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Mercredi, 22 Novembre 2017

  •   Amar Ingrachen
  • mercredi 13 septembre 2017 17:00

Algérie - Nour Meddahi semble être le seul économiste à défendre le recours à la planche à billets

Nour Meddahi, lors d'un passage sur les onde de Radio M. (ph. : Maghreb Emergent).

En mars 2016, sans la défendre comme solution-miracle, l’économiste Raouf Boucekkine notait, dans un texte cosigné avec Nour Meddahi et Elies Chitour, que le « biais inflationniste » de la création monétaire « n'est pas toujours plus élevé que celui associé au financement obligataire ». 

 

 

Beaucoup d’experts financiers, d’économistes et d’observateurs de la scène économique soutiennent que le recours à la planche à billets, envisagé par le gouvernement, pour financer le déficit budgétaire est une erreur grave qui va installer le pays dans un chaos à bien des égards comparable à celui qui sévit au Venezuela, qui dispose, pourtant, des plus grande réserves pétrolières mondiale. Toutefois, chaque règle appelant une exception, un économiste algérien résidant à l’étranger, réputé sérieux, soutient la démarche du gouvernement Ouyahia : Nour Meddahi, professeur d'économie à la Toulouse School of Economics.

Cet économiste, en plus d’être l’inspirateur de cette mesure, en fait le « service après-vente », la défendant dans les médias. « Raouf Boucekkine (de l’université Aix-Marseille, NDLR) et moi-même avons toujours défendu cette position : la création monétaire », a-t-il déclaré, le 4 septembre dernier à TSA.

Raouf Boucekkine, avec lequel Nour Meddahi dit partager cette vision, a soutenu l’exact contraire en mars 2016. « Le financement monétaire, c’est-à-dire la planche à billets, est néfaste à terme et pas seulement pour l’inflation induite : il conduit à des distorsions comportementales graves qui peuvent durablement handicaper la bonne marche de l’économie (type bulles, shadow banking... comme en Chine après 2009) et conduire à des résultats inverses de ceux escomptés (notamment baisse à terme des revenus du seigneuriage, appelé effet de Olivera-Tanzi en théorie économique) », a-t-il déclaré dans une interview en mars 2016 au quotidien El Watan.

On pourrait comprendre, cependant, que Nour Meddahi parle de défense du recours à la création monétaire par Raouf Boucekkine. Dans une contribution publiée le 26 mars 2016, et cosignée par lui, Raouf Boucekkine et Elies Chitour, consultant à Dubaï, la création monétaire n’est pas rejetée de façon explicite, et bien que ses inconvénients soient énumérés, il est rappelé que son « biais inflationniste (…) n'est pas toujours plus élevé que celui associé au financement obligataire ». 

 

La création monétaire sous conditions

 

Nour Meddahi plaide pour le recours à la planche à billets par opposition à l’endettement extérieur. « Aller à l’endettement externe tant que le dinar est très surévalué et que nous avons d’énormes déficits budgétaires et de balance de paiements serait suicidaire », estime-t-il.

Est-t-il à ce point convaincu que la création monétaire est la bonne solution pour remédier au déficit budgétaire qui se creuse davantage et pour financer l’économie ? Selon lui, le financement non conventionnel doit faire partie d’une série de mesures : « maintien de la trajectoire budgétaire, baisse du dinar, création monétaire par la Banque d’Algérie et réformes structurelles à commencer par l’augmentation des prix de l’énergie ».

 

Lire également :

Pr Nour Meddahi :"Comment le scénario du choc différé conduit l’Algérie à un ajustement brutal par le FMI"

 

 


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2 Commentaires

  • Planche à monnaie de singe ou endettement extérieur,rien ne pourra sauver ce système moribond et à l'agonie.La seule issue de secours ou de sursis c'est la flambée des prix du pétrole.Les experts en économie et en finances ne tiennent pas compte de la nature de l'Etat algérien qui repose sur des bases très fragiles qui ne tiendront pas longtemps.La pérennité de leur système obsolète et anti-démocratique est leur seul programme.Eviter à tout prix une alternance
    même " maison" qui leur échapperait, est leur unique obsession.C'est la peur de rendre des comptes qui les angoissent et les terrorisent,car ils n'ont pas la conscience tranquille !

    Rapporter AKSIL vendredi 15 septembre 2017 15:09
  • Il faut être précis et bien relire ce que M Meddahi a dit et écrit.

    M Medahi est pour un financement mélangé, dévaluation du Dinar, planche à billets et obligataire et n'a à aucun moment dit qu'il était pour un financement exclusivement par la planche à billets que le plus imbécile des économistes sait que ce n'est qu'une fuite en avant qui ne peut se terminer que par une catastrophe financière.

    Preuve que c'est du n'importe quoi, jusqu'à plus ample informé, il semble qu'il n'y a même pas de limite dans la nouvelle loi pour ce système de planche à billet. La loi ne précise pas les montants annuels maximaux que la BA est obligée d'acheter au trésor...

    Rapporter Hayy ibn Yaqdhan mercredi 13 septembre 2017 18:09
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