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Vendredi, 18 Août 2017

  •   Amar Ingrachen
  • jeudi 3 août 2017 16:23

Reda Amrani :« Le comportement du Gouvernement Tebboune est anti-algérien »

 

 

« Sans des investissements, étrangers et nationaux, et sans grande compétitivité, il n’y a pas d’exportation et sans exportations, il n’y a rien ». 

 

 

Le bras de fer Tebboune -Haddad, bien que limité dans le temps, a réussi à ternir l’image du pays vis-à-vis de ses partenaires économiques étrangers et à donner de l’Algérie l’image d’un Etat vulnérable, versatile et intempestif.  La remise en cause de l’essentiel des décisions prises par l’ex-exécutif, notamment le cahier des charges relatif à l’industrie automobile, les dispositions phares du code de l’investissement, la gestion du foncier industriel, les exonérations fiscales accordées aux opérateurs dans certains secteurs jugés porteur de forte valeur ajoutée, etc., vient mettre de l’huile sur le feu en rappelant  l’absence d’une stratégie économique globale, ce qui porte un coup dur à la crédibilité de l’Algérie sur la scène internationale.  C’est ce que pense Reda Amrani, consultant en économie industrielle. « Le comportement du Gouvernement Tebboune est anti algérien. Il va à l’encontre de l’investissement, du développement de l’emploi, de la création des richesses.  On n’aurait pas fait mieux si on voulait porter un coup dur à notre économie toujours naissante.  Le pire est que cela se fait au nom du patriotisme », tonne-t-il en précisant que «  le vrai patriotisme est de laisser les gens investir et de leur donner le temps de bien le faire, de ramener les bons investissements étrangers, et d’exporter. » Et d’ajouter : « Tout le monde se plait des usines de montage automobile alors que très peu se sont plaints des importations de voitures. Il faut savoir que les industries de montage nécessitent des années de travail. C'est un processus long et dont l'intégration est très complexe. Plus de dix métiers interviennent dans le montage d'une seule voiture de plus de 30 000 pièces différentes. Ce n'est pas une affaire de quelques mois. Il faut 10, 15 voire 20 ans pour mettre en place une véritable industrie automobile. Et cela implique une courbe d'apprentissage complexe pour pouvoir accéder à cette technologie, ensuite, la maîtriser. Il faut saisir par là qu'il y a une période d'adaptation et une période de formation ».

 

« On dissuade les investisseurs, nationaux et étrangers »

 

L’Algérie n’attire pas beaucoup d’investissements étrangers et ne fait aucun effort particulier pour y arriver. Bien contraire. Les scandales ayant eu lieu ces derniers temps où on a vu des décisions présentées comme « stratégiques » par l’ex-Exécutif remises en cause et le Premier ministre tirer sur les hommes d’affaires et engager une guerre, sinon politique, du moins médiatique, contre eux, ne sont pas de nature à rassurer les investisseurs étrangers qui sont sur place et encore moins ceux désireux de s’installer en Algérie. Ce type de « conflits », pour récurrents qu’ils soient dans plusieurs pays, n’en cachent pas une certaine instabilité politique et « un manque de vision » qui se répercutent grandement sur le climat des affaire et touche ainsi directement aux intérêts des  opérateurs économiques et, partant, du pays.

Parmi les indicateurs de la qualité du climat des affaires, « la réussite des investisseurs locaux et la stabilités des dispositifs réglementaires régissant la sphères économiques », sont deux éléments fondamentaux. Or, l’Algérie en souffre. Elle est toujours mal classée par Doing Bussiness ( 156 place en 2017). En terme d’attrait des IDE, elle est également mal classée dans le pourtour méditerranéen en  captant moins de 1% des flux d’investissement dans cette région et 1.5 milliard (2016) des 31milliards de dollars destinées aux pays du monde arabe. « Le manque de vision et les ruptures brutales qui se font dans la politique économique du pays ne rassurent ni les investisseurs locaux ni les étrangers. L’Algérie est très mal classée quant à la qualité du climat des affaires et elle le sera encore plus dans les années à venir. Les investisseurs ne viendront pas ici ; ils ont d’autres choix. Et les nationaux, on leur demande de tout faire tout de suite alors que le marché est là pour leur dicter la marche à suivre. Or, sans des investissements, étrangers et nationaux, et sans  grande compétitivité, il n’y a pas d’exportation et sans exportations, il n’y a rien, » explique Reda Amrani.

