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Mardi, 22 Août 2017

  •   Algérie Presse Service
  • dimanche 19 mars 2017 14:07

Sonatrach ambitionne de généraliser l’énergie solaire sur les champs pétroliers et gaziers


Le groupe Sonatrach s'est lancé samedi dans un ambitieux programme visant, à terme, à doter tous ses champs pétroliers et gaziers de centrales solaires en vue d'économiser d'importants volumes d'hydrocarbures et réduire les émissions de CO2.



Un premier projet d'une centrale photovoltaïque de 10 mégawatts (Mw) a été lancé en travaux samedi à Bir Rebaa Nord (BRN/Ouargla) par Sonatrach en partenariat avec la compagnie pétrolière italienne ENI.

Cette installation qui sera opérationnelle en décembre 2017, sera suivie par d'autres projets similaires, a expliqué le P-dg de Sonatrach, Amine Mazouzi qui a procédé avec l’Administrateur délégué d’ENI,  Claudio Descalzi à la pose de la première pierre de cette centrale destinée à produire une partie des besoins en électricité du champ pétrolier de Bir Rebaa Nord opéré par le groupement Sonatrach-Agip (Agip est une filiale d'ENI).

"Nous avons l’objectif de faire en sorte que tous les champs de Sonatrach fonctionnent à l’énergie solaire", a souligné Mazouzi lors d’un point de presse en marge de la cérémonie de lancement du chantier.

La centrale de BRN utilisera près de 32.000 panneaux solaires et s'étendra sur une superficie de 20 hectares mitoyenne à ce champ et permettra d’économiser l'équivalent de 6 millions de m3 par an de gaz.
Il est prévu en outre la mise en place à proximité de cette future centrale d’un laboratoire de recherche "intelligent" dédié aux énergies renouvelables pour développer et tester de nouvelles technologies renouvelables dans les conditions réelles, voire extrêmes du sud algérien.

S'inscrivant dans le cadre de la collaboration entre ENI et Sonatrach engagée par l’accord du 25 novembre 2016, ce projet concrétise la volonté des deux sociétés à coopérer également dans le domaine de la promotion et de développement des énergies renouvelables, souligne-t-on.

A l'occasion de sa visite, M. Mazouzi a marqué une halte à la base industrielle du Centre de traitement d'hydrocarbures et qui sera alimentée à partir de la future centrale photovoltaïque. Mise en service en 1995, cette unité produit  84.000 barils de pétrole brut par jour avec plus de 177 puits.

 

Partenariat prometteur dans les renouvelables

 

M. Descalzi a qualifié, de son côté, le projet de la centrale de Bir Rebaa Nord  de  stratégique compte tenu notamment de son impact positif sur la réduction des émissions de CO2. Il a affirmé que la coopération entre ENI et Sonatrach, qui date depuis une cinquantaine d'années, revêtait une grande importance et comptait se renforcer davantage.

D’ailleurs, et symboliquement, l’Assemblée générale de la compagnie italienne s’est tenue à Ouargla en signe de cette coopération énergétique avec l'Algérie et de par l’importance de ses investissements engagés dans le pays.

Revenant justement sur les investissements d’ENI en Algérie M. Descalzi a affirmé que depuis 2010 ENI a investi en Algérie onze (11) milliards d’euros dans les énergies fossiles et renouvelables, ce qui représente 30% des investissements de cette compagnie italienne à l’étranger, tout en soulignant que les négociations sur les prix arrangeant les deux parties se poursuivaient en ce qui concerne les exportations de gaz de l’Algérie vers l’Italie.

Pour ce qui est des projets communs dans d’autres pays, le responsable italien a affirmé que Sontrach et Eni ont   identifié au moins trois pays en vue d’y travailler, explorer et produire ensemble mais la priorité est actuellement à l’investissement en Algérie

Le projet de Bir Rebaa Nord entre dans le cadre et la politique nationale de développement des énergies renouvelables, élevées au rang de priorité nationale, un programme que l’Algérie entend financer grâce à des endettements extérieurs.

Pour rappel, le Programme national de développement des énergies renouvelables engagé par les pouvoirs publics prévoit une production d'ici à 2030 de 22.000 mégawatts d'électricité de sources renouvelables, destinée au marché intérieur, en plus de 10.000 mégawatts (MW) supplémentaires à exporter.

Cet objectif permettra de réduire plus de 9% de la consommation d'énergie fossile à l'horizon 2030, d'économiser 240 milliards m3 de gaz naturel, soit 63 milliards de dollars sur 20 ans.

Jusqu'à présent, le secteur a réalisé 400 MW à partir d'énergies renouvelables à travers la centrale électrique hybride de Hassi R'mel (100 MW) et la centrale solaire pilote de Ghardaïa (1,1 MW), auxquels s'ajoutent 22 stations électriques solaires d'une capacité de 343 MW à travers 14 wilayas, dont 270 MW qui sont déjà en service et 73 MW devant entrer en service fin janvier 2017.

En outre, un appel d'offre national et international a été annoncé la semaine écoulée et qui sera lancé prochainement pour la production de 4.000 MW d'électricité à partir de sources renouvelables avec un cahier des charges obligeant les investisseurs nationaux et étrangers de produire et d'assurer le montage local des équipements industriels de production et de distribution des énergies renouvelables, notamment les panneaux photovoltaïques.


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1 Commentaire

  • Transparence :

    Il y a toutes les caractéristiques techniques du projet.

    Il n' y a aucune trace du coût. Est-ce un secret d'état ?

    Est-ce un moyen de se donner une marge de manœuvre pour réaliser des marges ''bénéficiaires'' confortables.

    Le seul exemple du boa insatiable Est-Ouest qui continue à avaler tout sur son passage est plus qu'édifiant. Heureusement qu'il est linéaire et que l'impact de ses dégâts collatéraux n'est que de 2 ou 3 fois le coût initial.

    Les monstres en cours de naissance ou à venir sont de type tentaculaire. Ils sont semblables aux hydres mythologiques. Impossible d'en venir à bout. A chaque fois qu'on leur coupe une tentacule, celle-ci se dédouble et devient beaucoup plus gourmande et dangereuse.

    Y a-t-il un hercule dans les parages qui soit capable de couper, simultanément, les sept têtes (de l'hydre, j'entends) et, comme Zorro, qui puisse écrire les coûts du bout de son sabre ?

    Rapporter Mansour Essaïh dimanche 19 mars 2017 16:04
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