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Vendredi, 23 Février 2018

  •   Amar Ingrachen
  • mardi 16 janvier 2018 18:40

Algérie: Ouyahia va-t-il lâcher Haddad ?

Le Premier ministre a décidé d’annuler  sa participation à la conférence-exposition que le FCE (Forum des chefs d’entreprise)  organise conjointement avec la Sonatrach et la Sonelgaz, à partir de demain pour  sauver sa probable « rencontre avec son destin ».

 

 Ahmed Ouyahia ne va pas assister à la conférence-exposition du FCE à laquelle il é été pourtant annoncé par cette organisation comme une guest-star. L’annulation de cette participation a été décidée dans un contexte particulier marqué par le recadrage par le chef de l’Etat du Premier ministre au sujet du partenariat Public-Privé dont le chantier a été lancé récemment en grande pompes par l'Exécutif et dont il était désigné par l’opinion comme « le maitre-penseur ».  Incontestablement, l’instruction adressée par Abdelaziz Bouteflika à Ahmed Ouyahia sonne comme une affligeante mise au point, voire un désaveu pour ce dernier puisque le Président rappelle solennellement que « la mise en œuvre du Partenariat sociétaire » est soumise à son approbation.

RND-FCE : la sainte alliance ?

Depuis un moment déjà, Ahmed Ouyahia et Ali Haddad ne cachent pas leur proximité et ne ratent aucune occasion de s’afficher ensemble. Le Premier ministre a même osé dire « Ali Haddad est mon ami » en appelant à ne pas tirer sur les hommes d’affaires avant de crier « vive les oligarques algériens ». Mais cette alliance RND-FCE  ne s’est pas cristallisée dans des shows médiatiques seulement. Au contraire, elle s’est traduite par des entraides qui ont marqué la scène politico-économique nationale. En Effet, après Abdesselem Bouchouareb, cadre du RND, qui était l’homme de main du FCE au sein du Gouvernement et qui a œuvré à concrétiser nombre de propositions de cette organisation patronale, notamment dans le cadre de la loi de finance 2016 et le nouveau code d’Investissement, Ouyahia a repris le flambeau après la mise à l’écart de l’ex-puissant ministre de l’Industrie.

Au lendemain de son retour à la tête de l’Exécutif, celui-ci a fait une  sortie tonitruante à l’université d’été du FCE où il a eu à défendre les hommes d’affaires et à narguer son prédécesseur, Abdelmadjid Tebboune, débarqué après moins de trois mois de son installation à son poste, sous la pression des patrons. Mais, vraisemblablement, ce compagnonnage RND-FCE n’est pas bien perçu par certains cercles décideurs  qui ne s’empêchent pas d’y voir une sainte alliance pour la conquête du palais d’El Mouradia en 2019, ce qui risque de générer un scénario qui échapperait au contrôle. Mais cette alliance est sans cesse mise à mal. Va-t-elle durer jusqu’aux présidentielles de 2019 ?

Ouyahia va-t-il sacrifier Haddad ?

Tout porte à croire que Ouyahia va lâcher le FCE pour sauver sa peau. Du moins en apparence. Bien sûr, la sympathie de « l’homme des sales besognes » pour les « hommes d’affaires » est connue de tous. Toutefois, elle risque de briser sa carrière et d’y mettre définitivement fin en le dressant contre  certains segments durs du pouvoir qui pensent pouvoir reconduire le système sans lâcher du lest, sans réformer, sans ouvrir, sans privatiser. En effet, dans les milieux médiatiques et politiques, on insinue depuis quelques jours que les heures d’Ouyahia à la tête de l’Exécutif sont comptées.

On parle, ici et là, de son remplacement, probablement par le ministre de l’Industrie, Youcef Yousfi. C’est Abdelaziz Bouteflika qui l’aurait décidé. Cette possible mise à l’écart fait naturellement peur à Ouyahia parce que, d’une part, elle sonne comme un désaveu auprès de l’opinion et, d’autre part, parce qu’elle signifie sa neutralisation politique pour l’élection présidentielle de 2019 à laquelle il n’aura à jouer qu’un rôle de second plan. Or, une telle évolution pour celui qui attend depuis des années « une rencontre avec son destin » le met en état de panique, c’est pourquoi, semble-t-il, il a décidé de prendre ses distances, du moins formellement, avec Ali Haddad, en annulant sa participation à la conférence-exposition que le FCE organise conjointement avec la Sonatrach et la Sonelgaz, à partir de demain. Mais, une question reste posée : ce petit divorce Ouyahia-Haddad est-il conjoncturel ou va-t-il, au contraire, s’inscrire dans la durée ?

