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Mardi, 16 Janvier 2018

  •   Oxford Business Group
  • vendredi 20 janvier 2017 11:26

Maroc - Bilan économique de l’année 2016 (document OGB)



Bien que le Maroc ait enregistré une croissance économique plus faible que prévu en 2016, les mesures incitatives récemment mises en place afin d’encourager les investissements, les réformes financières, les efforts visant à améliorer les infrastructures et l’attention accrue accordée aux énergies renouvelables devraient donner un coup de fouet au développement économique du royaume.

 

Selon le Haut Commissariat au Plan, la croissance économique ralentira à la fin de l’année 2016 pour s’établir à 1,5 %, contre 4,5 % en 2015. Ce repli est principalement attribué à la sécheresse qui a frappé le pays durant l’hiver 2015 et fortement touché la production agricole de 2016.
Cependant, le ralentissement économique devrait être de courte durée si l’on se fie aux prévisions du Fonds monétaire international (FMI), selon lesquelles l’économie devrait croître de 4,1 % en 2017 et de 5 % à l’horizon 2020.

La nouvelle Chartre de l’investissement

Si de nombreux pays dans la région ont enregistré une chute des investissements directs étrangers (IDE) au cours des cinq dernières années, le Maroc affiche des IDE en augmentation de 11% entre 2010 et 2015, ces derniers atteignant 39 milliards de dirhams (3,6 milliards d’euros). Le gouvernement cherche également à tirer profit des IDE et d’en attirer de nouveaux à l’aide de la nouvelle Chartre de l’investissement adoptée en juillet.
La nouvelle chartre, qui remplace celle de 1995, reconnaît le statut d’exportateur indirect, en plus de prévoir la création de zones franches dans les 12 régions du pays, des mesures incitatives destinées aux entreprises exportatrices et industrielles, ainsi que la restructuration des activités de promotion de l’investissement sous l’égide d’un organe centralisé, l'Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE).
Les efforts visant à promouvoir les investissements ont suscité un vif intérêt auprès des entreprises. En effet, au lendemain de l’adoption de la nouvelle chartre, le Maroc a signé 30 contrats d’investissement d’une valeur totale de 7,5 milliards de dirhams (688,7 millions d’euros) avec des entreprises étrangères (Royaume-Uni, Canada, Brésil, Chine, Inde et Russie), dont le fabricant britannique de pièces automobiles Delphi et l’industriel canadien Linamar.

Un secteur financier dynamisé

La nouvelle Chartre de l’investissement s’ajoute aux initiatives lancées pour améliorer les performances boursières et proposer de nouveaux produits aux personnes qui n’ont pas encore accès aux services bancaires. Les mesures prises pour accroître l’inclusion financière s’accordent avec l’objectif global d’accroître les liquidités et d’améliorer la compétitivité du secteur financier local sur la scène nationale.
Fin juin, le gouvernement a procédé à sa première privatisation en ouvrant 40 % du capital de la Société d’Exploitation des Ports, plus connue sous le nom de Marsa Maroc, sur la Bourse des valeurs de Casablanca (BVC).
Valorisée à 1,94 milliard de dirhams (177,9 millions d’euros), cette cotation – la plus importante du pays en huit ans et l’unique de l’année 2016 – s’inscrit dans des opérations plus vastes visant à moderniser le marché boursier et à améliorer les liquidités. Les investisseurs individuels représentent 600 millions de dirhams (55 millions d’euros).
Ces mesures font suite à la création de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) au mois de février. Ce nouvel organe est en charge de la réglementation du marché et remplace le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), qui relevait du ministère de l’Economie et des Finances. La plus grande différence entre l’AMMC et le CDVM tient probablement à son indépendance vis-à-vis du gouvernement.
Dans le secteur bancaire, les autorités ont annoncé la création de banques islamiques et la mise en place d’un système de paiement mobile afin d’étendre la couverture bancaire à une population non bancarisée.
En juillet, la banque centrale Al Maghrib (BAM) a annoncé le lancement des procédures d’approbation des banques islamiques, pour un déploiement opérationnel dès 2017. Dans la foulée, dix dossiers d’agrément ont été déposés auprès des autorités marocaines : sept concernant l’ouverture de banques islamiques, et trois concernant l’offre de produits financiers islamiques auprès des établissements existants d’ici la fin de l’année. Plus tôt ce mois-ci, la Qatar International Islamic Bank a déclaré avoir obtenu l’autorisation d’ouvrir une filiale au Maroc.
Le Maroc a également annoncé la mise en place d’un système de paiement mobile. Selon la BAM, en vertu des nouvelles réglementations, les entités non-bancaires et les particuliers pourront ouvrir des comptes. Les transactions par paiement mobile seront ainsi étendues au commerce de détail, au paiement de factures de services en réseau et à l’achat de recharges téléphoniques.

Le Plan de développement de Casablanca

Outre le secteur financier, le gouvernement s’est intéressé aux infrastructures urbaines qu’il compte moderniser afin d’améliorer la connectivité et de répondre aux nouveaux besoins suscités par l’urbanisation rapide du royaume.
Par exemple, Casablanca – plus grande ville et capitale commerciale du royaume – est au cœur de ces efforts de modernisation. L’an dernier, le roi Mohamed VI a dévoilé le plan de développement stratégique de Casablanca 2015-2020, qui vise à renforcer l’inclusion socio-économique, la connectivité et la mobilité tout en encourageant le développement de la ville en tant que hub financier international.
Près de 27 milliards de dirhams (2,50 milliards d’euros) ont été mis de côté pour des projets destinés à améliorer la mobilité (construction d’une seconde ligne de tramway, rénovation d’au moins 32 km de route à Casablanca, amélioration des accès piétons et sécurité accrue grâce à davantage d’éclairage et de surveillance), sur les 33,6 milliards de dirhams (3,1 milliards d’euros) du budget global du plan quinquennal.

Les énergies renouvelables

Le développement des énergies renouvelables fait figure de priorité pour le gouvernement qui s’emploie à réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles importées ainsi qu’à limiter sa consommation croissante d’électricité.
Les objectifs d’efficacité énergétique visent à porter la part de l’électricité renouvelable à 42 % d’ici l’horizon 2020 et à 52 % d’ici à 2030. Le Maroc mise sur son rôle d’hôte lors de la 22e édition de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques pour se rapprocher de ces objectifs.
En février 2016, la première centrale solaire à concentration, baptisée Noor, a été mise en service à Ouarzazate. Ce site de 2 500 hectares sera la plus vaste centrale solaire d’Afrique et la plus grande centrale solaire à concentration du monde.
Les travaux de construction de la centrale s’effectueront en trois étapes. La première phase du projet, Noor I, a été lancée en février et dispose d’une capacité de production de 160 MW. Les deux autres phases, Noor II et Noor III, produiront respectivement 200 et 150 MW et devraient être en partie opérationnelles en 2017 avant de fonctionner à plein régime en 2019.


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