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Samedi, 16 Décembre 2017

  •   Aboubaker Khaled
  • mercredi 12 juillet 2017 18:58

Algérie : 28 associations professionnelles proposent un "programme de réformes économiques" au gouvernement (CARE)

Cérémonie de présentation du document remis au gouvernement, élaboré par un collectif de 28 associations professionnelles/ Ph: A. Sahara

Un collectif de 28 associations professionnelles composées de près de 250 entreprises des quatre coins du pays a remis au gouvernement ce mercredi 12 juillet 2017 un document de concertation contenant un « programme de réformes économiques pour l’entreprise ».

 

 

Initiée par le Cercle d'Action et de Réflexion Autour de l'Entreprise (CARE), cette action de concertation a été menée depuis deux ans et demi pour « contribuer au renforcement de la concertation entre l’Etat, les entreprises et les AP-OP (Association professionnelles et Organisations patronales) ». Les problématiques majeures qui ont été posées durant les 25 réunions organisées à travers 20 wilayas sont scindées en 5 axes résumant les différentes préoccupations des entreprises algériennes.

L’élaboration de ce projet a eu le soutien du CIP  (Center For international Private Entreprise) qui est une ONG des Etats-Unis d’Amérique et membre de la Chambre du commerce américaine, présente dans 60 pays à travers le monde. C’est d’ailleurs « la première fois que le gouvernement algérien accepte un financement de la part d’une ONG américaine », a-t-on appris auprès des membres de cet observatoire, à l’occasion de la présentation de ce programme de réformes ce mercredi à Alger.

Ce nouveau modèle de concertation est basé sur « la confiance et l’engagement tout en incluant des mécanismes de suivi-évaluation continu. Il est aussi basé sur une démarche inclusive, tout en exigeant de la « redevabilité ». Ainsi, la feuille de route comportant des engagements des parties prenante concernera : « les entreprises en premier lieu comme élément central, ensuite il y a le gouvernement, l’administration, les organisations et associations professionnelles, ainsi que les structures d’appui ».

Une large consultation

La particularité de ce document, selon ses rédacteurs, « ne réside pas dans la nouveauté des propositions, mais dans sa consultation large des acteurs économiques, au-delà de leur représentations », qui ont signifié leur adhésion et « leur soutien aux propositions de réformes dont ils sont la source ».

Les animateurs de ce projet ont mené leur concertation à travers une nouvelle approche inclusive et pragmatique « de bas en haut », tout en incluant l’ensemble des acteurs économiques pour attirer l’attention des pouvoir publics à l’écoute des entreprises et le monde économique. Il est clair que le contexte économique difficile dans lequel évolue l’Algérie et l’environnement des affaires « peu propice » ont mis le pays face à de nombreux défis. « Les entreprises et leurs représentants doivent être associés et les expertises mobilisées par les pouvoirs publics.

Observatoire du climat des affaires

A cet effet, un Observatoire du climat des affaires (www.oca.dz ) a été créé et servira comme une plateforme de suivi méthodique de la mise en  œuvre des réformes économiques en direction des entreprises et du climat des affaires en Algérie. Les membres de l’observatoire ont été unanimes sur « l’inefficacité des pouvoirs publics quant à l’application des décisions sur le terrain concernant l’aspect économique », a déclaré Samy Boukaila, président de l’observatoire et membre du CARE, ajoutant que « cette concertation n’est pas seulement un document, mais un processus que le collectif met en route aujourd’hui ».

A propos de la perception des pouvoirs publics de cette proposition du collectif, « il y a eu une approche positive, surtout du nouveau gouvernement et du nouveau premier ministre. Le nouvel exécutif mesure les enjeux de la transformation de l’économie nationale. », mentionne le document du collectif qui précise que l’action majeure pour la réforme économique des entreprises nécessite quatre défis à relever de la part de l’Etat. « Il s’agit de la refonte du rôle de l’état et l’amélioration de la gouvernance, l’amélioration de la compétitivité des entreprises, par la modernisation de leur management, l’amélioration rapide du climat des affaires et permettre la création des entreprises, l’amélioration de la qualification des ressources humaine », a-t-on relevé sur le document du collectif.


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3 Commentaires

  • Bravo ! Il y a des femmes et des hommes qui ont à coeur de revivifier ce pays. Petit bémol néanmoins, en voyant sur la photo certaines personnes engluées dans le scandale "Panama Papers", je me dis que l'impunité a encore de beaux jours devant elle dans notre pays. Attention aux imposteurs !

    Rapporter Amine-Djamal vendredi 21 juillet 2017 20:42
  • Il serait utile de rendre public ce document pour qu'il ait le soutien le plus large possible.

    Rapporter BEDRAnis jeudi 13 juillet 2017 15:56
  • Il faut saluer la persévérance de CARE dans ses efforts à animer le débat national sur les remèdes à apporter à une économie visiblement très malade. Et surtout sur sa persévérance à tenter d'avoir une oreille attentive des décideurs. Car, y-a-t-il plus sourd que celui qui ne veut pas entendre?
    Mais ce qui me gêne un peu c'est de trouver ce centre internationale de l'entreprise privée (Center for International Private Enterprise CIPE) comme bailleur de fonds de cette initiative. CIPE selon les données disponibles sur le Net est un instrument non formel de diplomatie des USA pour faire avancer l'idéologie libérale. C'est certainement dans l'intérêt des groupes qui la financent pour l'essaimer à travers le monde. Mais sans remettre en cause ni le patriotisme ni la sincérité de la démarche qui anime ces intellectuels algériens soucieux du devenir de l'entreprise privée algérienne, il faut se poser une question: sont-ils dans le besoin pour demander une aide matérielle pour concocter une série de propositions pour libérer l'entreprise et l'économie du corset bureaucratique et de l'addiction aux hydrocarbures? Car, c'est bien de cela que souffre notre système économique. La souffrance est aggravée par une autre, plus humaine celle-là: celle dont souffre le président qui vit encore au XX siècle, une époque où il incarnait le pays à l'étranger.Il oblige le pays à faire du surplace, à avancer à son rythme, celui d'une chaise roulante, alors que les autres essayent d'atteindre Mach 2.
    Une dernière observation: sur la photo, il y a certains visages qui incarnaient il y a de cela quelques années, cette bureaucratie honnie. Mais bon, comme il se dit :" il n'y a que les imbéciles (et notre système) qui ne changent pas" et "il n'est jamais trop tard pour bien faire".
    Osons le rêve et espérons que mis au pied du mur, les décideurs se décideront à écouter la voix du bon sens et celle des gens qui savent créer de la richesse et qui ont l'ambition de faire de l'Algérie un partenaire privilégié des USA.

    Rapporter LAHLOU jeudi 13 juillet 2017 04:52
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