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Dimanche, 17 Décembre 2017

  •   Aymen Zitouni
  • mardi 25 octobre 2016 19:22

Algérie: Rejet des factures d'électricité dans le sud et critique des "errements" de la transition énergétique

A Ouargla, manifestation contre la hausse des factures d'électricité (Facebook Tahar Bellabas)

Les citoyens du sud algérien ne se contentent plus de protester contre la hausse de la facture de l’électricité, ils n’hésitent pas à interpeller les choix faits par le gouvernement en matière de stratégie énergétique.

 

Les villes du sud algérien grognent. En cause la lourde facture de l’électricité que doivent payer les ménages à la Sonelgaz. Depuis le relèvement des tarifs de la consommation de l’énergie, induit par la loi de finances 2016, les habitants des villes du sud ne parviennent plus à honorer des factures de plus en plus lourdes à supporter dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat.

 Les factures de consommation d’électricité correspondant à la saison d’été culminent jusqu’à 42.000 DA pour certains, selon les comptes rendus de la presse locale. La contestation, encadrée par la Coordination nationale de défense des droits des chômeurs (CNDDC) a pris la forme d’un refus de payer les factures 

 

 Mais la contestation ne se contente pas de cette action à laquelle le gouvernement a répondu en mettant en place au niveau du ministère de l’intérieur une "commission restreinte" pour examiner la possibilité de réduire les factures d'électricité pour les populations du sud notamment durant l'été.

 Noureddine Bedoui s’est voulu apaisant en soulignant que les préoccupations des populations du sud au sujet des factures d’électricité " a été prise en compte dans le cadre de l'action gouvernementale, et sur instruction du Premier ministre…".  La commission, a-t-il indiqué " présentera des propositions afin de prendre des mesures et des décisions à même de soulager le citoyen".

 

Pourtant, à l’instar du souffle citoyen qui a entouré la contestation de l’exploration du gaz de schiste, ce sont les choix, mauvais selon eux, faits par le gouvernement en matière énergétique qu’ils questionnent.

  «Le soleil est tous les jours au rendez-vous pour vous rappeler que l’avenir sera pour l’énergie solaire, nous ne voulons pas seulement que la commission de Bedoui prenne les bonnes décisions pour alléger les charges d’électricité des habitants, nous voulons que la transition vers le solaire se fasse maintenant», déclare un manifestant de Ouargla à El Watan.

 Message simple et évident : la durée de ensoleillement dans ces régions rend logique le recours à l’électrification par l’énergie solaire, ainsi que le préconisent de nombreux experts algériens à travers des procédés variés, allant du simple au sophistiqué. 

Les choses ont peu avancé dans ce domaine même si l’on se souvient que l’ex-ministre de l’Energie Youcef Yousfi était allé jusqu’à promettre un "système de la climatisation solaire" pour les régions du sud pour "économiser le coût de l’énergie électrique".

 Le plan national de développement des énergies renouvelables lancé en 2011 par le gouvernement devait en premier lieu bénéficier à la région du sud. Actualisé en 2015, il prévoit de porter à 37% la production nationale d'électricité issue de l’énergie renouvelable à l’horizon 2030.

 Le but est de parvenir à une économie de près de 300 milliards de mètres cubes de gaz, sur la période allant de 2021 à 2030, qui seront orientés vers l'exportation, et rapporteront à l'Etat d'importants revenus supplémentaires.

 Le plan prévoit ainsi une production d’ici à 2030 de 22.000 MW d’électricité de source renouvelable, axé essentiellement sur le photovoltaïque et l'éolien, alors que nombreux sont les experts qui prônent le solaire thermique pour l’Algérie.

 0,1% de réalisation en 5 ans!

 Même placé au rang de priorité nationale par le président Abdelaziz Bouteflika début 2016, ce plan ambitieux peine toujours à démarrer. Depuis son lancement il y a 5 ans, les énergies renouvelables ne représentent qu’une partie infime de la production électrique nationale.  Ce plan n’a été réalisé qu’à 0,1%, selon le consultant en transition énergétique Tewfik Hasni.

 Actuellement,  400 mégawatts d’électricité ont été produits au niveau national par l’utilisation des énergies renouvelables, selon le PDG de Sonelgaz qui a révélé cette semaine qu’un  programme en cours d’élaboration à l’échelle nationale visant la production de 4.000 mégawatts d’électricité à partir des énergies renouvelables sera finalisé début 2017. Soit une petite partie du plan national des énergies renouvelables.

