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Dimanche, 17 Décembre 2017

  •   Ahmed Gasmia
  • mardi 3 janvier 2017 16:38

Algérie : Des économistes très sceptiques sur l’impact anti-gaspillage de la hausse des prix des carburants

 Vue de la gare routière à Alger: les usagers des transports publics subiront l'impact (PH Maghreb Emergent)

 

Les augmentations des prix des carburants entrées en vigueur dès le 1er janvier 2017 auront un impact limité en matière de réduction gaspillage car elles n’ont été ni ciblées, ni précédées d’une étude d’impact, estiment deux économistes interrogés par Maghreb émergent.

 

 Pour le consultant international, Abderrahmane Mebtoul cette mesure aurait dû être ciblée, mais toute la difficulté réside dans « l’absence d’un réseau d’information fiable pour identifier les catégories de conducteurs supposés payer plus que les autres », dans le cadre d’une réduction des subventions.

 Il note que les automobilistes sont une minorité et que l’impact de ces augmentations va être surtout supporté par les gens qui n'ont pas de de véhicules et utilisent les transports en commun. Les entreprises, souligne-t-il, doivent s’impliquer dans la lutte du gaspillage en limitant, par exemple, le nombre de bons d’essence, par exemple.

 

Un carburant non subventionné à 50 dinars?

 

 Pour Mebtoul, le prix du litre du carburant non subventionné « devrait être de 50 dinars».  Il souligne que les prix des carburants pratiqués en Algérie restent les plus faibles dans la région et que cela est de nature à entretenir la contrebande.

 «Les augmentations en vigueur à partir de ce mois de janvier auront aussi un impact limité sur le trafic de carburants aux frontières, la différence des prix entre l’Algérie et ses voisins étant encore trop importante », conclut-il.

 Pour Khaled Menna, économiste au Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD), les  dernières augmentations auraient dû être précédées d’une étude d’impact pour savoir ce qu’il faut faire avec précision suivant différents scénarios.  

 La politique de subvention généralisée qui touche les carburants, comme d’autres produits d’ailleurs, pose un réel problème et l’étude qu’il préconise pourrait apporter une solution.

 Khaled Menna considère, lui aussi, que les récentes augmentations des prix des carburants n’auront pas d’impact significatif sur le comportement des automobilistes. Tout comme celles de 2016.

 «Augmenter les prix pour éviter le gaspillage ne suffit pas. Il est important de développer le transport en commun pour donner une alternative aux automobilistes qui souhaiteraient économiser en carburant », poursuit-t-il.

 Pour rappel, les prix à la pompe des carburants toutes taxes comprises (TTC) tels que fixés par l'Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) en application de la loi de finances 2017 sont de 32,69 DA/litre pour l’essence normale, 35,72 DA/litre pour l’essence super, de 35,33 DA/litre pour l’essence sans plomb, de 20,42 DA/litre pour le Gas-oil et de 9 DA pour le GPL-carburant.

 

 

 

 


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1 Commentaire

  • Je ne partage pas les avis donnés dans cet article. Pour la première fois depuis une dizaine d'années, c'est-à-dire depuis le démarrage des années avec forte importations de voitures, la consommation de carburant n’a pas augmenté !! D’habitude elle augmente de entre 6 et 10 %. Elle est stable en 2016 par rapport à 2015 mais le nombre de voitures du parc automobile a nettement augmenté. De combien ? Je ne sais pas et j’imagine que les journalistes peuvent facilement trouver l’information. Ce que je sais, c’est que début janvier 2016 il y avait un stock de près 250 000 voitures; près de 100 000 ont été importées en 2016 et 50 000 ont été montées sur place. Ce qui donne 400 000 voitures ; mais il faut déduire celles du stock de fin d’année. Fin 2015, le parc automobile comptait 5,6 millions de voitures ; une augmentation de 400 000 voitures représenterait une hausse de près de 7% ; une augmentation de 250 000 voitures (un minimum) représenterait une hausse de 4,5%. Autrement dit, par tête de voiture, la consommation a baissé d’au moins 4,5%.
    Nour Meddahi

    Rapporter Nour Meddahi mardi 3 janvier 2017 20:42
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