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Jeudi, 27 Juillet 2017

  •   Aissa MANSEUR *
  • vendredi 14 juillet 2017 08:38

Entre flambée et effondrement des prix des produits agricoles, à quand la régulation du marché ?

Une anarchie indescriptible règne dans les marchés, presque de tous les produits notamment les produits agricoles.

 

Les observateurs économiques les plus avertis ne peuvent expliquer ce phénomène, les prix des produits qui  augmentent de plus de 100%  en un temps record, les spéculateurs sont ils aussi puissants que cela ?

Si on prend le cas des viandes blanches, une alternance de 200 et 400 da le kg de poulet presque chaque deux mois ! Quel est ce phénomène ?

Les prix des fruits et légumes augmentent de plus de 60% en l’espace d’une journée ! Quel est ce phénomène ?

 C’est du jamais vu ! Une instabilité des prix qui alère   davantage le pouvoir d’achat de la plus grande frange de la population.

Avant de penser à développer l’agriculture, avant de se précipiter à contracter des partenariats avec les étrangers pour la réalisation de méga-projets, messieurs les responsables, trouvez des solutions pour les micro-projets !!! Trouvez les mécanismes adéquats de régulation du marché  et surtout trouvez autre chose que l’obligation de facturation, les agriculteurs ne sont pas tous en mesure de le faire du fait que nos exploitations agricoles n’ont aucune existence juridique et une grande majorité des agriculteurs attendent impatiemment la  régularisation de leurs terres pour se conformer  à la réglementation, il faut impérativement les assurer parce qu’ils haïssent la  paperasse et craints surtout le fisc ......de grâce légiférez en faveur de ce secteur névralgique !

Actuellement c'est tout le monde qui se réjouit de l’effondrement des prix des produits agricoles mais personne ne se souci des agriculteurs qui encourent des pertes considérables et qui voient leurs revenus très affectés par cette situation

On a demandé aux agriculteurs de relever les défis et de produire plus, la chose est faite.   Le marché est inondé par divers produits agricoles avec des prix accessibles a tout le monde, et c’est tout ce monde qui en profitent a part les agriculteurs, producteurs de ces denrées, c’est inconcevable et inacceptable 

On a toujours plaidé en faveur de notre agriculture paysanne qui peut ‘’nous  suffire’’ en termes d’alimentation pour peu qu’elle ne soit pas délaissée, qu’elle soit encouragée, accompagnée et soutenue.

La protection des revenus des agriculteurs est nécessaire pour qu’ils puissent  produire en toute quiétude sans se soucier de l’augmentation de l’offre qui conduit à la baisse des prix, parce qu’en dernier lieu c’est eux qui en subissent les conséquences

J’interpelle ceux qui leurs ont demandé de relever le défi également en œuvrant à ce que les agriculteurs ne doivent jamais être victimes des «  aléas du marché ».

* expert en agriculture, conseiller à l'export

 

 


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1 Commentaire

  • Divers dysfonctionnements peuvent déstabiliser le marché du blé. C'est le cas de la fraude aux "fausses livraisons" de blé aux Coopératives de Céréales et de Légumes Secs (CCLS) dépendant de l'OAIC .

    TRAFIC DE LIVRAISONS DE BLE DUR
    Le correspondant d'un quotidien national dénonce dans l'édition du 13.07.2017 de fausses livraisons de blé dur dans les docks de l'OAIC (Tiaret). Selon lui, du blé importé et cédé par l'OAIC à des minoteries au prix de 2500 DA le quintal est présenté au niveau des CCLS comme étant issu de la production locale. Les CCLS achètent alors ces lots de blé à raison de 4500 DA le quintaL

    Au delà du courage du journaliste dénonçant de tels agissements, on peut se demander quelles mesures simples pourraient permettre de lutter contre ce type de fraude. Celles-ci sont de plusieurs ordres :
    -analyser l'historique des livraisons d'une exploitation,
    -prélever un échantillon de toute livraison réalisée au niveau des CCLS. Echantillon qui devrait être cacheté et conservé une année au moins à des fins d'analyses.
    -réaliser des analyses concernant les impuretés de l'échantillon,
    -réaliser des analyses concernant la composition de l'échantillon.

    ANALYSE DE L'HISTORIQUE DES LIVRAISONS
    Dans les cas de fraudes, outre sa production, l'agriculteur livre à la CCLS des remorques de blé importé. L'addition de ces deux origines implique donc d'importants volumes. En comparant avec les moyennes annuelles livrées habituellement par l'agriculteur, on peut donc soupçonner un cas de fraude. Surtout si l'agriculteur n'est pas concerné par des mesures telles : développement récent de l'irrigation ou exploitation de nouvelles terres. Un autre moyen de vérification concerne les quantités de semences, engrais, produits phytosanitaires et carburants achetés durant la campagne agricole. En général, il existe une corrélation entre ces intrants et les hectares cultivés.

    ANALYSES CONCERNANT LES IMPURETES DE L'ECHANTILLON
    Les céréales importées le sont selon un cahier des charges établi par l'OAIC. Ce cahier des charges est extrêmement strict. Il prévoit notamment que les lots de blés importés ne doivent pas contenir d'impuretés. Celles-ci concernent essentiellement les graines provenant de mauvaises herbes, d'autres cultures (lentilles, colza …) ou d'autres céréales (orge ou avoine). Le faible niveau d'impuretés dans les lots des blés importés est lié d'une part à la haute maîtrise technique des agriculteurs étrangers, notamment dans le cas du désherbage et d'autre part à la maîtrise des organismes de stockage. Ces derniers savent éliminer toute présence de graines de mauvaises herbes dans les lots de blé dans leurs silos.

    ANALYSES CONCERNANT LA COMPOSITION DE L'ECHANTILLON
    Chaque variété de blé dur ou de blé tendre possède une signature biochimique. Trois grains de blé suffisent pour analyser par électrophorèse les protéines. On peut alors observer des bandes caractéristiques qui correspondent aux différents types de protéines, notamment les gliadines et les gluténines. Ces techniques d'analyses sont à la portée de nombreux laboratoires universitaires algériens et de ceux de l'Institut Technique des Grandes cultures. Comme les variétés cultivées en Algérie sont différentes de celles qui sont importées, une simple analyse en laboratoire permet de déterminer le nom des variétés de blé dur constituant un lot.

    SANCTIONNER LOURDEMENT LES FRAUDEURS
    Il apparaît donc que la simple prise d'échantillons de blé permet une identification de l'origine des lots : production locale ou importation. Certes, cette identification se fait à postériori, c'est à dire après que les grains aient été réceptionnés et que le versement financier ait été opéré. Mais, dans un Etat de droit, rien n'empêche qu'après analyse, l'opérateur fraudeur soit identifié et lourdement sanctionné.

    Rapporter Djamel BELAID vendredi 14 juillet 2017 15:38
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