 


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12 Commentaires

  • Corriger des aberrations devient-il anti-algérien?

    Et quand Rebrab était bloqué de partout pourquoi personne ne s'est manifesté? deux poids et deux mesures.

    Y a plus de gens à principes dans ce pays, l'essentiel l'intérêt au détriment du peuple et du pays.

    Rapporter Barkana lundi 14 août 2017 12:44
  • l ALGERIE N A PAS DE CHANCE ...quand elle est malade on fait appel aux talebs et quand ses dirigeants le sont on les evacue a VAL DE GRACE....et en urgence....malheur a un pays qui s eloigne du savoir...notre elite ou ce qu il en reste a perdu son courage...elle a peur de l effort..elle a peur de monter sur le ring ...elle espere une victoire sans boxer...son plus grand voeux est d etre depute dans nos universites il y a des militants il n y a pas encore de recteurs ..l universite est eloignee de son role de rayonnement du savoir tout se fait sans elle ...notre probleme ce sont nos archaismes quand on a ouvert la voie a l industrie automobile nous avons vu a qui cette ouverture profite nos dirigeants se servent....il y a une seule solution : SAUVER LE PAYS OU SAUVER CE PATRONAT INSATIABLE!!!!

    Rapporter Amar Mokhnache lundi 7 août 2017 10:37
  • L'Algérie est un pays gangrené par la corruption et le népotisme/clientélisme, monsieur Amrani, l'assainissement du climat des affaires commence par là. Vous semblez occulter cet aspect.

    Rapporter Abdeslam Bputi dimanche 6 août 2017 09:56
  • Les experts algériens sont devenus des lobbyistes au service de groupes d'affairistes qui les rémunèrent pour hélas nous induire en erreur. Cet article en est la preuve flagrante. L'Algérie importe du poisson, de la viande,des sacs poubelles, du papier hygiénique bref tout et n'exporte rien en dehors des hydrocarbures. Pourtant , il existe des potentiels énormes dans l'agriculture , le tourisme, les services mais faute de régulateur et surtout de ligne politique, rien ne se fait et on assiste à l'épuisement de notre rente gazière qui - et là les experts devraient le savoir- sera brutale et sans préavis. On aura donc raté le plus important: la transition énergétique avec le bridage du renouvelable.

    Rapporter Respectueusement samedi 5 août 2017 16:55
  • le montage automobile dégage combien de valeur ajoutée par rapport à une unité de devise d'input importé ?
    peut on reduire les importations d'inputs en cas de manque de devises ?non car on agitera le spectre de la perte d'emplois ,comme on le fait pour defendre les concessionnaires .
    le sujet est complexe ,et ,l'ignorance et la paresse empêchent ,ceux qui le doivent de faire le tour de la question .
    nous sommes tous des experts auto proclamés !

