Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Vendredi, 23 Juin 2017

  •   Younès Saadi
  • jeudi 13 avril 2017 14:26

Devant le renchérissement des fruits, les Algériens consomment de plus en plus de… yaourt

photo publiée sur : http://www.produits-laitiers.com.

Cette réorientation de leurs habitudes alimentaires s’explique par la stabilité relative des prix du yaourt.

 

Depuis le mois de janvier dernier, la consommation de yaourt enregistre une hausse remarquable que nous avons pu vérifier auprès des commerçants et consommateurs à Alger et Bouira. A Alger, plus précisément à Bab El Oued, un commençant tenant un magasin d’alimentation générale nous a affirmé que « les consommateurs achètent de plus en plus du yaourt » si bien qu’« on se retrouve parfois en rupture de stock ». Même son de cloche à Mesdour, dans la wilaya de Bouira. Des commerçants interrogés indiquent que « le yaourt est devenu le produit le plus demandé après le lait et le pain ».

 

Des producteurs confirment la tendance haussière

 

Une source à la Laiterie Soummam, implantée dans la zone d’activité de Taharacht, à Akbou (wilaya de Bejaia), et qui fournit plus de 40% du yaourt que consomment les Algériens, nous a confirmé cette hausse de la demande. « Effectivement, la demande a explosé au cours des deux derniers mois », nous a-t-elle confié sous le couvert de l’anonymat.

Installé dans la même zone industrielle, le producteur du yaourt Ramdy vit la même situation. Son carnet de commandes a connu une hausse entre 10 et 15% durant le mois de mars dernier. « La croissance de la commande était à 5% environ en janvier et février, mais au mois de mars, les choses se sont accélérées pour se situer entre 10 et 15% », affirme un responsable de l’entreprise.

La laiterie Hodna basée à M’sila n’est pas en reste. Ses machines tournent depuis quelques semaines à plein régime pour répondre à la demande. « Nous sommes face à une croissance inhabituelle », nous a déclaré un cadre de cette entreprise. Et d’ajouter : « Je n’ai pas encore les chiffres exacts, mais je peux vous confirmer que nos produits ont connu une demande importante au cours des deux derniers mois ».

 

Le malheur des uns fait le bonheur des autres

 

L’explosion de la consommation de yaourt s’expliquerait par deux facteurs essentiels. Le premier est la flambée des prix des fruits suite à l’instauration des licences d’importation pour la banane et la pomme. Cette mesure a provoqué en premier lieu la hausse des prix de ces deux produits avant de toucher l’ensemble des fruits dont l’orange, la fraise et même la pomme locale. La cherté des fruits a orienté les consommateurs algériens vers le yaourt qui joue le rôle de roue de secours alimentaire en cette période. Un aviculteur rencontré à Mesdour, dans la wilaya de Bouira, nous a confirmé ce changement forcé des habitudes alimentaires : « Je suis obligé d’acheter des yaourts à la place des fruits. On ne peut plus se permettre ni fruits importés ni ceux produits localement. »

La deuxième raison de cette augmentation de la consommation de yaourt est liée à la stabilité des prix de ce produit. Il est parmi les rares produits alimentaires dont les prix n’ont pas connu une flambée en janvier et février.

Il y a lieu de noter que l’Algérie compte actuellement huit producteurs de yaourt qui mettent sur le marché plus de 100 produits. Il s’agit de Soummam, Danone, Hodna, Trêfle, Betouche, Ramdy, Hadra et Palma Nova.


Évaluer cet élément
(9 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

2 Commentaires

  • En matière de yaourts et de desserts à base de produits laitiers, il est possible de réduire la facture des importations de poudre de lait.
    LAIT DE SOJA ET AGAR-AGAR
    La solution passe par la fabrication de lait de soja. Il suffit de faire tremper 24h des graines et de les presser pour obtenir ce précieux liquide. Additionné d'épaississant (agar-agar ou poudre de caroube) et d'arômes, il permet alors d'obtenir un produit fini.
    INTEGRER PLUS DE MATIERE PREMIERE LOCALE
    C'est aux pouvoirs publics d'exiger de la profession plus d'utilisation de matière première locale et de produits de substitution au lait animal. Un groupe tel Danone possède l'expertise nécessaire. Mais les universitaires formés localement et recrutés dans des unités de recherche des entreprises locales pourraient être en mesure d'innover.
    DANETTES A BASE DE SOJA
    En Europe, des sociétés telles Bjorg.fr ou SojaSun.fr sont passées maître dans la production de desserts à base de laits végétaux. Qu'attendent nos industriels?
    Sur internet des amateurs éclairés mettent en ligne des vidéos de recettes sans lait d vache. C'est le cas de " Crème au chocolat et lait de soja" de "Chef iatto tv".
    Djamel BELAID. Ingénieur Agronome.

