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Dimanche, 22 Octobre 2017

  •   Abed Charef
  • jeudi 23 mars 2017 11:20

L’Algérie du 4ème mandat déclare la guerre à la science et au bon sens (opinion)

Abandonner la vaccination des enfants, douter du bien-fondé du vote, ne pas pouvoir exploiter ses richesses ni même les répertorier : l’Algérie du 4ème mandat s’enfonce dans la déprime.

 

 

Qu’y a-t-il de commun entre le vaccin, le gaz de schiste et le vote? Ce sont des thèmes sur lesquels l’Algérie a réussi à transformer l’or en zinc. Ce sont des promesses inouïes sur lesquelles l’Algérie pouvait bâtir la prospérité, le bien-être et le confort de ses habitants, mais que le quatrième mandat du président Bouteflika a réussi à discréditer, pour en faire des handicaps et des éléments de désintégration de la vie sociale. A cause d’institutions en déliquescence, d’un personnel politique qui a perdu toute crédibilité et de mœurs politiques typiques d’une ère de dégénérescence accélérée.

La vaccination généralisée a constitué une avancée scientifique majeure du 20ème siècle. Elle a permis d’éliminer des maladies dévastatrices dans l’Algérie post-indépendance. Mais dans l’Algérie du début du 21ème siècle, elle a été remise en cause. Des parents d’élèves en sont arrivés à refuser que leurs enfants soient vaccinés. Une association de consommateurs s’en est mêlée, pour exiger du ministère de l’Education nationale qu’il suspende une opération mise en place depuis des décennies et totalement entrée dans les mœurs. Entre rumeurs sur des vaccins non conformes, sur des produits périmés, sur des accidents supposés avoir fait des victimes, et une administration qui a perdu sa crédibilité, les parents ont été pris par le doute.

Cette situation n’est pas advenue du jour au lendemain. Elle est le résultat d’un long cheminement qui a amené le citoyen algérien à douter de son médecin, de la médecine et de la science de manière générale.

 

Un faux manifeste

 

On peut retracer cette évolution en quelques grands rappels. En plus de la dégradation des prestations offertes par certains établissements publics, l’Algérie a vécu, en avril 2013, un acte d’une extrême gravité, auquel on n’a pas accordé l’importance requise : un médecin a publiquement produit un faux. Lorsque le président Abdelaziz Bouteflika avait subi une sérieuse altération de son état de santé, un médecin de renom a publié un communiqué affirmant que le chef de l’Etat avait été victime d’un « accident ischémique transitoire sans séquelles ». Lorsque le président Bouteflika est réapparu, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un AVC, avec des séquelles très sérieuses.

Dans le domaine de la santé, il est difficile d’envisager un fait plus grave qu’une perte de confiance entre le patient et le médecin. Le 4ème mandat a révélé qu’on pouvait faire pire : voir des médias de forte audience et des responsables chargés de veiller sur la santé des Algériens encourager le charlatanisme et les charlatans. Cela a donné les fameux épisodes Bellahmar et Zaïbet, qui ont eu un écho immense au sein de la société algérienne. Dans un tel climat, la remise en cause de la science et de la médecine était inévitable. Ce révisionnisme anti-scientifique a atteint son point culminant lorsqu’un « débat » a opposé un médecin et un charlatan !

 

La surprise Ould Kaddour

 

Dans le sous-sol algérien, des quantités immenses de pétrole et de gaz de schiste dorment. Il s’agit du troisième ou quatrième potentiel au monde. Mais l’Algérie ne peut les exploiter pour le moment ni même mener les évaluer. Parce qu’une opinion locale, fortement remontée, relayée par les réseaux sociaux, s’y oppose.

Les responsables gouvernementaux avaient beau tenter de convaincre, ils parlaient dans le vide. Mieux : plus ils insistaient, plus l’opinion se radicalisait. Pour aboutir à un résultat inouï : alors que le pétrole de schiste américain est devenu la principale variable d’ajustement du marché mondial, l’Algérie, malgré ses difficultés financières, est dans l’incapacité de recourir à cette richesse !

