans le nouveau cahier des charges ; il faut le faire et, dans ce sens, une grande opportunité se présente. Il s’agit de la reprise de GM&S, sous-traitant automobile spécialisé dans l’emboutissage, en Creuse, en France. Cette entreprise est à l’arrêt depuis le mois de mai de l’année en cours. Son principal client, c’est l'usine PSA de Poissy (Yvelines). Les commandes de celui-ci ont baissé et, avec 279 salariés et sans plan de charges conséquent, elle se trouve en faillite. Placée en redressement judiciaire depuis, elle cherche un repreneur. L’Algérie peut la reprendre et alimenter les différentes usines de montages qui y poussent. C’est même un gage de bonne volonté pour Mahdjoub Bedda qui se dit résolu à mettre fin à « l’importation déguisée ». Car, après les différents quiproquos ayant marqué le secteur depuis l’installation de Renault en Algérie, la branche automobile ne bénéficie d’aucun crédit auprès de la population. Elle est considérée plus comme « un caprice politique » que comme une vraie volonté d’industrialisation.

 


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8 Commentaires

  • prendre en mains cette usine pour la délocaliser en Algérie est la solution idoine pour développer le secteur automobile sinon a quoi de la renflouer pour préserver sa main d oeuvre

    Rapporter elhadj dimanche 6 août 2017 11:38
  • Ya si amar ingrachen, t'as un nom gentil mais ton article est un délire. Maintenant on construit des usines an Algérie pour sauver des sous traitants en France, ou suis-je béte de ne pas comprendre ce que fous voulez dire...

    Rapporter adfsda samedi 5 août 2017 21:02
  • Reprendre une treprise qui a coulé en France pour Alimenter les usines en Algérie ???? C'est a dire sauver une entreprise française+ et lui attribuer un marché pour qui a la fin on continue a importer !? Merci pour cette idée brillante , et cette analyse pertinente..

    Rapporter Zengaoui samedi 5 août 2017 16:43
  • Racheter GMS doit être sans doute l'idée la plus saugrenue de l'année. Sachant que:
    - Si l'usine est en faillite c'est parce qu'elle n'est pas rentable et a perdu ses clients qui préfèrent s'approvisionner même au Brésil. Donc ce sera au mieux une SNVI bis mais en devises fortes cette fois-ci.
    - Les moules d'emboutissage sont la propriété exclusive des constructeurs et représentent des investissements de plusieurs millions d'Euros.
    - L'emboutissage ne résoudra pas le problème Algérien de l'intégration pour une raison très simple: la taille du marché Algérien. Si le marché n'était pas fortement subventionné par la valeur du Dinar et surtout le prix du carburant, on aurait des volumes entre 100.000 et 200.000 voitures qui ne feront venir aucun équipementier. Qui va investir dans des moules pour emboutir des séries de 3000 ou 4000 pièces ? Et bien entendu, l'exportation est à oublier pour des raisons évidentes de compétitivité à l'international...
    Comme on le voit, vouloir s'industrialiser par la construction des voitures en Algérie est aussi idiot que la théorie de "l'industrie industrialisante" de Abdeslam Belaid dans les années 70 et ce n'est certainement pas le rachat de GMS qui va changer quoi que ce soit.

    Rapporter Bouloulou samedi 5 août 2017 16:36
  • "Un gage de bonne volonté" ils lisent ce qu'ils écrivent avant de publier ou ils nous déversent et s'en vont.
    Alors on doit faire du social et sauver une entreprise en France pour être crédible, un feuilleton politico social strictement franco francais qui dure depuis des mois et c'est à l'Algérie de le résoudre pour leur beaux yeux, la terre tourne autour de cette minuscule et defaillante entreprise dans un bled perdu, il n'existe aucune autre qui peut être réaliser les objectifs algériens.
    Quel lavage de cerveau quelle servilité

    Rapporter marwan samedi 5 août 2017 13:28
  • Il n'y a malheureusement aucun cadre juridique permettant l'Algérie de faire une telle opération. Il y a longtemps que le gouvernement algérien à décidé de proscrire les investissement à l'étranger prétextant que cela serait risqué et en particulier pourrait être source de corruption et de fuites de devises vers l'étranger. En fin de compte on à empêché l'Algérie d'acquérir un savoir faire de haute valeur et à faible prix sans pour autant empêcher les fuites de devises au travers de la surfacturation des importations et de l'argent changé au noir (argent souvent issu de marchés publics surfacturés).

    Rapporter djamel2 samedi 5 août 2017 11:52
  • étant sûr que vous êtes animés par le souci d'amorcer une industrialisation sectorielle en Algérie au lieu de celui de sauver une usine en France votre proposition serait intéressante dans le cas où le rachat de cette entreprise entraînera à court terme une délocalisation, sinon une colocalisation au minimum, comme étape intermédiaire.

    Rapporter rachid khouya samedi 5 août 2017 11:22
  • "Il s’agit de la reprise de GM&S, sous-traitant automobile spécialisé dans l’emboutissage, en Creuse, en France".

    Excusez-moi Mr le journaliste, je n'ai pas bien compris cette histoire de reprise de GM&S... s'agit-il de :
    1- racheter l'usine et redémarrer la production pour être exporter vers l'Algérie ?
    2- racheter l'usine, la démonter et la remonter à Oued Rhiou ou n'importe quel autre oued, pour produire la tole destinée aux voitures algérienne ?
    3- importer les 279 salariés de l'usine et leur construire une novelle unité à Bir el Djir ou un autre Bir, peu importe?

    C’est CERTAINEMENT "un gage de bonne volonté pour Mahdjoub Bedda qui se dit résolu à mettre fin à « l’importation déguisée »". Bravo

    Rapporter San4 samedi 5 août 2017 10:31
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