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Mercredi, 25 Avril 2018

  •   Amar Ingrachen
  • dimanche 18 mars 2018 17:37

Algérie : « Les usines automobiles ne peuvent pas exporter » (experts)

Il est impossible pour une  usine qui produit moins de 200 000 véhicules d’atteindre un taux d’intégration lui permettant d’être compétitive à l’échelle internationale et d’exporter.

 

L’Algérie est-elle en mesure de mettre en place une industrie automobile viable, commercialiser des véhicules à des prix complétifs et exporter ? Rien n’est moins sûr. Pourtant, le ministre de l’Industrie y croit dur comme fer.En  effet, il a rendu public récemment les listes des prix de sortie d'usine des véhicules légers montés ou fabriqués en Algérie dans le cadre, dit-on, de ses efforts pour veiller à ce que les tarifs de la production automobile nationale ne soient pas supérieurs à ceux de l'importation. Dans la foulée, le Ministre de l’Industrie, M. Youcef Yousfia soutenu que si ce n’est pas au gouvernement de fixer les prix des véhicules montés localement, il n'en demeure pas moins qu'il est habilité à contrôler les prix pratiqués tout en soulignant que les cahiers des charges stipulent que les véhicules montés en Algérie ne doivent pas être plus chers que ceux importés.

Bien plus, M. Yousfi, a même déclaré que l'Algérie était capable de développer une industrie automobile "forte" à même de couvrir les besoins nationaux et d’envisager l’exportation. Est-ce réaliste dans les conditions actuelles ?  « Les usines automobiles installées chez nous  sont conçues pour mourir par ce qu'elles ne produisent pas assez pour être compétitives. Elles n’étaient pas conçues pour être compétitives, mais juste pour satisfaire le marché local. Pour être complétive, une usine automobile doit produire au moins 100 000 véhicules par an, voire le double dans certains cas. Il n’y a aucun intérêt à installer une usine qui produit 30000 véhicules an », affirme Samir Bellal, économiste, en soulignant que  « ce type d'usine ne fait que pomper les ressources en devises du pays ». Samir Bellal estime par ailleurs qu’ « une usine automobile n'a d'intérêt que si elle destine l'essentiel de sa production à l'exportation ».

De son coté, Mokhtar Chahboub, ancien PDG de la SNVI et expert en industrie automobile, estime, dans un entretien qu’il a accordé il y a quelque mois à Maghreb Emergent, qu’il est impossible pour une  usine qui produit moins de 200 000 véhicules d’atteindre un taux d’intégration lui permettant d’être compétitive à l’échelle internationale et d’exporter. « D’abord, pour amortir l’investissement dans la phase tôlerie-peinture-cataphorèse, il faut produire entre 150 000 et 200 000 véhicules/an. Ensuite, la mise en place des équipements nécessaires pour cette phase coûte environs 160  millions d’euros », nous explique également M. Chahboub.

Or, pour l’heure, le première usine, Renault, espère atteindre, au mieux, 60 000 véhicules/an, ce qui la place dans l’impossibilité de s’engager dans la phase tôlerie-peinture-cataphorèse,  sans quoi, elle risque de travailler à perte. Même chose pour les autres usines, notamment Hyundai qui prévoit de produire 20 000 unités/an d’ici 2019 et Sovac qui compte produire 17 000 unités/an. Par conséquent,  si toutefois les propos de ces deux experts s’avéraient pertinents, aucune des usines de montage automobiles ne peut faire de la tôlerie-peinture-cataphorèse dans les conditions actuelles. Autrement dit, la taille de ces  usines de montages les condamne à ne pas atteindre un taux d’intégration leur permettant d’être compétitives et d’exporter.


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4 Commentaires

  • c'est tout a fait normal ce qui ce passe parce que ont octrois un terrain au centimètre prés sans contrôler l'étude présenté et en accorde des crédits sans études de faisabilité sérieuse et un contrôle mensuel pendant les premières années que font les dizaine d’employés dans les à part 10% qui travail le reste se roule les pouce au lieu d’être sur le terrain pour voir l’évolution des investissements.
    il y à d'autre moyens d'investissement avec une autre vision réelle pour pouvoir faire une industrie automobile ce qui ce fait sert les future importateur quand ce qui sont entrain de démarrer couleront. il y à des société qui peuvent
    transférer leur unité complété et dans tous les domaines et c'est comme cela que cette industrie démarrera si non qui chasse le naturel il revient au galop.

    Rapporter AMI jeudi 5 avril 2018 13:47
  • avoir de l'ambitions est bein, avoir une stratégie c'est mieux, établir un plan d'action c'est formidable

    mais avoir les moyens de sa politique c'est toutes autre chose

    et si on pense qu'au bout de 5 ans on aura une industrie automobile, je pense qu'on a pas bien compris se domaine

    tous le monde connais l'exemple de KIA qui a commencer avec les PDR des vélos ....

    Rapporter AZZOUNI lundi 19 mars 2018 18:16
  • Pas besoin d'être expert pour le dire. Comment rêver d'exporter un vehicule qui vient en kits du constructeur sans intégration de composants locaux,alors que ce meme constructeur l'exporte déjà?? Comment voulez vous fabriquer des composants locaux pour 60000 vehicules de plusieurs types?? La s/traitance ferait du bricolage et non de l'industrie. Ya ce qu'on appelle le seuil critique dont parlent les experts. Ya pas que la peinture,ya les pièces. Qu'avons nous formé dans c technologies?? Ruen. Ils ont fermé 2 bijoux: lycées techniques d'état dellys et alger ruisseau,des collèges techniques,des technicums..et ils veulent des s/traitants!! D'ailleurs benhamadi l'a bien compris,il a été en Tunisie pour trouver des s/ traitants!! Pour M Chaboub j'aimerai bien lui poser la question: "pourquoi quand vous étiez dg de snvi vous n'avez pas appliqué c règles,en ne fabricant que 2 types de camions max pour justement satisfaire à c seuils,"? En fabricant plusieurs modèles de camions et bus snvi ne pouvait pas être rentable,c'était de l'artisanat. Il fallait avoir ke courage de dire à la tutelle "je ne fabriquerais que 1 modèle,ou 2 ,le k66 et le 120,point.

    Rapporter Mobencous dimanche 18 mars 2018 22:17
  • le mieux serait quand que celui qui écrit l article le signe...
    Ensuite l'usine sovac devait produire 15000 vehicules en 2017. elle en a produit 17000. En 2018 elle en produira bien plus.
    pareil pour Hyundai.
    Renault a deja produit les 60000 en 2017. En 2018 avec la clio IV elle produira entre 80000 et 100000 véhicules.

    Rapporter selim dimanche 18 mars 2018 21:04
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