 Mais les choses risquent d’être ardues. Estimé à 120 milliards de dollars, ce plan ambitieux pourrait butter sur un problème de financement. Le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa a clairement souligné que le programme se fera travers un partenariat international. "Si on veut le renouvelable, il faut aller chercher les ressources de l'extérieur" a-t-il déclaré


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5 Commentaires

  • plusieurs éléments:

    1- il n'y a pas de culture énergétique chez la majorité des citoyens. On utilise toujours des lampes à incandescence à 100 watts voir plus alors qu'il n'y a depuis des années des lampes très très économique. On met le climatiseur à fond alors qu'à 40 degrés le régler à 25 voir 28 convient parfaitement (je l'ai testé cet été à 28). On ne fait pas attention aux classes énergétiques des produits électroménagers même chez les pseudos professionnels.
    2- il manque une volonté politique dû au niveau très très bas de nos dirigeants. Il faut taxer voir interdire les produits obsolètes. Sensibiliser la population depuis les jeunes âge. Encourager l'auto-production de l'énergie par des avantages fiscaux aux ménages (chauffe eau, panneaux solaires, géothermie,etc..)
    3- l'électricité en Algérie est très chère pour le citoyen lambda. Comment un citoyen qui touche 15000 DA par mois peut honorer une facture de 20000 DA bi-mensuelle voir plus? Il faut cibler les subventions pas par la réduction des tarifs, mais par des aides directes par un fond de solidarité national (wizarat el tadamoun par exemple)
    4- le problème de l'électricité n'est qu'une manifestation parmi d'autres qui témoigne de la situation désastreuse que connaît notre pays. Quand le collectif NABNI emmet des alertes il y a quelques années, personne ne les a écouté.
    Ps
    Rédigé depuis mon petit smartphone durant mon trajet vers mon bureau

    Rapporter Derdour jeudi 27 octobre 2016 08:09
  • L'article incomplet publié hier par El-Watan traite du sujet sur le développement de l'énergie solaire et les moyens techniques de son exploitation pratique et effective avec le procédé des cheminées solaires ou tour solaire qui est le moyen le plus approprié contrairement au procédé des capteurs photo-voltaïques avec un coût d'exploitation défiant toute concurrence .Plan annoncé en grande pompe par le gouvernement pour le développement de l'énergie solaire s'appuyant sur le voltaïque pour produire les soit-disant 20.000 mwh et 10.000 mwh pour l'exportation n'est pas le bon choix. Avec une telle enveloppe budgétaire de 120 milliards de dollars on peut faire dix fois mieux avec les " tours solaires" et produire un kwh variant entre 2 et 5 centièmes d' euro et le revendre à 10 cent/euro sur le marché mondial principalement africain et européen, ce qui assurera à l'Algérie des recettes en devises supérieur à 500 milliards euros par an avec une option de zéro dinar pour les factures du consommateur algérien et sera le moteur du développement multiformes du pays . Les gens d'Ouargla ne parlent pas dans le vide ils expriment leur conviction et leur volonté de faire sortir le pays de l'impasse.

    Rapporter Kouider OULAD MESSAOUD GHEMMAR mercredi 26 octobre 2016 18:38
  • Mon cher Zloty, il m'arrive d'entendre le matin au comptoir de café des réflexions du même acabit et même quelques fois de meilleures. C'est dommage qu'il n'ait pas eu sur place un journalistes pour rapporter ces idées merveilleuses et éclairer les gens....

    Rapporter Truc mercredi 26 octobre 2016 16:16
  • Non cher Truc machin, le plus affligeant c'est d'être un tireur du clavier qui n'a pas encore compris que la mission première d'un journaliste est de rapporter et non de juger....Cela il vous le laisse et vous en abusez.... Désœuvrement?

    Rapporter Zloty mercredi 26 octobre 2016 08:08
  • Qu'est ce qu'il faut pas lire et entendre....

    Voila des gens qui ne payent que la moitié d'une électricité déjà subventionnée et veulent payer moins et se mettent à donner des leçons de transition énergétique.... Quand ils entendent que le soleil est gratuit, ils croient que tout est gratuit, le rayonnement solaire, les capteurs photovoltaïques, le matériel électriques, les batteries etc....

    Le plus affligeant, ce ne sont pas ses conn... débinés par des chômeurs mais les journalistes qui les reprennent...

    Rapporter Truc mardi 25 octobre 2016 20:58
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