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Samedi, 19 Août 2017

  •   Algérie Presse Service
  • dimanche 30 juillet 2017 20:22

L'Algérie n'aura pas recours à l'endettement extérieur en dépit des difficultés financières (Tebboune)

 

"Il est hors de question de recourir à l'endettement extérieur et nous ne voulons même pas y penser. Nous refusons hypothéquer notre souveraineté quelle que soit la situation, et ce sont là les instructions du Président de la République".

 

Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé dimanche que l'Algérie n'aura pas recours à l'endettement extérieur en dépit des difficultés financières induites par la chute des prix du pétrole.

"Il est hors de question de recourir à l'endettement extérieur et nous ne voulons même pas y penser. Nous refusons hypothéquer notre souveraineté quelle que soit la situation, et ce sont là les instructions du Président de la République", a déclaré M. Tebboune lors de la réunion préparatoire de la prochaine Tripartite (Gouvernement-Patronat-UGTA).

"Face aux déséquilibres macroéconomiques dans le contexte du recul des recettes pétrolières, nous allons compter sur nos capacités, petites ou grandes soient elles", a-t-il ajouté. En dépit de la "situation tendue", l'Etat dispose de moyens matériels lui permettant de continuer à financer les projets de développement prioritaires notamment en matière de logement, de santé, d'enseignement, à payer les salaires et à importer à hauteur de 35 milliards de dollars par an, a soutenu le Premier ministre.

En fait, "l'ambition de l'Algérie est beaucoup plus grande, puisqu'elle vise à être, le plus rapidement possible, au diapason des pays émergents par la mise en place d'une économie intégrée", a indiqué M. Tebboune.

Rationaliser la dépense publique

Soulignant que l'Etat compte poursuivre les programmes d'investissement public mais de manière "plus rationnelle", le Premier ministre, a estimé que "le moment est venu de procéder à une évaluation des efforts consentis (en la matière), d'autant que les investissements publics accaparaient près d'un tiers du PIB, ce qui est énorme", a-t-il dit.

Il a indiqué que "l'investissement public imprime une dynamique à l'économie nationale, mais que seule l'entreprise peut réellement créer de la richesse". "Aussi, importe-t-il de miser sur les PME plutôt que sur les grands investissements qui n'ont pas apporté les résultats escomptés", a-t-il ajouté, précisant que les PME "ne nécessitent pas d'importants financements et donnent des résultats rapidement".

Précisant que les PME seront orientées vers la satisfaction des besoins du marché local, l'un des plus importants marchés de consommation de la région, le Premier ministre a affirmé que "nous devons être les premiers à bénéficier de notre marché. Nous n'importerons plus de biens de grande consommation si nous réussissons à développer un tissu local de PME".


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4 Commentaires

  • Tout à fait !
    Une déclaration à prendre aussi au sérieux que celle qui consistait à séparer argent et pouvoir

    Rapporter sam24 lundi 31 juillet 2017 11:19
  • @ Faro Laz:

    1) Je vous rappelle qu'il y a deux guerres a nos frontieres : une en Lybie et une autre au Mali, sans compter tous les terroristes presents sur notre territoire. Donc si vous voulez diminuer le budget de la defense, ne vous etonnez pas si vous obtenez le chaos.

    2) Les depenses militaires de l'Algerie par rapport a son PIB sont minimes d'un point de vue international. Regardez plutot ce que depensent les Etats-Unis ou la Chine sur la defense en termes de PIB et vous verrez que nous sommes tres loin.

    Rapporter Patriot DZ lundi 31 juillet 2017 11:10
  • L’Algérie mondialement connue pour sa stabilité politique de façade, la profonde pénétration de la corruption et ses luttes contre l’extrémisme fait que tout investissement domestique et / ou international se paye en couts supplémentaires. Plus grave est ce développement tel que pensé depuis 55 ans en Algérie est connu pour être très un-orthodoxe et hors normes.
    Parce que l’instabilité politique, la corruption, les luttes contre l’extrémisme sont relativement connues de par le monde, c’est cette distance plutôt grande des normes qui a définitivement entravé et en permanence le développement du pays.
    À ce développement plutôt raté d’aujourd’hui, l’Algérie marquée par un retard de croissance que son économie axée uniquement sur l’exportation des hydrocarbures et importations générales quasiment sauvages de tout est connu de tous et cela prendra beaucoup pour attirer les investissements étrangers, selon tous les media spécialisés.
    En plus les racines militaristes du régime qui font que l’Algérie avait décidé d’investir lourdement dans ses forces armées en défaveur d’un engagement envers les droits de l’homme et de la durabilité d’un système honorable et juste ne lui donne pas bonne presse. Son approche en négligeant le bien-être de ses citoyens, le pays a perdu le respect sur la scène mondiale ce qui pourrait entacher à son manque d’attractivité pour les puissances financières.
    Donc ce n’est pas qu’il soit hors de question de recourir à l'endettement extérieur mais plutôt comment s’incorporer dans le monde et y avoir des relations normales et soutenues pour favoriser un développement réel et durable. Pour cela, seul un renouveau en profondeur ou plutôt une refondation totale de la république sur des bases universellement acceptées pourrait rétablir le pays dans la place qui lui est due dans le monde. L'Algérie a perdu beaucoup de temps mais il n'est jamais trop tard pour commencer et une fois commencée, faisons le bien pour une fois. Merci d'avance.

    Rapporter Faro Laz lundi 31 juillet 2017 09:52
  • Espérant que ça ne saurais pas parole parole et parole

    Rapporter ami tousse dimanche 30 juillet 2017 22:11
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