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Jeudi, 18 Janvier 2018

  •   Tunis Afrique Presse
  • samedi 23 décembre 2017 08:57

Tunisie : La sécurité alimentaire menacée par la faiblesse des rendements agricoles (étude)

L’agriculture tunisienne a réalisé d’importants progrès, mais doit répondre à plusieurs défis auxquels le pays doit faire face, notamment, la faiblesse des rendements.

 

La Tunisie est appelée à mettre en place une nouvelle stratégie de sécurité alimentaire qui devrait répondre aux attentes des agriculteurs, des consommateurs, mais aussi de l’ensemble des citoyens en instaurant de nouveaux rapports entre les villes et la campagne, les régions de l’intérieur et du Sud et celles du littoral et du Nord, recommandent les auteurs de la revue stratégique sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Tunisie réalisée par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) , en collaboration avec le programme Alimentaire mondial (PAM).

Tout en reconnaissant que durant les deux dernières décennies, l’agriculture tunisienne a réalisé d’importants progrès (autosuffisance dans certains produits comme le lait, viandes, fruits et légumes et l’accès à des marchés externes grâce à des produits d’un bon rapport qualité/prix), l’étude estime que cette stratégie doit répondre à plusieurs défis auxquels le pays doit faire face, notamment, la faiblesse des rendements.

L’étude, présentée, mercredi par Karim Ben Kahla, expert de l’ITES, révèle que la cette faiblesse est particulièrement importante pour les céréales pour lesquelles la Tunisie est mondialement classée 120 (sur un total de 191 pays) en matière de rendement des cultures. Le faible rendement des céréales est lié aux problèmes d’irrigation, de qualité des terres et des intrants, souligne encore les auteurs de la revue.

S’agissant des risques, l’étude évoque la qualité des sols et la chute de la fertilité des terres.  «  Aujourd’hui, 46 % des cultures sont réalisées sur des terres à fertilité limitée ou très faible, et près de 1100000 ha sont cultivées sur des terres sensibles à l’érosion » , révèlent l’étude, ajoutant que la dégradation de la qualité des sols est liée à l’érosion et aux mauvaises pratiques agricoles dont notamment le recours (indirectement encouragé par les primes de l’Etat) à la monoculture céréalière.

Elle recommande dans ce cadre une refonte du système de vulgarisation agricole, l’actualisation du répertoire des terres agricoles, la revalorisation des techniques ancestrales (le bio) et le retour vers les systèmes de production sains et traditionnels.

Gaspillage alimentaire

L’Etude a en outre pointé du doigt le gaspillage alimentaire qui reste un grave problème. Le principal produit gaspillé par les tunisiens est le pain, révèle l’étude précisant que 16% du pain acheté fini dans les poubelles, suivi par les produits à base de céréales (10%), les légumes (6,5%), les fruits (4%), le lait et ses dérivés (2,3%) et les viandes (2%). Dans la grande distribution, le gaspillage alimentaire atteint 2,8 millions de dinars (source INS) et en moyenne 17 dinars par personne et par mois dans les ménages, souligne le document.

«  Le principal défi durant les prochaines années, sera l’accès physique et économique aux aliments » , soulignent les experts de l’ITES. Et d’expliquer que le ralentissement de la croissance conjugué à la faiblesse du P.I.B par habitant, se répercute sur la capacité des plus démunis à réduire leurs dépenses relatives à l’alimentation voire à l’éducation.

La revue recommande le renforcement de l’efficacité du dispositif de protection sociale qui constitue un solide investissement dans le capital humain et un moyen efficace d’inclusion sociale, la mise en œuvre d’un socle national de protection sociale contenant les garanties élémentaires de sécurité sociale. Concrètement, il s’agit d’améliorer le ciblage pour atteindre les familles les plus démunies et les faire bénéficier de l’alimentation scolaire, la généralisation du programme des cantines scolaires à toutes les écoles primaires et l’instauration d’une nouvelle forme de gestion participative des établissements primaires.

Il s’agit en outre d’établir des liens avec les groupes d’agriculteurs locaux, notamment à travers les organisations communautaires de femmes rurales, et les cantines pour promouvoir l’utilisation des denrées produits localement et favoriser le développement local, précisent encore les auteurs de l’étude.


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