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Vangelis, vous écrivez " ils s'en fichent de ce travail, voyant que le régime les aident trop souvent à laisser des terres vierges de cultures."

Il ne faut pas jeter la pierre aux agriculteurs. Ils ont aussi leurs contraintes.

LE CONSTAT
-avant tout ce sont des investisseurs, ils produisent s'ils gagnent de l'argent (c'est pourquoi certains ne font que de la pastèque);
-or, nous ne sommes pas capables de leur proposer les techniques les plus adaptées aux conditions sèches,
-or, économiquement, malgré les prix à la production proposés par l'OAIC, certains ne s'en sortent pas (sauf s'ils font du mouton, c'est à dire de la jachère pâturée). Parfois, ils louent un tracteur pour semer, ils achètent les engrais et la semences, mais avec la sécheresse, ils ne récoltent rien.

QUE FAIRE?
-irriguer les parcelles, cela semble logique;
-mais avant d'irriguer, il faut vérifier si les techniques modernes de culture en sec sont appliquées (rappelons que sans irriguer, les céréaliers australiens arrivent à produire et exporter);
-il faut avant tout lever l'incertitude sur le bénéfice,
-cela passe par la nouvelle technique du non-labour avec semis direct (avantages: réduction de 40% des coûts et en année sèche obtention d'un rendement qui rembourse les frais engagés).

PLAN D'ACTION
Les cadres de l'agriculture commencent à vulgariser cette nouvelle méthode. Mais pour cela, il faut un semoir spécial qui n'est pas encore fabriqué en Algérie.
Autre voie, améliorer la valeur ajoutée produite par nos fellahs. Expliquons nous. Le fellah vend des grains à l'OAIC. S'il vendait directement de la semoule, il gagnerait plus... Et donc ferait tout son possible pour produire plus.
Djamel BELAID Ingénieur agronome.