Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Lundi, 21 Août 2017

  •   Amin Fassi-Fihri
  • mercredi 7 décembre 2016 08:32

Maroc - Le FMI pourrait abaisser à 3,5 milliards de dollars la Ligne de précaution et de liquidité accordée en 2014

C’est ce qu’a affirmé une mission d'évaluation du Fonds monétaire internationale pour laquelle l’économie marocaine va reprendre les chemins de la croissance, avec un taux prévisionnel de 4,4% en 2017, et ce, grâce à une reprise du secteur agricole et à une meilleure performance des activités non-agricoles.

 

  

Lors d'une conférence de presse tenue lundi à Rabat Nicolas Blancher, chef de la mission de consultation du Fonds monétaire international (FMI) au Maroc a estimé qu’en 2017, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre quelque 4,4% dans le sillage d'une reprise du secteur agricole et d’une meilleure performance des activités non-agricoles.

Pour le FMI, la croissance ''devrait se stabiliser autour de 4,5% à moyen terme, sur la base de la mise en œuvre des réformes en cours.'' Après des consultations avec les autorités marocaines, dans le cadre de la première revue de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) dotée de 5 milliards de dollars, accordée en 2014, M. Blancher a souligné, cependant, qu'''il reste beaucoup à faire pour atteindre une croissance plus élevée, soutenable et mieux partagée''.

 

''Le Maroc n’est pas encore à l’abri des crises systémiques''

 

Pour le FMI, en effet, ''les réformes mises en œuvre ne mettent pas le Maroc à l’abri ''de risques systémiques, et ''les risques liés à la croissance dans les pays avancés et émergents, aux prix mondiaux de l’énergie, aux tensions géopolitiques dans la région et à la volatilité sur les marchés financiers mondiaux, demeurent importants.'' Par ailleurs, M. Blancher estime que le Maroc a encore beaucoup de travail à faire en matière d'éducation, sur le fonctionnement du marché du travail avec le point noir d'un chômage très élevé parmi les jeunes diplômés. 

En revanche, le secteur financier marocain est bien capitalisé, et les risques pesant sur la stabilité financière demeurent limités, estime la mission du FMI, qui soutient qu’il faut ''continuer à réduire la concentration des crédits et accorder une attention particulière aux risques associés à l’expansion des banques marocaines en Afrique.''

 

Attention à l'expansion en Afrique

 

L'objectif de ramener le déficit budgétaire à 3,5% en 2016 devrait être atteint, selon la mission du FMI, qui a salué la réforme du régime de retraite du secteur public. Le gouvernement marocain avait mis en place, sans consulter les syndicats, un nouveau régime de retraite dans le secteur public où les travailleurs partiront dès le 1er janvier 2017 en retraite à partir de 63 ans, avec une hausse de 10% à 11% du taux des cotisations.

Le FMI estime qu'à moyen terme, les réformes visant à rendre le système fiscal plus efficace et plus équitable devraient être accélérées avec l'élargissement de l’assiette fiscale et la lutte contre la fraude. Cela devrait, selon elle, favoriser et soutenir les investissements dans les infrastructures, la santé, l’éducation et la protection sociale, outre la réduction de la dette publique. Le Maroc, rappelle-t-on, avait bénéficié en 2014 de 5 milliards de dollars dans le cadre de la ''LPL''. 

 

La ''LPL'' revisitée

 

En 2014, c'était la seconde fois que le Maroc bénéficiait d'une LPL ; celle de 2012 visait à permettre au pays de faire face à la crise économique que traversaient les pays européens ainsi qu'à la hausse du prix du pétrole.

Selon la définition donnée par le Fonds sur son portail électronique, la ''LPL'' permet d'"apporter des financements pour répondre aux besoins réels ou potentiels de balance des paiements des pays qui mènent de bonnes politiques économiques", et "de servir d'assurance ou à aider à résoudre les crises, et ce dans un large éventail de situations". Le Maroc et la Macédoine sont les deux seuls pays à avoir bénéficié de cet instrument.

Cependant, le FMI pourrait revoir à la baisse, aux environs de 3,5 mds de dollars, le montant initial de la ''LPL'', l'économie marocaine ayant repris les chemins de la croissance. "Quand vous êtes moins vulnérable, vous n'avez pas besoin d'une police d'assurance aussi importante", avait déclaré au mois de juillet dernier Masood Ahmed, le directeur du FMI pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale.


Évaluer cet élément
(3 Votes)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

La fabrication des panneaux solaires coûterait très cher à l’Algérie-Pr Omar Aktouf

Sondage

L’Algérie a battu ce mois de juillet un nouveau record du pic maximum appelé (PMA) en électricité. Le PMA oblige Sonelgaz à un investissement de plus de 500 milliards de dinars par an.

Vidéos

L’ambassadeur italien à Alger a évoqué sur Radio M le procès Saipem et l’investissement de Cevital en Italie

A ne pas manquer

Prev Next

Energie: Le français Total acquiert le danois Maersk Oil pour 7,45 milliards de dollars

  Total a annoncé lundi le rachat du danois Maersk Oil pour 7,45 milliards de dollars (6,3 milliards d'euros), lui permettant de renforcer nettement ses réserves et d'accroître sa production pour atteindre trois millions de barils équivalent pétrole par jour en 2019.

L’Algérie est devenue le deuxième importateur du Vietnam en Afrique

Les exportations du Vietnam vers l'Algérie ont augmenté de 29 pour cent en glissement annuel à 208 millions de dollars EU au premier semestre de 2017, selon le Département général des douanes vietnamien rapporte le Viet Nam News.

L’Algérie a obtenu l’accord de la CICTA pour la mise en place de trois fermes d’engraissement du thon

 ` L’Algérie a obtenu récemment l’accord de la  Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (CICTA), pour la mise en place de 3 fermes d’engraissement du thon sur le territoire national.