Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Samedi, 21 Octobre 2017

  •   Amar Ingrachen
  • lundi 31 juillet 2017 16:49

Algérie :« L’endettement n’est pas un signe de malaise mais une question de logique »(Ali Benouari)

 

 « Aucun projet dans le monde n'est autofinancé à 100% », assure Ali Benouari.

Le recours à l’endettement extérieur est-il une mise à genou du pays comme le dit le Premier ministre ? « Il est hors de question de recourir à l'endettement extérieur et nous ne voulons même pas y penser. Nous refusons d’hypothéquer notre souveraineté quelle que soit la situation, et ce sont là les instructions du président de la République », a déclaré dernièrement  Abdelmadjid Tebboune à l’issue de la réunion de préparation de la Tripartite qu’il a tenue avec le patronat et l’UGTA. Mais, à force d’insister sur ce point, le gouvernement donne l’impression de ne pas être sûr de ces choix. 

« Aucun projet dans le monde n'est autofinancé à 100 »

Ali Benouari, ex-ministre du Budget et expert international en finance,  qualifie d’ « étranges » les propos de Tebboune sur l’endettement extérieur. « Le monde entier et toutes les entreprises saines s'endettent. La Suisse n'est pas en reste. Ce qui n'a rien à voir avec l'aisance ou l'absence d'aisance financière. C'est juste une question de logique et de calcul économique. On s'endette pour un projet censé assurer une certaine rentabilité, en engageant les banques à le financer. Ce qui est plus prudent que d'engager ses fonds propres à 100% . Si le projet est rentable, en effet, il dégagera de quoi le rembourser et si un incident de parcours, non prévu, se produit, c'est le prêteur qui perd le plus », explique-t-il en précisant que cette façon de faire est une sorte de « partenariat, qui est résumé par le ratio debt/equity ». « Pratiquement aucun projet dans le monde n'est autofinancé à 100%. Un projet financé par de la dette est entouré par plus de garde-fous. Car là, les règles de calcul de rentabilité et de suivi de l'investissement s'appliquent dans toute leur rigueur. Par contre, aucun projet n'est financé par les banques si son objet est de produire des biens non marchands », a-t-il ajouté.

L’endettement extérieur, « un gage de transparence »

Ali Benouari  évoque, pour rejeter la diabolisation du recours à l’endettement extérieur, nombre d’éléments. « Si la rentabilité est à long terme et/ou si l'utilité sociale est prédominante, ce sont des établissements spécialisés (Banque mondiale, banque africaine, Banque Européenne de développement...) qui entrent en jeu. Le prêteur examinera son impact sur la rentabilité globale du projet sur le pays (impacts macro-économiques, environnementaux ou sociaux notamment), de nature à accroître à long terme l'efficacité et la croissance du pays. Pour avoir négligé ce bon sens élémentaire, on a eu une autoroute mal conçue, mal réalisée, avec des surcoûts qui auraient été évités si celle avait été financée par la Banque mondiale ou la Banque africaine de développement ou une autre institution financière spécialisée », affirme-t-il en soulignant que l’Algérie aurait pu avoir recours à ce mode de financement dans la réalisation des barrages, des chemins de fer, des ports, ainsi que les projets industriels privés. Mais pas seulement, car, en plus des  opportunités économique que l’endettement extérieur peut offrir, il garantit une certaine « transparence » puisque, « dans le financement par endettement, il y a appel d'offres contrôlé par le prêteur, ce qui élimine les pots-de-vin ».

Encadrer l’endettement au lieu de le diaboliser

Tout en considérant que l’endettement extérieur est une option tout à fait défendable, Ali Benouari estime qu’il existe un minimum de règles à observer pour ne pas se faire conduire à l’échafaud.  « L'endettement doit être encadré dans certaines limites, ce qui réduit le risque d'aboutir à un endettement excessif. Pour un particulier, la règle universelle est 1/3 des revenus. Pour un pays, l'endettement extérieur doit être contenu dans ce qu'on appelle le debt service ratio ou ratio du service de la dette. C'est à dire qu'un pays ne doit pas consacrer plus de 25 à 30% de ses recettes en devises au remboursement du principal et des intérêts annuellement dus sur sa dette extérieure », recommande-t-il.

 


Évaluer cet élément
(6 Votes)

Laissez un commentaire



4 Commentaires

  • Le non-endettement d'un pays est-il le signe d'une vitalité économique d'un pays ?Quels sont les pays non endettés dans le monde ?Si oui est-ce ces pays se portent bien économiquement ?C'est aux économistes et aux experts financiers de nous éclairer.
    La Roumanie de Ceausescu n'avait pas de dette, mais le pays était à la dérive économiquement et politiquement.

    Rapporter AKSIL mardi 1 août 2017 21:06
  • Cet ancien ministre du budget auto proclamé expert international est dans le faux.

    Il prend l'exemple de sociétés, par définition privées, pour faire croire que ces sociétés fiancent à crédit leurs investissements au lieu de puiser dans leurs fonds propres.

    Un État n'est pas assimilable à une société ou à un particulier.

    Est-ce que les USA financent leurs projets à crédit ? Oui et non, puisque les financements obtenus sur les marchés le sont en $ qui est leur propre monnaie et il leur suffit de faire fonctionner leur planche à billets pour avoir à profusion ces $. Est-ce que les pays européens financent aussi leurs infrastructures ou leurs investissements à crédit ? Bien évidemment non puisque là aussi leur banque centrale est là pour inonder les pays qui la composent de billets presque gratuits et même à taux négatifs.

    La Grèce, conseillée par un bankster de W.S a emprunté à tout va en maquillant ses comptes publics. La bombe lui a explosée en pleine figure et s'est tournée vers l'Europe à laquelle elle appartient pour l'aider à combler ses déficits par des emprunts. Est-ce qu'elle a été déclarée en faillite ? Bien évidemment non ?