La nomination de M. Moumène Ould Kaddour à la tête de Sonatrach ne risque guère d’arranger les choses. L’homme a été condamné à une peine de 30 mois de prison pour passation illégale de contrats et espionnage au profit d’une puissance étrangère. Si l’accusation est fondée, il sera perçu comme un corrompu lié à une puissance étrangère, la seule à avoir développé à grande échelle l’exploitation du schiste ; si l’accusation n’est pas fondée, cela confirmera que les institutions ne sont pas crédibles, et qu’elles servent uniquement des intérêts de pouvoir. Dans un cas comme dans l’autre, la nomination de M. Ould Kaddour montre que le bons sens a totalement déserté les allées du pouvoir.

 

Le vote, acte de foi ?

 

Reste, enfin, le vote. Celui-ci constitue, malgré Donald Trump et François Fillon, un grand moment de démocratie. C’est l’aboutissement d’années de travail, de militantisme, de mobilisation, de confrontation de programmes. C’est le moment où émergent de nouveaux talents et de nouvelles idées.

Pourtant, le scrutin de mai prochain en Algérie ne soulève pas l’enthousiasme des foules. En plus d’une conviction, largement répandue, selon laquelle le résultat est scellé à l’avance, de nouveaux faits viennent renforcer cette méfiance vis-à-vis de l’urne. Le fils du patron du parti majoritaire au parlement est surpris avec des sommes colossales, manifestement destinées à avantager des candidats. Une dirigeante du même parti est accusée de corruption dans le même but. Un ancien premier ministre et un ancien wali rappellent des fraudes massives dans des élections précédentes, pour favoriser le second parti du pays.

Comment, dans de telles conditions, entendre les quelques rares voix qui tentent de donner un sens et du contenu politique au vote? Comment des militants, totalement désintéressés, et qui ont passé toute une vie dans des combats impossibles, peuvent-ils aujourd’hui convaincre qu’ils ont choisi la tribune du parlement pour s’exprimer, non pour accéder à une vulgaire rente?

C’est dire comment cette Algérie du 4ème mandat a transformé un acte de foi en un potentiel acte de compromission, après avoir introduit le doute dans ses richesses et même dans la science.


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3 Commentaires

  • L'Algérie a enclenché la marche arrière vers l'obscurantisme et le moyen âge en particulier depuis l'arrivée de Boutef en 1999.Les algériens ont été vaccinés contre la démocratie,la licité,les libertés...par un Etat archaïque,tyrannique privatisé par une caste de prédateurs sans foi ni loi.
    Un Etat qui vit de la rente pétrolière et de la force des baïonnettes ne fait que retarder sa ruine et sa partition.Ceux qui rêvent d'une Algérie démocratique rêvent debout !
    En l'absence d'alternative démocratique forte et crédible,les algériens sont condamnés pour longtemps au choix morbide,entre la peste ou le choléra ou les deux à la fois.

    Rapporter AKSIL vendredi 24 mars 2017 10:18
  • نص فهايمي

    Rapporter bouhafs aek jeudi 23 mars 2017 23:50
  • Vous propos sont extrémistes MR ABED CHAREF.
    Je vous cite:
    L’Algérie du 4ème mandat déclare la guerre à la science et au bon sens
    Le vaccin, le gaz de schiste et le vote? Ce sont des thèmes sur lesquels l’Algérie a réussi à transformer l’or en zinc.
    Le quatrième mandat du président Bouteflika a réussi à les discréditer, pour en faire des handicaps et des éléments de désintégration de la vie sociale. Rien moins que ça!
    Vous parlez d’institutions en déliquescence et d’ère de dégénérescence accélérée! Et j'en passe.
    être journaliste ou pamphlétaire that is the question.
    Nous avons besoin d'être informés sur la base d'éléments fondés, irréfutable et non pas sur la base d'assertions catégoriques et péremptoire.

