Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Vendredi, 24 Mars 2017

  •   Merouane Korso
  • jeudi 5 janvier 2017 18:00

Au Maghreb, la "finance islamique" n'a pas la cote

La Baraka Bank, la première banque islamique agréée en Algérie.

Au Maroc, elle vient d’être lancée. En Algérie, elle reste encore marginale et représente seulement 1,5% du système financier national et près de 15% des banques privées.

 

 

Contrairement aux pays du Golfe, la finance islamique, sans intérêts dans les transactions ou les dépôts, n'a pas la côte dans les pays du Maghreb. Au Maroc, elle vient juste d'être lancée, alors qu'en Algérie et en Tunisie, elle est loin de connaître de francs succès.

C'est l'Algérie qui est pionnière dans la mise en place de banques dites ''islamiques'', c'est à dire des banques n’accordant pas d’intérêt et fonctionnant à la ''mourabaha'' (littéralement la participation au bénéfice). En 1991, le Conseil de la monnaie et du crédit de la Banque centrale d'Algérie donnent l’agrément à la première banque islamique privée de droit algérien, Al Baraka Bank Algérie. Elle est, en fait, un partenariat entre la Banque agricole et de développement rural (BADR, publique) et le groupe saoudien Dallah Al Baraka. Depuis, le nombre de banques ''halal'' et d’établissements offrant des produits de la finance islamique n’a pas beaucoup progressé. Il s'agit de seulement deux autres banques : Al Salam Algérie et Gulf Bank Algeria, et une compagnie d’assurance, Salama Assurances Algérie.

Les autorités financières algériennes ont donné leur feu vert à des banques et institutions pour exercer une activité de finance islamique, sans pour autant que ce marché se développe. Il reste encore marginal et représente seulement 1,5% du système financier national et près de 15% des banques privées. Le même constat peut être fait en Tunisie.

L'institut américain Gallup a effectué en 2013 une enquête pour le compte de la Banque mondiale sur la place de la finance islamique dans quatre pays de l’Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie et Egypte) et un pays du Moyen-Orient, le Yémen. Selon cet institut, la finance islamique ne semble pas avoir la préférence des populations d'Afrique du Nord et de certains pays du Moyen-Orient alors qu'elle est en pleine expansion en Europe et en Asie.

Publiée en décembre 2013, l’enquête de l’institut Gallup indique que moins de 3% des adultes dans les pays étudiés consomment des produits et services bancaires conformes à la charia : 3% en Algérie et en Egypte, 2% en Tunisie et 1% au Maroc et au Yémen. Elle révèle, cependant, une certaine préférence pour les services de la finance islamique (45%) chez les personnes interrogées quand bien même ils seraient plus chers que ceux des banques conventionnelles (27%). Les Marocains sont ceux qui préféreraient plus les services bancaires conformes à la ''charia'', car ils sont 54% dans ce cas. Les Algériens le sont un peu moins: 49% d’entre eux déclarent avoir cette préférence, même si les paroles ne sont pas forcément suivies d’actes. En Tunisie, 31% des sondés affirment avoir cette préférence pour la finance islamique.

Présentée comme une alternative au système financier mondial, la finance islamique ne pèse que 1% du total des actifs financiers mondiaux, soit entre 1.400 et 1.700 milliards de dollars. L'industrie bancaire islamique est tirée principalement par la Malaisie et certains pays du Golfe. Le nombre des institutions financières « halal » a, quant à lui, dépassé 600 établissements opérant dans 75 pays.


Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Sondage

Le paiement électronique est en cours de lancement en Algérie depuis octobre dernier.

Est ce que vous comptez recourir rapidement à internet pour payer des factures ? - 30.8%
Est ce que vous préférez attendre de vous assurer de la sécurité des transactions avant de commencer ? - 37.4%
Vous ne vous sentez pas concerné car vous n’avez pas de carte CIB ou son équivalent des chèques postaux ? - 25.2%

Total votes: 575

Vidéos

CPP du 18.3.2017 : Combien se vend une tete de liste pour la députation ? L’après Bouteflika a-t-il déjà commencé ? Wassim Youcef et pas Kamel Daoud ?

Vidéos

"L’Opep et ses partenaires doivent reconduire leur accord de baisse de production"- N. Zouioueche

A ne pas manquer

Prev Next

[Le BLOG ECO] Présidentielle française 2017 : It is the economy, stupid!

 Bien qu’ils soient très décriés, les sondages en période de campagne électorale offrent toujours des enseignements précieux. Concernant la présidentielle française, l’un d’eux revient sur les attentes des électeurs en matière d’économie (*). Et il s’avère que la majorité d’entre eux considère justement que les enjeux économiques sont leur principale priorité.

Algérie - La Direction de la Sûreté nationale tire la sonnette d'alarme sur l'ampleur de la contrefaçon locale

Cafés, pâtes alimentaires, margarine, eau d'oranger, miel, sucre vanillé, tabacs, détergents, produits cosmétiques, shampoings et parfums sont parmi les produits fabriqués localement victimes de contrefaçon locale, ont relevé des représentants de la DGSN lors de la seconde journée du séminaire sur la contrefaçon.

Opep : la réunion du comité de surveillance se tiendra dans un contexte pétrolier délicat

Lors de sa dernière réunion à Vienne, en janvier dernier, le comité de surveillance redoutait le non-respect des quotas de production fixés ; aujourd’hui, c’est surtout l’augmentation des stocks mondiaux d’or noir, principalement sous l’effet de l’augmentation de la production américaine, qui l’inquiète.