 

 


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13 Commentaires

  • En guise de commentaire je vais rapporter aux lecteurs ce fait réel, riche d’informations, qui s’est déroulé au début des années 1990 en France et que voici :
    Une entreprise a passée une annonce pour recruter un agent de sécurité. Deux candidats d’origine algérienne, dont l’un naturalisé français et l’autre pas, ont été sélectionnés pour un entretien avec la chef du personnel avant embauche de l’un d’eux.

    Après avoir reçu les deux candidats, la chef du personne a annoncé que son choix s’est porté sur le candidat non naturalisé français, ce qui a poussé le recalé à protester et à faire valoir son titre de français. La chef du personnel qui ne s’attendait pas à une telle réaction, lui a rétorqué qu’elle cherchait un homme de confiance qui ne trahirait pas l’entreprise.

    Choqué le malheureux candidat lui avait juré n’avoir jamais trahi personne.

    « Mais vous avez trahi votre pays en vous naturalisant français et lui non » lui avait répondu calmement la chef du personnel qui était française de souche. Et pan sur le bec.

    Vola un fait réel que ferait bien de méditer Ahmed OUYAHIA et tous ceux qui ont apportés leur soutien à la société privée HB TECHNOLOGIES, entreprise (officiellement patentée par le pouvoir) receleuse de technologies volées, en 990, par la société française SAGEM-MORPHO-SAFRAN I&S au citoyen algérien que je suis.

    Cordialement, GUENZET SOFIANE, inventeur des technologies de la biométrie et du Système Monétique Biométrique SAOIB 31 et applications dérivée

    Rapporter GUENZET SOFIANE samedi 20 janvier 2018 00:16
  • Faut croire que l'histoire nous joue bien des tours

    Bouira et Tizi-ouesou, deux régions du centre d'Algérie, nous ont donné durant la guerre de libération de grands hommes politiques FLN, militaires ALN et Syndicalistes UGTA

    Bouira et Tizi-ouezou, deux régions de Kabylie, nous donnent aujourd'hui de grands médiocres de la politique, dont Ahmed OUYAHA, du syndicalisme, dont Abdelmadjid Sidi Saïd et de du patronat, dont Ali HADDAD

    Ce trio (RND, UGTA, FCE) a pour dénominateur commun la médiocrité du règne finissant de BOUTEFLIKA

    Vive la crise et vivement demain avec son lot de lendemains qui chantent et enchantent

    Cordialement, GUENZET SOFIANE, inventeur des technologies de la biométrie et du Système Monétique Biométrique SAOIB 31 et applications dérivées

    Rapporter GUENZET SOFIANE jeudi 18 janvier 2018 12:33
  • Pour ceux qui en doutent encore, l'annulation du mandat d'arrêt de Mme Khelil consacre le prochain retour de la future première dame, et prête-nom pour les millions de dollars détournés.
    Ouyahia doit maintenant savoir à quelle date il doit céder son poste à Chakib Khelil.

    https://algeriepart.com/2018/01/17/exclusif-mandat-darret-contre-femme-de-chakib-khelil-a-ete-leve/

    Le temps presse pour ceux qui vont bientôt nous quitter (avant 2019). Il faut rapidement remettre en place la loi sur les hydrocarbures (2018) et vendre "les biens publics" aux "partenaires étrangers" de gré à gré ou par le biais d'appels d'offres arrangés (Chakib Khelil excelle dans ce domaine).
    LE SEUL BIEN PUBLIC qu'ils veulent privatiser, c'est Sonatrach et ses filiales. Savez vous que "grâce à Chakib Khelil" , l'Algérien paye une partie de son électricité en devises qui sont transférées au partenaire étranger?
    Savez-vous que les actifs d'ASMIDAL ont été généreusement vendus au dinar symbolique à Fertiberia par Chakib Khelil?
    C'est en 2018 que la justice espagnol sort ce dossier de corruption impliquant Chakib Khelil. Les 48 stations services sur les autoroutes est un autre dossier cadeau que Chakib Khelil prépare depuis longtemps.

    Rapporter Geronimo mercredi 17 janvier 2018 22:54
  • Il n'en fera rien! Pour l'instant, il feindra de le tenir à distance, mais il reprendra langue (et les affaires juteuses) avec lui dès que le vent tournera. L'attrait de l'argent exerce chez lui une telle fascination qu'il n'y résistera pas. Hmimed est une anguille nageant dans de l'huile!

