Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Vendredi, 24 Mars 2017

  •   Entretien réalisé par Karim Sabeur
  • mercredi 4 janvier 2017 09:08

Exportations hors hydrocarbures: "L’Algérie n’a d’autre choix que de conquérir le marché africain" (Kamel Rezig)

Kamel Rezig, économiste et enseignant d’économie à l’université de Blida (dr)

Le professeur Kamel Rezig, enseignant d’économie à l’université de Blida revient dans cet entretien sur les opportunités offertes à l’Algérie par le marché africain pour diversifier son économie notamment dans la conjoncture de baisse des revenus pétroliers. Il revient aussi sur l’un des événements ayant marqué l’année dernière, à savoir le Forum africain de l’investissement et des Affaires, même si son appréciation diffère selon les opinions des acteurs en présence sur la scène économique.

 

Comment voyez-vous l’organisation par l’Algérie du Forum africain de l’investissement et des Affaires en 2016 ?

C’est un bon choix d’organiser cette manifestation par notre pays et surtout à ce moment précis car il doit s’orienter vers une économie diversifiée et visant l’exportation hors hydrocarbures. Le continent africain offre des opportunités énormes pour réaliser ces objectifs. Il s’agit alors d’augmenter le chiffre d’affaires en matière d’exportation et de faire de l’Algérie un hub pour les importations et les exportations des pays africains. L’organisation de cette  grande manifestation économique sous le thème : « Travailler ensemble pour réussir ensemble» était axée sur le développement du potentiel économique algérien et il y a lieu d’élaborer un plan d’action pour l’intensification de la coopération économique alégro-aficaine et toute la coopération économique intra-africaine. Ce forum devait aussi être une opportunité à saisir par tous les entrepreneurs, hommes d’affaires et opérateurs algériens qui souhaiteraient être une partie prenante dans la nouvelle dynamique de l’économie algérienne qui se tourne vers l’Afrique. En outre, ce forum rentre dans le cadre de la réalisation de l'Agenda 2063 de l'Union africaine.

 

Quelle est votre appréciation sur les principales thématiques débattues lors de cette rencontre?

Ce rendez-vous business to business orienté vers l'investissement et le commerce intra-africain a eu comme principaux thèmes la recherche des moyens d’accélérer le développement économique et social de l’Afrique. L’objectif étant d’étudier les moyens de conquérir le marché des  pays africains. C’est par ce biais qu’on peut augmenter l’exportation des produits hors hydrocarbure sur le marché africain. Cet objectif peut être réalisé par l’accompagnement et l’orientation des entreprises algériennes à promouvoir le commerce intra-africain et stimuler le partenariat dans le but de favoriser l’intégration continentale. Il s’agit aussi de savoir comment contribuer à l’intégration économique du continent, à la multiplication des partenariats intra-africains et à l’établissement de relations économiques mutuellement avantageuses.

 

Quels sont les autres défis de l’intégration économique en Afrique ?

Ernest Harsch, Professor at Columbia's School of International and Public Affairs, dans son article Concrétiser l'intégration africaine dans lequel il cite la position de l’Algérie sur les vertus de l'intégration économique africaine, indique qu’il s’agit de réduire les coûts de la mise en place d'infrastructures essentielles comme les transports, les communications, l'énergie, les systèmes d'approvisionnement en eau et la recherche scientifique et technologique. Peu de pays peuvent financer intégralement ces projets. La coopération vise également à faciliter les investissements à grande échelle en renforçant l'attrait que présentent nos économies et en réduisant les risques. Pour réaliser ces objectifs, il faut surmonter les principaux défis que sont le problème de  libre circulation des biens et des personnes entre les pays africain et le droit d’établissement et la mise en place du Fonds de solidarité communautaire. D’autres écueils sont à étudier de près comme l’instabilité politique et l’insécurité de plusieurs pays ou encore les  problèmes de bonne gouvernance et les questions de financement. A cela s’ajoutent les barrières douanières, le système financier dépassé par les évènements et les problèmes d’infrastructures de base. On peut ajouter à cette liste, le manque de lignes de transport directs aériens, maritimes, routières et ferroviaires et celui de l’énergie.       

 

Plusieurs projets communs inter africain d’infrastructures sont annoncés, notamment le gazoduc transsaharien (TSGP), la route transsaharienne, le projet de réseau fibre optique transsaharien et les projets d’interconnexion électrique. Selon vous, comment ces projets pourraient-ils contribuer à l’intégration économique dans le continent africain ?

Les projets communs d’infrastructure de base vont pouvoir minimiser les obstacles qui empêchent l’intégration. Ces projets vont permettre de relier les économies des pays africains et créer un milieu favorable au développement. Par exemple, une autoroute Alger-Tamanrasset permettrait la facilitation de l’import et de l’export et même le port de Cherchell peut y contribuer pour permettre de surmonter quelques défis cités auparavant.

 

Comment l’Algérie pourrait-elle profiter des opportunités offertes par le marché africain pour diversifier son économie notamment dans la conjoncture actuelle ?

Il faut conquérir le marché  africain car on n’a pas d’autre choix pour permettre d’exporter la production dans plusieurs secteurs et diversifier notre économie hors hydrocarbures. On peut trouver une solution pour les modes de paiement et réaliser des projets de partenariat pour un maximum de profit.  Le partenariat privé/public entre les divers pays est l’une des solutions pour réaliser les objectifs du forum de l’année dernière.


Évaluer cet élément
(3 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Sondage

Le paiement électronique est en cours de lancement en Algérie depuis octobre dernier.

Est ce que vous comptez recourir rapidement à internet pour payer des factures ? - 30.8%
Est ce que vous préférez attendre de vous assurer de la sécurité des transactions avant de commencer ? - 37.4%
Vous ne vous sentez pas concerné car vous n’avez pas de carte CIB ou son équivalent des chèques postaux ? - 25.2%

Total votes: 575

Vidéos

CPP du 18.3.2017 : Combien se vend une tete de liste pour la députation ? L’après Bouteflika a-t-il déjà commencé ? Wassim Youcef et pas Kamel Daoud ?

Vidéos

"L’Opep et ses partenaires doivent reconduire leur accord de baisse de production"- N. Zouioueche

A ne pas manquer

Prev Next

Algérie- Les premières voitures ‘’Seat’’ sortiront de l’usine de Relizane au 2eme semestre de 2017

L'usine d'assemblage de voitures des marques du groupe Volkswagen, implantée à Relizane, sera supervisée par les responsables du constructeur espagnol Seat.

[Le BLOG ECO] Présidentielle française 2017 : It is the economy, stupid!

 Bien qu’ils soient très décriés, les sondages en période de campagne électorale offrent toujours des enseignements précieux. Concernant la présidentielle française, l’un d’eux revient sur les attentes des électeurs en matière d’économie (*). Et il s’avère que la majorité d’entre eux considère justement que les enjeux économiques sont leur principale priorité.

Algérie - La Direction de la Sûreté nationale tire la sonnette d'alarme sur l'ampleur de la contrefaçon locale

Cafés, pâtes alimentaires, margarine, eau d'oranger, miel, sucre vanillé, tabacs, détergents, produits cosmétiques, shampoings et parfums sont parmi les produits fabriqués localement victimes de contrefaçon locale, ont relevé des représentants de la DGSN lors de la seconde journée du séminaire sur la contrefaçon.