    Rapporter nour-eddine samedi 5 août 2017 01:44
  • Il est vrai que tout le tintamarre fait notamment part le responsable de l'industrie sur l'inefficacité des dispositifs SKD et CKD dans la naissance de véritables industries est dangereux pour l'image du pays en terme de crédibilité auprès des opérateurs économiques étrangers. Qu'il y ait des manquements dans les conditionalites et l'encadrement de ces formules d'industrialisation, personne ne le conteste. De là à traiter de pestiférés les opérateurs économiques qui travaillent dans ces créneaux et brandir des épées de Damocles sur leurs têtes, il y a une marge. La pire des choses serait de faire fuir les groupes internationaux voulant investir dans ces créneaux. Car la compétition serait salutaire pour booster le niveau d'integration. Mieux encadrer par un dispositif d'avantages fiscaux en rapport avec le degré d'intégration des produits fabriqués est une piste à explorer. Ce n'est pas l'industrie automobile qui est mal encadrée d'ailleurs car elle prevoit d'atteindre un taux de 40% en 5 ans ce qui est honorable. Mais c'est plutôt l'électroménager qui ne dispose d'aucun encadrement puisque certains importent des produits finis sur lesquels ils collent leurs logos. Ce sont ceux la qu'il faut surveiller et soumettre à des cahiers de charge.

    Rapporter Kahoui vendredi 4 août 2017 15:10
  • Cet article n'apporte que de la confusion ..en compliquant une équation simple et facile à résoudre.
    Depuis 62, le politique a opté pour la rente de ses ressources non renouvelable, une voie sans issue sur le long terme.
    L'Algérie qui dépend de son pétrole pour survivre est dans une position très dangereuse. Cette option pour la consommation en énergie, en devises et en décès à travers la voiture (au lieu des transports en commun) est inappropriée car elle ne crée ni emplois (par rapport au $ investi), ni richesse. Mais tout le monde le sait. Le politique est donc devenu le premier saboteur du pays. C'est donc sans issue puisque le chef de meute et ses hommes de main (tel que ce soit-disant consultant) nous guide vers le trou noir. Prenez l'exemple de la Yougoslavie, de la Turquie et même du Maroc. Ces pays ont utilisé l'industrie auto pour créer des emplois sans se ruiner en devises!!

    Rapporter respectueusementvotre vendredi 4 août 2017 13:08
  • L'Algérie de "la fierté et dignité" virtuelle préfère exporter la stabilité...despotique.
    N.Boukrouh en homme politique avisé a la meilleure analyse de l'impasse algérienne en déclarant:
    " L’Algérie n’a jamais été une seule minute depuis son accession à l’indépendance sur la bonne voie économique. L’économie n’a jamais été pour le système autocratique qui l’a dirigée, sous une forme ou autre (césarisme militaire, parti unique ou faux pluralisme démocratique), une finalité, un but, une dynamique sociale combinant facteurs de production, ressources naturelles, financières et humaines, en vue de créer une économie fonctionnelle et développer le pays, mais un ensemble de moyens gérés patriarcalement pour se maintenir au pouvoir en distribuant la rente quand le pétrole est au plus haut, et en recourant à la dette extérieure quand il est au plus bas.
    Nous sommes toujours dans cette logique, dans ce cercle infernal qui a généré les tares que vous avez citées (fraudes de toute nature et à tous les niveaux, marché parallèle, corruption…). Nous avons déjà payé au prix fort l’ignorance mégalomaniaque de nos dirigeants entre 1962 et 1988, mais au lieu d’en tirer les enseignements et mettre à profit l’exceptionnelle embellie qui a duré de 2002 à 2014, le pouvoir l’a dilapidée et en a fait profiter les faux hommes d’affaires, la mafia politico-financière et tous ceux qui l’ont servie avec la plus grande servilité mais moyennant enrichissement illicite. "
    Aucun économiste ne peut analyser la situation économique d u pays en occultant la dimension politique des régimes autoritaires qui se sont succédé.