    Rapporter Felfel har mercredi 17 janvier 2018 17:55
  • Ils ont une peur bleue d'une alternance non contrôlée qui leur échapperait.Une alternance "maison" mais hors du clan est leur hantise absolue de peur avoir de rendre des comptes sur un bilan de 20 ans de gestion calamiteuse et catastrophique des deniers publics (+ 1000 milliards de dollars ?).Où est passé cette fortune colossale ? Qui osera défendre le bilan ou le "programme" du chef de l'Etat quand il se ra plus aux commandes ?
    Ouyahia nage en eaux troubles,c'est un caméléon de la politique,dans un régime démocratique,il n aurait aucune chance de survivre aussi longtemps.La médiocratie règne en maître en Algérie.

    Rapporter AKSIL mercredi 17 janvier 2018 17:07
  • qu on le veuille ou pas MM le premier ministre,Haddad et Sidi said n ont aucune popularité parmi la société civile , l un est toujours considéré comme celui qui a liquide les entreprises publiques,,l autre comme un entrepreneur bénéficiaire de marches publics dont la réalisation n est pas souvent faite ni dans les délais ni dans les règles de l art et enfin l autre qui est beaucoup plus assimile a un auxiliaire opportuniste du pouvoir et du patronat au détriment de la défense légitime des interets des travailleurs.d ailleurs ce qui ressort d une maniere générale de l opinion exprimée par le citoyen lambada

    Rapporter elhadj mercredi 17 janvier 2018 11:49
  • bla bla artcile sans valeur

    Rapporter salim mercredi 17 janvier 2018 10:51
  • occupez vous d'écrire sur l'économie et encore! la politique de haute voltige c'est pour les autres messieurs de Maghreb eMERGENT

    Rapporter ali mercredi 17 janvier 2018 10:28
  • Lisez les papiers de Sid Kaci qui a décodé l'ADN des régimes en place (il y en a plusieurs) dès 2014. http://www.lematindz.net/news/14110-le-complot-de-sid-kaci-06-avril-2014.html
    Ouyahia va s'éxécuter et laisser la place à Chakib Khelil. C'est imminent et il le sait.
    http://www.lematindz.net/news/20878-ce-que-prepare-chakib-khelil.html
    Vous n'avez quà lire la dernière déclaration de Chakib pour comprendre: endettement et apport du capital privé étranger .. Dans quel secteur? les hydrocarbures ..bien sûr!!
    Ce n'est pas Ouyahia qui le ferait.

    Rapporter Geronimo mardi 16 janvier 2018 23:22
  • Wallahi ya rien ditou. Tout ça c du blabla. 2019 , 5 eme mandat si Bouteflika est présentable,ou chakib khelil pour garder la main. Le pb des mauvais dictateurs c de s'agripper au fauteuil jusqu'à la mort,laisser la succession au frère ,fils ou ami de confiance. Ils sont conscients d'avoir fait du mal et ont peur des représailles si le successeur n'est pas de leur camp. Contrairement aux bons gouvernants,même dictateur,qui ont gouverné dans l'intérêt du pays et justice sociale; ceux là quittent le pouvoir tranquilles,tête haute.. Chadli,zeroual. resteront dans le cœur des algériens,ainsi que boumediene dictateur saleh,boudiaf mort trop tôt.

    Rapporter Mobencous mardi 16 janvier 2018 22:00
  • Débarrasser définitivement le pays d'Ouyahia, le jeter dans la poubelle malodorante de l'Histoire la plus sordide en scellant hermétiquement le couvercle, serait assurément le plus beau cadeau de Yennayer qu'on puisse offrir aux algériens "d'en bas".
    Tant ce triste personnage dépourvu d'échine et de tout sens de l'honneur. Hypocrite, servile, obséquieux envers ses maîtres , sadique et méprisant envers les sans grade est un être maléfique.

    Rapporter sam24 mardi 16 janvier 2018 21:48
  • MON AMI??????AU NOM DE LA SACRO SAINTE EQUATION POUVOIR ET FRIC.......

    Rapporter SULTAN mardi 16 janvier 2018 19:56
  • Est ce uyaya qui lâche le fssioux ou l'inverse? Uyaya n'est que la voix de son maître.

    Rapporter Abu al ala mardi 16 janvier 2018 19:10
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