    S'agissant de l'opération de vaccination et de la rumeur qui a eu un effet ravageur sur la confiance des parents d'élèves à faire vacciner leurs enfants sous prétexte d'une "qualité douteuse de vaccins", cette rumeur, je l'imputerais au moins en partie à certains médias y compris les sites électroniques, du simple fait qu'eux même n'accordent aucun crédit à l'administration publique;
    votre pamphlet ci présent en est un parfait exemple et les assurances répétées des administrations concernées n'y font rien, même lorsque le Ministère de la santé affirme à qui veut l'entendre qu'en "aucun cas, les services de santé n'ont demandé un quelconque document à signer par les parents dans les programmes de santé publique, y compris les campagnes de vaccination.
    Cela n'a jamais été et cela ne sera jamais une pratique de santé publique", de telles initiatives poursuit cette administration, sont le fait de certains chefs d’établissement qui, sans en référer au ministère, ont adressé ces formulaires aux parents d’élèves.
    Qui croire ? à contrario l'administration centrale pardi! Par sagesse et par prudence et en l'absence de preuves susceptibles de les contredire.
    Le ministère de la Santé affirme et rappelle également que les vaccins du calendrier national de vaccination sont préqualifiés par l’Organisation mondiale de la santé(OMS) et obéissent aux critères d’efficacité et d’innocuité.
    What else!!

    Vous dites après pour introduire le second point que l’Algérie a vécu, en avril 2013, "un acte d’une extrême gravité, auquel on n’a pas accordé l’importance requise : un médecin a publiquement produit un faux". Je tremble de terreur! Il s'agit de quoi? On vous lit:
    "un médecin de renom a publié un communiqué affirmant que le chef de l’Etat avait été victime d’un « accident ischémique transitoire sans séquelles ». Lorsque le président Bouteflika est réapparu, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un AVC, avec des séquelles très sérieuses.
    Je me suis précipité sur Google pour vérifier cette infâme supercherie. On y lit: "Un accident ischémique transitoire (AIT) ou ischémie cérébrale transitoire (ICT) est une ischémie (baisse de la perfusion sanguine) d'une partie du cerveau, des rétines, ou de la moelle épinière, responsable d'un déficit neurologique transitoire. Le plus souvent, ce phénomène est d'apparition soudaine et régresse en moins d'une heure. La souffrance des cellules touchées est insuffisante pour constituer un infarctus (mort des cellules). De ce fait, l'imagerie cérébrale est normale et il n'y a pas de séquelles. Ce type d'accident vasculaire cérébral (AVC) fait cependant craindre la survenue ultérieure d'un accident ischémique constitué, caractérisé par un infarctus dont les lésions sont définitives.
    Je retiens: que l' accident ischémique transitoire est un type d'accident vasculaire cérébral (AVC), et qu'il y'a lieu de craindre la survenue ultérieure d'un accident ischémique constitué.
    en cela je ne vois pas les preuves d'un faux de la part de ce médecin, d'autant plus qu'on ne dispose pas de l'historique de la progression de sa maladie. Même un médecin qualifié par vous de renom, ne trouve pas grâce à vos yeux.
    Enfin, concernant la question du gaz de schiste, vous dites : "Dans le sous-sol algérien, des quantités immenses de pétrole et de gaz de schiste dorment. Il s’agit du troisième ou quatrième potentiel au monde. Mais l’Algérie ne peut les exploiter pour le moment ni même les évaluer. Parce qu’une opinion locale, fortement remontée, relayée par les réseaux sociaux, s’y oppose.
    le pétrole de schiste américain est devenu la principale variable d’ajustement du marché mondial, l’Algérie, malgré ses difficultés financières, est dans l’incapacité de recourir à cette richesse !
    uno: vous affirmez qu'il s'agit de troisième ou quatrième potentiel au monde et pourtant vous reconnaissez que l'Algérie ne peut pas les évaluer. Drôle de certitude.
    Secundo: Vous imputez le recul de l'Etat sur cette question aux réseaux sociaux et à l'opinion locale; n'est ce pas là une belle victoire de la démocratie dont vous claironnez ses bienfaits à longueur de colonne. Il faut savoir sur quel pied danser, on pourra mieux vous suivre.
    Je redis que c'est une belle victoire de la démocratie du peuple et des réseaux sociaux que vous semblez mépriser, pour la simple raison que les techniques d’extraction existantes à l'heure actuelle du pétrole non conventionnel sont extrêmement controversées et sont même interdites dans les pays européens. en raison des impacts environnementaux. Ces techniques ont recours notamment à la fracturation hydraulique qui consiste à injecter à très haute pression un mélange composé d’eau, de sable et ADDITIFS CHIMIQUES.
    Je dis que c'est une belle victoire du peuple parce que les risques encourus seraient énormes et ce, dans la mesure où la fracturation hydraulique présente plusieurs risques environnementaux et pour la santé publique soit:
    • Des additifs chimiques dangereux pour la santé (certains sont cancérigènes).
    • Une possible contamination des nappes phréatiques : risques de remontée des additifs, risques de fuites d’hydrocarbures dans les nappes phréatiques (exemple du Texas).
    • Une consommation d’eau importante : chaque forage nécessite 10 000 à 20 000 mètres cubes d’eau (l’équivalent de 4 à 8 piscines olympiques).
    • Un risque sismique imprévisible (séismes de niveau 1 à 2 sur l’échelle de Richter).
    • Impact sur les paysages et le quotidien des riverains (puits, forages verticaux, bruits, nombre de camions, voies d’accès).
    • Fuites de méthane possibles dans l’atmosphère (impact sur l’effet de serre, qualité de l’air).
    Je trouve au contraire que le débat sur le gaz de schiste a été salutaire. Ces réserves pétrolières sont en train de dormir, eh bien qu'ils continuent de dormir! Grand bien leur fasse. Et ce, selon le sacro saint principe de précaution. Dans l'attente de nouvelles alternatives respectueuses de l’environnement et efficaces qui sont en cours de développement.
    Tertio: Vous ne voyez pas de destin à l'Algérie que celui d'être un éternel mono exportateur de matière brute, nous condamnant à la rente donc contre l'effort et le travail, seule richesse valable , cher ami et donc au sous développement et à la corruption.
    Vous ne cessez de critiquer de façon acerbe et répétitive l'absence de développement, la croissance insuffisante en mesure de résorber un chômage endémique, une jeunesse qui s'en va enrichir d'autres nations laissant ce pauvre pays exsangue et trahi. Un malédiction diront certains. Il faut oublier le pétrole dans le paradigme économique et établir des projection où la production de pétrole sera logée à l'hypothèse pessimiste.