    Rapporter AKSIL vendredi 4 août 2017 11:21
  • Exact, on ne devient pas constructeur d'automobiles sur un claquement de doigts. A moins de vouloir fabriquer des cercueils roulants que personne du reste n'achètera, il faut bien se rendre à l'évidence qu'on ne peut pas aller plus vite que la musique et qu'on ne forme pas un ouvrier qualifié en mécanique automobile en six mois. Surtout quand il y va de la vie de l'acheteur.
    Mais quel est le QI de nos dirigeants, c'est pas possible, les têtes d'ampoules ont toutes fui au Canada!
    Le constat que fait Réda Amrani d'un gouvernement brouillon et impulsif est très inquiétant pour l'industrialisation du pays, dont on ne peut plus faire l'économie aujourd'hui sous peine de régresser au rang de la Somalie avec BHL avide de printemps arabe à nos trousses.

    Rapporter LHomme de Méchta vendredi 4 août 2017 10:59
  • Pour qui roulez vous Monsieur ?

    Rapporter Mahmoud vendredi 4 août 2017 10:44
  • Encore un expert en paroles qui proposent des solutions éculées ou du moins inappropriés.

    Parler de l'industrie automobile qui nécessite entre 10 et 20 ans d'expérience, d'investissements humains et financiers pour imposer des usines mécano est bête et c'est un euphémisme.

    Pourquoi s'enfermer dans ce carcan d'industrie automobile alors que celle-ci est appelée à disparaître sous sa forme actuelle par son remplacement de production de véhicules autonomes ou encore propres.

    L'industrie automobile n'est et n'a jamais été une fin en soi. Les marques dans le monde se comptent sur les doigts de deux mains alors que les pays sont au nombre d'une bonne 200taine. Est-ce que tous ces pays veulent avoir une industrie automobile ? Bien évidemment non. La Suisse, le Benelux, le Portugal, pour ne parler que des pays de proximité sen dispensent et ils ne sont pas morts.

    Comme chacun sait, les IDE sont cette espèce de fonds vautours qui ne recherchent qu'une retour sur investissement rapide et à rapatrier au plus vite les dividendes sans réinvestissement. Tout investisseur, bien évidemment ne recherche que son propre intérêt, il n'est pas un philanthrope pour penser bien être des populations où il investit son argent.

    Le mal algérien réside dans son administration sclérosée qui fait et défait des décisions qui lui semblaient valables un temps et qui ne lui sont plus un autre temps. Teboune par exemple était ministre sous Sellal, pourquoi n'a-t-il jamais fait une proposition même sortant du cadre de ses prérogatives ministérielles ? A l'évidence c'est qu'il a eu des informations pendant qu'il était ministre qui sont devenues caduques une fois qu'il a eu le primauté ministérielle. Des hommes et des femmes sont versatiles et serviables selon que vous soyez fort ou faible. Ils ne recherchent donc, à leur tour, que leur propres intérêts au détriment donc du pays qu'ils sont sensés servir.

    Mettre des bâtons dans les roues d'investisseurs algériens tel que Rebrab afin de bloquer sa croissance bénéfique pour l'Algérie n'est pas ce qu'on appelle du patriotisme mais bien du sabotage et de la traîtrise.

    Servir Haddad en l'autorisant sans raison et en contravention avec la loi à acheter un hôtel de luxe en Espagne c'est là aussi desservir le pays et honorer le fort du moment car proche du pouvoir dans l'attente d'un retour d'ascenseur.

    Ces corruptions, cette administration, cette non gouvernance sont les seules responsables de la situation de l'Algérie qui perdure en dépit des sommes astronomiques tirées du sous sol et "investies" et/ou dilapidées dans des chimères car on n'a jamais vu personne, le jour de sa mort, traîner derrière lui, son trésor, surtout mal acquis.

    Teboune est anti algérien mais il n'est pas le seul, ce qui ne l'excuse pas car seul un véritable coup de balai des ces vieux "révolutionnaires" et consorts sera à même de rendre au pays son autonomie et sa prospérité.

    Rapporter Vangelis vendredi 4 août 2017 10:32
  • Complètement à côté de la plaque. C'est à se demander à quoi servent nos facultés de sciences économiques.

    Rapporter abu al alaa al maari jeudi 3 août 2017 21:15
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