    Rapporter Djamel BELAID vendredi 14 avril 2017 08:03
  • "Je suis obligé d’acheter des yaourts à la place des fruits. On ne peut plus se permettre ni fruits importés ni ceux produits localement" Quelle tristesse que de lire un tel constat.... dans un pas qui dispose de terres arables, de bras et de plus de 100 milliards de dollars de réserves de change!!!
    Jusqu'à quand les algériens et notamment les jeunes en pleine croissance vont-ils être "privés de fruits" une punition que nos parents nous administraient en cas d'indiscipline ou de comportements non respectueux. Quelles fautes aurait commis le chef de famille algérien pour se voir infligé de tels tourments? Tous les diététiciens ne recommandent-ils pas de consommer 5 fruits et légumes par jour par personne pour maintenir une bonne santé et éviter les maladies et surtout des déficiences pour les enfants, adolescents et jeunes adultes en période de croissance?
    Le gouvernement doit choisir: dépenser plus pour guérir les gens ou économiser sur le chapitre "dépenses de santé" grâce notamment à un régime alimentaire équilibré que seule la disponibilité d'aliments sains et à des prix abordables peut permettre.
    La société civile et notamment les syndicat de salariés ne doivent pas rester les bras croisés et attendre que les vampires de la spéculation leur sucent le sang sous la regard détourné et froid de responsables complices!
    Il faut relancer les coopératives de consommation et les organiser en centrale d'achats. Elles pourraient établir des conventions avec les producteurs et arboriculteurs qui se plaignent souvent de manquer de bras pour récolter et parfois laissent pourrir les fruits sur les arbres. Voilà un bon terrain de coopération et de partenariat gagnant-gagnant. C'est également une opportunité pour multiplier les ateliers artisanaux de séchage de fruits et légumes et de conditionnement des produits agricoles sous des formes qui préservent leur qualité nutritive.
    A l'instar de ce que font les autorités municipales de certains pays, il est possible de soutenir la création de jardins potagers dans les villes.Les récoltes permettent à beaucoup de personnes de manger des produits sains ( ce qui, soit dit en passant, est une prévention contre les risques d'obésité que génère la mal-bouffe) mais aussi permet de créer du lien social, de passer de bons moments entre copains et parents.
    Quand je vois des milliers de retraités algériens encore capables de travailler, se limiter à "tuer le temps", assis sur les bancs publics à attendre l'heure de rentrer chez soi ou d'aller faire sa prière, je pense que c'est un vrai gâchis et une double perte pour eux mêmes et pour la collectivité. Ils peuvent, pour peu qu'on leur donne des petits espaces à cultiver, faire pousser des choses utiles pour améliorer leur ordinaire ou pour embellir l'environnement.
    Évidemment, cette idée ne remplacera pas une bonne politique publique de l'agriculture qui exige d'être bien pensée et confiée à ceux qui ont du savoir-faire et un sens de l'entreprise et non pas à des affairistes qui, peut être, savent faire des profits mais au prix d'un appauvrissement de la société....Le bon sens commande de bien traiter sa monture si on veut aller loin, c'est valable pour les salariés qui s'ils n'arrivent pas à nourrir convenablement leur famille ne pourront pas être productif et compétitif... sauf à vouloir faire appel de plus en plus aux travailleurs étrangers pour exécuter le projets nécessaires au développement du pays.

    Rapporter LAHLOU vendredi 14 avril 2017 03:09
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Le CPP résiste aux coupures d’Internet et attend un Macron algérien

Sondage

Ahmed Ouyahia a appelé le gouvernement Tebboune à privatiser les entreprises publiques en difficultés. Vous pensez que cette mesure est :

Vidéos

Maghreb Mobile Expo, un salon algérien dédié aux Smartphones- Saïd Benmesbah

A ne pas manquer

Prev Next

Protestation au Rif : Des ONG internationales interpellent les autorités marocaines sur les cas de violences policières

Les ONG internationales Amnesty International (AI) et Human Rights Watch (HRW) appellent les autorités marocaines à faire la lumière sur les cas de violences policières qu’auraient subies les militants de la contestation du Rif.

Algérie: Le nouveau Directeur général d'Algérie Poste installé dans ses fonctions

La ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du numérique, Houda-Imane Faraoun, a procédé jeudi à Alger à l'installation de Abdelkarim Dahmani en qualité de directeur général de l'établissement public Algérie-Poste;

Tunisie: Les femmes rurales estiment que l’Etat néglige l’amélioration de leurs conditions (sondage)

” Sur un total de 680 femmes rurales de 8 régions du pays interrogées dans le cadre d’un sondage, 87,9% estiment que l’Etat néglige l’amélioration de leurs conditions”, a souligné jeudi Yosra Mekaddem, chef du projet “renforcement de la participation de la femme rurale dans la vie publique” au sein de l’organisation “I Watch”.