Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Jeudi, 21 Septembre 2017

  •   Farhat Othman
  • mercredi 13 septembre 2017 09:21

Tunisie : Qui a ordonné l’expulsion du prince Hicham El Alaoui? (opinion)

 

Au vrai, c’est honorer le Maroc que de recevoir avec tous les égards qui lui sont dus le cousin de son roi, même s’il est en différend avec son monarque, ce qui relève de l’affaire de famille qui ne regarde pas la Tunisie.

 

Cette affaire est, pour l’actuel gouvernement, le pendant de l’expulsion de l’ambassadeur de Syrie, en 2012, par le gouvernement de la troïka, l’ancienne coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha.

Et ce n’est pas un bon exemple à donner par l’actuel gouvernement du respect des réquisits de la révolution tunisienne, dont la libre expression est la valeur cardinale.

Le prince marocain est, en effet, un habitué des rencontres académiques en Tunisie, et il n’a jamais été inquiété pour ses idées auparavant, du moins depuis la révolution.

 

Les forces de l’ombre

 

C’est pourquoi on pense que la partie qui serait derrière son expulsion ne serait pas le Palais marocain, mais d’autres palais non moins influents dans notre pays, ayant partie liée avec les forces de l’ombre qui agissent contre les intérêts suprêmes de la Tunisie, dont notamment la réussite de sa transition démocratique.

Que le triste événement arrive d’ailleurs au moment même où le chef du gouvernement Youssef Chahed entend reprendre main sur les services du ministère de l’Intérieur, premier concerné en cette affaire, semble donner une indication sur les motivations de cette honteuse expulsion.

On aurait, à travers elle, donné un signal clair aux autorités en place: il y aurait des intérêts qui seraient intouchables et en tout cas défendus envers et contre tous. C’est ce que pensent certains observateurs; est-ce bien vrai?

Aussi, au moment où le chef du gouvernement est entendu par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à l’occasion de la présentation du dernier remaniement de son gouvernement, il serait salutaire qu’il nous dise la vérité sur les tenants et aboutissants de cette affaire d’État. Qu’il nous dise, pour le moins, s’il l’assume et si oui, comment et pourquoi eu égard aux valeurs nouvelles du pays.

En effet, il ne peut garder le silence sur une affaire aussi grave. Car, en la matière, l’adage populaire prend toute sa mesure en ce sens que celui qui ne dit mot consent. M. Chahed consent-il à ce qui s’est passé avec le prince Hicham?

Or, il s’agit d’une grave atteinte à l’État de droit, ce qu’il a de plus emblématique : la suprématie des valeurs de la révolution comme la libre pensée et la tradition d’accueil du pays et de son peuple pour leurs invités.

Car, au vrai, c’est honorer le Maroc que de recevoir avec tous les égards qui lui sont dus le cousin de son roi, même s’il est en différend avec son monarque, ce qui relève de l’affaire de famille qui ne regarde pas la Tunisie.

 

Une atteinte aux principes de l’Etat de droit

 

Au demeurant, notre diplomatie est basée justement sur le principe cardinal de sa totale imperméabilité aux considérations internes propres aux pays frères et amis.

Par conséquent, et pour ne pas avoir à subir les retombées de cette autre expulsion diplomatique qui a déjà fait tant de mal au pays et qui continue à faire du tort à sa marche vers un État de droit, on aimerait bien entendre le chef du gouvernement répondre à cette question : qui a donné l’ordre d’expulser le prince du Maroc de chez lui, la Tunisie, qui est un second pays pour tout Marocain, surtout parent de son monarque?

 

(*) Nous republions les articles de Farhat Othman, avec son aimable accord. Cet article a été publié initialement sur son blog.


Évaluer cet élément
(2 Votes)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

La saison 5 du CPP démarre sur la promesse d’une année politique décisive

Sondage

Ahmed Ouyahia est de retour à la tête du gouvernement dans un contexte de crise des finances publiques

Vidéos

Faire appel à la préférence nationale pour réussir le projet de 4000 MW d’électricité en renouvelables

A ne pas manquer

Prev Next

Algérie- Le montant de la masse monétaire dans le circuit informel est surévalué, selon Ferhat Aït Ali (VIDEO)

Pour l'économiste Ferhat Aït Ali, le montant de la masse monétaire circulant dans les circuits informels ou thésaurisée est ''surévalué''. Au mieux, il ne s'agit que de 40 milliards de dinars, ''c'est ce que nous avons dans nos poches actuellement''.

Algérie-Emploi - "Les besoins du marché prennent l’ascenseur, les formations prennent l’escalier" - Mohamed Ali Deyahi (BIT) – Audio-

  Mohamed Ali Deyahi, Directeur Régional Afrique du Nord du Bureau International du Travail (BIT) a fait le constat ce mercredi  sur Radio M d’une évolution «préoccupante » du chômage des jeunes en Algérie qui atteint les 29% en 2017 contre 24% en 2016. La grande faille est dans l'écart entre le marché de l'emploi et la formation.

Tunisie: L'homme d’affaires Slim Riahi interdit de voyager (juge)

Une décision d’interdiction de voyage a été émise mardi par le juge d’instruction près le pôle judiciaire financier contre le président de l’Union patriotique libre (UPL) et homme d’affaires Slim Riahi, a annoncé mercredi le porte-parole du pôle financier, Sofiène Selliti.