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Lundi, 26 Février 2018

  •   Aboubaker Khaled
  • lundi 17 juillet 2017 13:01

Trois entreprises du BTP présentent une technique traitement de la chaussée 50% moins chère

La technique permet la réduction des délais de réouverture à la circulation sur les chantiers d’entretien.

 

LafargeHolcim Algérie en collaboration avec l’entreprise publique économique STARR SPA et le groupe privé Snc ISSADI  ont présenté dimanche Le Malaxeur WIRTGEN WR 2400  qui offre une technique innovante de retraitement à froid de chaussées dégradées. Une « solution de recyclage de routes qui vise à réduire les coûts de réalisation à 50% d’économie par rapport au retraitement classique et une réduction des délais de réalisation jusqu’à 40%. Elle permet une remise en circulation dès le lendemain de la réalisation du tapis enrobé avec une durée de réalisation, globale, estimée à 48h », a expliqué Ammar Triche, directeur des routes et infrastructure chez LafargeHolcim Algérie, lors de la journée technique organisée par la direction des travaux publics (DTP) de Sétif au profit des DTP des wilayas limitrophes.

Le retraitement se fait sur une chaussée existante et ne nécessite aucun approvisionnement en granulat. Le malaxeur  recycle la chaussée existante sur  25cm d'épaisseur pour lui donner une nouvelle jeunesse. Cela se fait seulement en 3 étapes : « épandage du liant hydraulique ARDIA 600, produit en Algérie par LafargeHolcim Algérie, puis fraisage, humidification et malaxage des matériaux. Enfin, le réglage et le compactage. Pour finir, viennent les travaux classiques des enrobés », a précisé Ammar Triche.

Une première planche d'essai de 500 mètres de retraitement à froid a été réalisée sur un tronçon dégradé de la RN 103 au niveau de la commune de Bougaa dans la wilaya de Sétif. Une première dans la région est du pays. D’autres essaies seront réalisés prochainement dans le centre et le Sud.

Cette nouvelle technique qui a fait son entrée en Algérie depuis deux ans dans cinq wilayas de l’Ouest du pays (El Bayadh, Mostaganem, Sidi Belabes, Tlemcen, Mascara), grâce à l’entreprise détentrice de ces engins, EPE STARR. Un autre projet de réparation des routes dégradées dans la wilaya d’Adrar est prévu et  concernera un tronçon de 300 Km, reliant El Glea à Ain Saleh.

Un apport à la protection de l’environnement

Non seulement cette solution ne nécessite pas de déployer une armada d’engins et de camion qui font les va-et-vient pour transporter les matériaux, la route étant elle-même la source des matériaux. La solution permet de réduire les émissions de CO2. De plus, le recyclage assure plus de durabilité par « optimisation des mouvements de terre du chantier et du transport de matériaux, déblais/remblais, une limitation des gites d’emprunt et des zones de dépôt ».

La technique permet la réduction des délais de réouverture à la circulation sur les chantiers d’entretien, un vrai gain de temps qui rendra heureux les routiers. Ou encore celui de la préservation de la voirie existante en travaillant exclusivement dans l’emprise du chantier. D’ailleurs, c’est une solution utilisant 100% des matériaux locaux.

Selon un responsable de la direction des travaux publics de la wilaya de Sétif, « cette technique sera préconisée, après la sortie des résultats des études, dans le cadre de la campagne d’entretien routier à l’échelle de la wilaya. C’est une solution économique, écologique et c’est naturel qu’on donne l’avantage aux solutions innovantes ».

 


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1 Commentaire

  • LES SOLUTIONS POUR RESOUDRE LE PROBLEME DES "NIDS DE POULES" existent depuis tres longtemps en europe ! on nous annonce la chose comme s il s agit d une innovation majeure d un produit "qui va revolutionner " le monde des travaux publics ..il s agit peut etre de la meme famille des produits que commercialise LE Groupe Lafarge.....le probleme du pays c est surtout la "qualite " de la depense publique qui se reserve le droit de considerer les budgets communaux comme "un droit de cuissage" et qui empeche l emergence de micro-entreprises a meme de prendre en charge dans la duree ce genre d activites ! la maintenance des routes notamment urbaines tout comme la gestion des dechets , les VRD,,,n ont jamais ete apprehende comme le probleme majeur de la cite etla necessite de les resoudre n obeit pas a une methodologie etudiee avec ses etapes d evaluation-correction ....L IMPUNITE PERMET ENCORE DE nombreuses DERIVES!!!
    a skikda par exemple l etat des routes a travers les grandes cites de la ville NE PERMET PAS UN SEUL INSTANT D IMAGINER QU IL Y A UNE APC ET UN BUDGET AUSSI ENORME DE LA VILLE! a la cite des 500logts LES ROUTES SONT impraticables dire que tout pret il y a la cite administrative...LA GESTION DE LA VILLE EST A RE-INVENTER...

    Rapporter AMAR MOKHNACHE lundi 17 juillet 2017 19:10
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