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Mardi, 12 Décembre 2017

  •   Amin Fassi-Fihri
  • jeudi 27 juillet 2017 17:00

Maroc- En attendant le takaful, le financement de l'immobilier par les banques islamiques sera une prise de risque

Pour Adnane El Guetari, Dg d'Umnia Bank, ''le démarrage de notre banque est désormais effectif avec ces premiers documents. Outre les produits et services relatifs à la gestion de comptes, nous pouvons également proposer des financements immobiliers sans des produits d’assurance.''

 

 

Deux banques islamiques ou ''participatives'' ont démarré mercredi 26 juillet 2017 officiellement leurs activités au Maroc.

En janvier dernier, la Banque centrale marocaine (BAM) avait donné son agrément à cinq établissements pour exercer ''l’activité bancaire participative'', formulation officielle pour désigner l’activité des banques islamiques au Maroc.

Cependant, selon des milieux spécialisés à Casablanca, qui ont requis l'anonymat, l'environnement financier et réglementaire, l'écosystème en quelque sorte régissant cette activité, n'est pas encore achevé. Juste après avoir reçu la convention-type de comptes à vue et le modèle des contrats mourabaha, deux banques islamiques ont annoncé mercredi le démarrage effectif de leurs activités, ces deux documents ayant été approuvés par le Comité charia pour la finance participative (CSFP) du Conseil supérieur des oulémas (CSO) et transmis par Bank-Al Maghrib aux banques via leur Groupement professionnel. Mais, ces contrats-types, selon des banquiers de la place à Casablanca citées par Le Matin.ma, entre autres médias, ''ne permettront aux banques participatives que d’activer les opérations de base, soit l’ouverture de comptes à vue, les opérations de dépôts et de retraits, essentiellement''.

Ainsi ces banques participatives ''ne peuvent rien vendre'' et le seul produit qu’elles peuvent proposer à leurs clients est la mourabaha, terme arabe signifiant littéralement ''profil commun'' ou ''co-profit'', qui dans la finance islamique remplacer l’intérêt bancaire, assimilé à l’usure interdite en islam.

Qui prendra donc le risque de financer l’immobilier sans produits d’assurance ? Le takaful n’existant pas encore sur le marché, explique un banquier cité par Le Matin.ma. Adnane El Guetari, le directeur général d'Umnia Bank, la première banque islamique à avoir annoncé le début de ses opérations dans ce créneau, avec Bank Assafa, affirme que ''le démarrage de notre banque est désormais effectif avec ces premiers documents. Outre les produits et services relatifs à la gestion de comptes, nous pouvons également proposer des financements immobiliers sans des produits d’assurance.''

Dans une déclaration à Le Matin.ma, il confirme : ''Oui, nous pouvons prendre le risque temporaire de financer l’immobilier, en attendant le takaful. Il y a plusieurs pistes, par exemple avoir l’engagement du client à souscrire à une assurance takaful dès que celle-ci sera mise sur le marché''

 

L'attente de la réponse de Bank Al Maghrib

 

Si les Umnia Bank (filiale de CIH Bank et du Qatari International Islamic Bank) et Bank Assafa (filiale d'Attijariwafabank) se sont engagées dans ce créneau pour des opérations de base, toute la profession attend cependant la réaction de la Banque centrale du Maroc, Bank Al Maghirb, et les modèles de contrats contrat ijara (crédit-bail conforme à la charia islamique) et au placement des dépôts d’investissements.

''Pour que l’offre de la finance participative soit complète, il faut que tout l’écosystème soit mis en place. Le takaful est l’une des composantes essentielles de cet écosystème'', explique, de son côté, une source proche des milieux des assurances également cité par Le Matin.ma. Au mois de janvier, Bank Al Maghrib avait indiqué, dans un communiqué, qu'elle a donné son agrément pour la création de cinq banques islamiques au Maroc. Pour la plupart, il s’agit de coentreprises entre des banques marocaines conventionnelles et des institutions financières du Golfe, expérimentées dans ce domaine. 

 

SG, BNP-Paribas et CA intéressées par la ‘’Mourabaha’’ 

 

Ainsi, la banque CIH (Crédit immobilier et hôtelier) a noué un partenariat avec Qatar International Islamic Bank, la BMCE Bank of Africa d'Omar Bendjelloun avec le groupe à capitaux saoudiens et bahreïnis Dalla Al-Baraka, la Banque centrale populaire (BCP) avec le groupe saoudien Guidance, le Crédit agricole du Maroc (CA) avec ICD, une filiale de la Banque islamique de développement basée à Djeddah, et Attidjariwafabank avec sa propre filiale, Bank Assafa, auparavant ''Dar Assafa''. Par ailleurs, trois banques françaises (Société générale, BNP Paribas et Crédit agricole) sont autorisées à proposer des produits ''islamiques'' sans créer de filiale.

En outre, le comité a également donné un avis favorable pour autoriser trois établissements bancaires conventionnels (la Banque Marocaine du Commerce et de l’Industrie, le Crédit du Maroc et la Société Générale) à mettre en place des départements dédiés à la finance islamique.

Selon l’agence américaine de notation Standard & Poor's, la finance islamique pourrait représenter entre 10 et 20% du système bancaire du Maroc.

 


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