    Ces exemples, des pays US et Européens, sans même parler de la Chine, de la Grande Bretagne ou encore du Japon et de la Russie, ne peuvent se comparer à l'Algérie puisque ces pays ou groupes de pays ne vont pas, jamais, s'adresser à des bailleurs de fonds tels la Banque Mondiale ou le FMI, organismes qui ont été créés pour les pays sous développés qui sont soumis au diktat des pays occidentaux qui leurs fixent le taux et la quantité de fonds qu'ils peuvent lever ou obtenir souvent en s'agenouillant et en se soumettant à des conditions draconiennes de ces institutions.

    Si ce Benouari s'est soumis à ces mêmes conditions pour obtenir sa nationalité suisse et se présenter aux élections locales de ce pays, c'est son affaire mais qu'il se tienne en dehors des affaires de l'Algérie qu'il n'a pas été capable de gérer selon son mode de fonctionnement lorsqu'il était ministre du budget et que probablement ses décisions de l'époque sont en partie responsables de la situation actuelle du pays.

    Rapporter Vangelis mardi 1 août 2017 10:58
  • Bravo, mais un tel article écrit en ces termes démontre clairement non seulement la distance du pays et ses institutions spécialisées des normes internationales mais aussi expose au monde le côté très primaire ou plutôt primitif de l’économie telle que pensée et établie en Algérie.
    Une économie essentiellement étatique et / ou basée sur la propriété privée. 2 systèmes qui font leur chemins en parallèle en s’ignorant quand ils ne se sont pas démonisés l’un l’autre.
    Pourquoi ?
    A ce jour on ressent de par le monde qu’un certain esprit que j’appellerai si vous me le pardonnez esprit de « maquisards » qui après 55 ans d’indépendance, prédomine dans l’Algérie qui en est toujours à défendre sa souveraineté, etc. à moins que qu’il ne s’agit que d’une certaine couverture de certains intérêts investis par une certaine classe sociale ou encore que d’un mix entre ces 2 notions.
    En tous cas, cette classe sociale semblant être limitée dans sa compréhension du monde, ne devrait pas ignorer que l’Algérie fait partie du monde et que le monde, les populations et les flots financiers bougent dans tous les sens, notamment et toujours en direction du plus grand profit. Un profit maîtrisé et contrôlé et surtout en toute transparence.
    Je lis beaucoup sur la Bourse d’Alger et comment celle-ci n’arrive pas à décoller. Je ne chercherai pas le pourquoi de cela mais ce que l’on pressant de par le monde est que l’Algérie s’essaye a faire comme la Chine, c’est-à-dire faire du capitalisme a partir d’une direction communiste. Ce que l’on ignore est que c’est le capitalisme qui en délocalisant sa base manufacturière a malencontreusement enrichi la Chine. Mais cela est une autre histoire. Amicalement.

    Rapporter Faro Laz mardi 1 août 2017 08:57
  • LE PROBLEME CE N EST PAS LA DETTE ...LA DETTE BIEN COMPRISE POURRAIT ETRE UN EXCELLENT MOYEN DE RECONSTITUER LE CAPITAL...A CONDITION BIEN SUR QUE CETTE DETTE LA SOIT PLACEE DANS DES PROJETS FECONDS..UTILES...DANS LA TRANSPARENCE ET LOIN DE L IMPUNITE ACTUELLE!
    NOUS DEVRONS BENIR CETTE CRISE QUI NOUS A MONTRE ET PROUVEE QUE MEME AVEC LES 70 000 MILLIARDS DE DINARS INJECTES DANS LE DEVELOPPEMENT IL N Y A EU AUCUN EFFET MESURABLE NI SUR LE CHOMAGE...NI SUR LA REDUCTION DES IMPORTATIONS..NI.....NOTRE DRAME C EST QUE NOUS AVONS DES DIRIGEANTS QUI SONT DES HOMMES POLITIQUES ...SANS COMPTER LES FILS DE ...LES ENFANTS DE.....LES FEMMES DE.....QUI BAIGNENT EN MER CONQUISE DANS L IMPUNITE...L ENDETTEMENT DANS CETTE CONDITION SERA UNE VERITABLE MENACE POUR L AVENIR DU PAYS...

    Rapporter AMAR MOKHNACHE lundi 31 juillet 2017 22:16
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Le CPP célèbre le centenaire de la Révolution d’Octobre en compagnie de Ould Kaddour (PDG de Sonatrach)

Sondage

Le discours de Ahmed Ouyahia sur les déficits publics a provoqué une chute du dinar sur le marché parallèle de la devise. Est ce que vous avez l'intention de

Vidéos

Malika Rahal: "L'UDMA une contribution meconnue au mouvement national"

A ne pas manquer

Prev Next

La Banque mondiale appelle le Maroc à investir dans le capital immatériel pour accélérer son émergence économique

La Banque mondiale (BM) appelle le Maroc à réorienter ses politiques publiques vers le développement de son capital immatériel, afin de réaliser un rattrapage économique accéléré.

Algérie : Bouteflika appelle la presse à être " au service des intérêts suprêmes du pays "

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a exhorté samedi la famille de la presse à être au service des intérêts suprêmes de l'Algérie en contribuant à l'éclaircissement des faits, en émettant des critiques objectives sur les insuffisances mais surtout en œuvrant à la promotion de l'image de l'Algérie à travers le monde.

Algérie : La télé-déclaration et le paiement électronique des impôts "obligatoire" pour les grandes entreprises

Le Gouvernement compte rendre « obligatoire » la télé-déclaration et le paiement électronique des impôts pour les grandes entreprises.