    Vous nous comparez aux USA quelle prétention! Les exportations du pétrole représentent à peine 7 % du total de leurs exportations (encore faut il connaitre la part des produits raffinés); alors que chez nous les hydrocarbure constituent 98 % de nos exportations;
    Reste l'énigmatique nomination de Mr Ould Kaddour à la tête de Sonatrach, je vous le concède. Mais là aussi vous nous laissez sur notre faim, car vous ne dite pas mieux que ce qu'aurait affirmé Mr Lapalisse.
    On a droit là aussi à une discussion de café, sans analyse pertinente, fondée et faisant l'historique de cette affaire.
    Faute de mieux, je peux être amené à penser qu'il s'agit là d'une énième victime collatérale de la guerre des clans qui a secoué le pays à l'époque.

    En conclusion, taper continuellement sans cesse et sans retenue sur le gouvernement, sans analyse réelle sans la maturité et la responsabilité que requiert la profession, c'est discréditer l'Etat algérien, et cela, personne n'en veut.
    les médias algériens font le même effet que celui d'une porte qui grince; parce que vous coincez; si vous n'aimez pas ce gouvernement, son programme et sa politique n'étant pas satisfaisants, opinion légitime que je partage pleinement, mais aimez au moins l'Algérie. Soyez positifs, ne distillez pas votre fiel à longueur de journée. Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain.

    Rapporter rachid khouya jeudi 23 mars 2017 19:35
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