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Jeudi, 19 Octobre 2017

  •   Sana Harb
  • jeudi 15 juin 2017 10:17

Le gaz de schiste fait son "retour" dans les projets du gouvernement algérien

  

La question de l'exploitation du gaz de schiste a été mise en sourdine en raison de la forte contestation dans le sud. Elle vient de faire doucement son retour dans les projections du gouvernement algérien.

 

Selon le communiqué du conseil des ministres publié hier, le président Abdelaziz Bouteflika a appelé le gouvernement  " à valoriser davantage toutes les ressources et richesses dont dispose le pays, y compris les hydrocarbures fossiles conventionnels et non conventionnels ainsi que les énergies renouvelables".

 La dernière fois que le chef de l’Etat a parlé de gaz de schiste remonte au 27 janvier 2015 et c’était pour signifier un moratoire implicite de l’exploration et de l’exploitation du gaz.  Le président, à travers un communiqué du conseil des ministres, indiquait que les forages-tests, initiés à In Salah, seront achevés "à très brève échéance".

 Et il avait demandé au gouvernement de lever "les incompréhensions et les inquiétudes" et de confirmer que "l'exploitation proprement dite de cette énergie nouvelle n'est pas encore à l'ordre du jour".

 Il soulignait cependant que si l’exploitation du gaz de schiste devenait une " nécessité pour la sécurité énergétique du pays à moyen et long termes, le gouvernement devra, cependant, veiller avec fermeté au respect de la législation par les opérateurs concernés, pour la protection de la santé de la population et la préservation de l'environnement".

 

 

"Un don de Dieu"

 Le ton était plus conciliant en raison de la contestation civique à In Salah mais le cap de l’exploitation à un moment ou un autre du gaz de schiste n’a jamais été abandonné. Le 24 février 2015, le traditionnel message du chef de l’Etat à l’occasion de l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures le soulignait avec force.

 ""Le pétrole, le gaz conventionnel et de schiste, les énergies renouvelables sont des dons de Dieu. Il nous incombe de les fructifier et d'en tirer profit, pour nous et pour les générations futures".

 La référence de Bouteflika aux hydrocarbures non-conventionnels intervient dans un contexte de baisse de réserves gazières alors que l’ambitieux programme du renouvelable censé réduire la consommation interne en gaz est très loin d’avoir démarré.

Or, ainsi que le constatait l’ancien PDG de Sonatrach Abdelmadjid Attar, si le programme du renouvelable n’est pas réalisé d’ici 2030, l’Algérie pourrait ne plus exporter de gaz. Il avait relevé que l’Algérie produisait en moyenne 83 milliards de m3 par an et que la consommation locale était de 40 milliards de m3.

 Faute d’un démarrage sérieux du programme du renouvelable, le recours au gaz aux hydrocarbures non-conventionnels parait être la seule réponse des autorités à cet inquiétant déclin. L’Algérie, selon les informations publiées par Sonatrach, détiendrait les 4ème réserves mondiales de gaz de schiste avec près de 20 000 milliards de m3 en place.

En février 2015, Sonatrach précisait que l'Algérie disposait de 4.940 trillions de pieds cubes (TCF) de réserves de gaz de schiste, dont 740 TCF récupérables sur la base d’un taux de récupération (TR) de 15%. Ces évaluations portaient sur les  prospects d’Ahnet, Timimoun, Mouydir, Illizi et Berkine. Les réserves à l’état liquide (pétrole, condensat ..etc.) de ces 5 bassins s’élèvent à 248 milliards de barils, précisait Sonatrach.


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5 Commentaires

  • L'Algérie comme les autres pays d'Afrique du Nord possèdent certes des ressources en gaz de schiste, mais il serai plus sage de les laisser sous terre. Elles ne seraient exploitables que par la fracturation induite (hydraulique ou autre). Cette technique modifie le substratum de façon irréversible et les impacts à moyen et long termes ont un coût bien supérieurs aux avantages temporaires d'extraire une ressource non renouvelable (fossile). Le procédé laisse 85% du gaz en place quand on abandonne les puits. Là les problèmes commencent.
    Ne faites pas l'erreur des USA qui sacrifient des milliers de km2 pour cette industrie à très haut risque. L'impact prévisible a été analysé dans mon texte publié fin 2014: goo.gl/9oTkSD

    Marc Durand, doct-ing en géologie appliquée et géotechnique

    Rapporter Marc Durand mardi 20 juin 2017 02:29
  • J'accepterais plutôt le chiffre des réserves concernant le gaz de schiste que celui des HC liquides ( 248 milliards de barils). Nos réserves prouvées de pétrole tournent autour de 10 milliards de barils seulement et on n'arrive pas à les faire augmenter depuis une vingtaine d'années malgré les lourds investissements dans l'exploration dans ces bassins. Alors où se cachent ces 248 milliards de barils. Il faut dire la vérité aux algériens et rien que la vérité.

    Rapporter Said Beghoul samedi 17 juin 2017 12:43
  • très bonne décision du président je crois que l'heure de vérité a sonné ,il faut des maintenant penser à la première chose *la sensibilisation de la population on commençant par les écoles les CEM,les lycés et l'université etc,,,, je suis géologue en plus j'ai eu une formation dans le domaine de schiste de gaz avec la sonatrach à Houston USA.
    faire des tables ronde avec les médias radio et TV,faire comprendre que la seule solution pour remédier à la pollution ,les solutions existent,le procédé pour le traitement de l'eau et la récupération en surface.
    concernant la pollution de la nappe phréatique Mioploicen ou l’Albion elle ne sera jamais pollué ,il y'a une protection des casing du ciment pour les gens qui me comprenne,je suis prêt à vous démontrer et vous donner des détails pour vous prouver de tout se que dit les médias n'est pas juste ,moi personnellement je suis optimiste pour l'avenir de l’Algérie en schiste de gaz et bravo à Monsieur le Président Mr Bouteflika d'avoir donner un aspect positif concernant la recherche et le développement de schiste de gaz.

    Rapporter namoune samedi 17 juin 2017 11:20
  • C'est une voie sans issue car en plus des obstacles techniques et des risques majeurs pour les nappes d'eau fossiles, il y a un problème majeur de rentabilité donc de financement externe.
    La volonté de continuer à exploiter le potentiel conventionnel n’apparaît pas au vu de la démobilisation de la formation, du recrutement et du partenariat dans l'exploration. Par conséquent, quel est l'objectif véritable? Je n'en vois qu'un (qui n'a jamais disparu): la modification de la loi sur les hydrocarbures pour permettre aux partenaires étrangers de commercialiser et de fixer eux-même le prix du gaz algérien. Par conséquent, l'avenir du système rentier algérien est condamné (de manière programmé). Hélas, la destruction de l'école menée en parallèle indique clairement qu'on a chez investi dans un futur moyenâgeux, une autre forme de colonialisme qui détruira l'unité nationale.

    Rapporter Anonymousse vendredi 16 juin 2017 09:02
  • Tout çà c'est du vent car hydrocarbures non conventionnels ne veut pas dire forcément gaz de shiste.Il y a aussi les "Tight gas" qui sont des hydrocarbures que l'on ne peut libérer que par facturation hydraulique, car situés dans des réservoirs à très faible perméabilité. La technique n'a cependant pas grand chose à voir avec le gaz de shiste qui est encore emmagasiné dans une roche mère. Celui ci nécessite un véritable lessivage de la roche et donc un cocktail d'adjuvants nocifs pour les nappes aquiferes. Surtout, l'exploitation du gaz de shiste n'est rentable que si les gisements ne sont pas trop profonds, car ils nécessitent de multiplier les forages verticaux et les forages dérivés transversaux qui ont un coût aussi. Au Sahara les terrains susceptibles de donner du gaz ou du pétrole à partir des hydrocarbures prisonniers dans la roche sont dans le Silurien qui se situe en général à grande profondeur et qui ne peut être atteint que par des forages profonds. Économiquement, il est douteux que ce soit rentable comme aux USA où les gisements sont à faible profondeur dans le Permien surtout. De plus l'eau est rare au Sahara et réduite à la nappe albienne qui est une nappe fossile captive alimentée par les précipitations dans l'Atlas Saharien. Cette nappe est très fragile et son utilisation éventuelle pour l'exploitation de gaz de shiste reviendrait à signer son arrêt de mort car les quantités recquises sont énormes et entraineraient sa salinisation, sans compter la pollution qui s'ensuivrait. Ne vaut il pas mieux laisser cette eau servir a des projets agricoles qui sont susceptibles d'être exportés et ramener autant sinon plus de devises?

    Rapporter Kahoui jeudi 15 juin 2017 18:36
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