Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mardi, 30 Mai 2017

  •   Farhat Othmane
  • lundi 6 février 2017 15:30

Tunisie - L’islam n’est pas contre l’égalité successorale entre les hommes et les femmes (opinion)

L'amendement réclamé en Tunisie par certaines voix du projet de loi de lutte contre les violences faites aux femmes doit bien se faire, mais pour instaurer l'égalité successorale*.

 

 

L'Assemblée des représentants du peuple [examine (1)] le projet de loi de lutte contre les violences faites aux femmes. Or, ce projet est loin de s'attaquer à la violence absolue dont souffrent les femmes dans ce pays : l'inégalité successorale.

Pourtant, sur cette question essentielle, les voix autorisées se réfugient dans le mutisme, non sans laisser leur refus de ce qui n'est qu'une fatalité se manifester par des voix tierces. Comme ces intégristes demandant un amendement pour expurger le projet de toute référence à la notion de genre.

Un tel jeu doit-il continuer ? Tous les démocrates ou supposés tels dans ce pays doivent se déclarer pour ou contre la fin de la première violence faite aux femmes qu'est l'inégalité successorale.

 

L'islam est pour l'égalité successorale

 

Il est inutile de prétexter une lecture fausse de l'islam, car il a honoré la femme et la visée de la loi religieuse est parfaitement pour l'égalité. Ainsi, le Coran, dans son fameux texte de part successorale unique pour la femme contre deux pour l'homme, n'a fait qu'initier un processus dynamique dont le parachèvement est laissé aux croyants.

Et qu'on ne parle surtout pas de texte définitif, car la parole de Dieu ne saurait se figer, sinon où est son caractère avéré d'éternité ? De plus, on n'applique plus d'autres supposés textes définitifs comme l'ablation de la main en cas de vol.

Aujourd'hui, les choses sont bien claires : ou c'est l'inégalité successorale qui est abolie en tant que manifestation suprême de la violence faite à la femme, ou c'est l'inéluctable restauration en Tunisie de l'ablation de la main. Est-ce bien ce que veulent les opposants à l'égalité en matière successorale ? Il est bien temps d'entendre M. Rached Ghannouchi sur cette question !

 

Le projet de loi doit être amendé  

 

Oui, le projet de lutte contre les violences faites aux femmes doit bien être amendé; mais il doit l'être dans le sens de l'égalité successorale d'abord. Il doit l'être aussi pour l'abolition de la base légale des tests de virginité, tout autant d'ailleurs que l'homophobie, à savoir l'article 230 du Code pénal, car l'islam n'est pas homophobe.

Voilà comment éviter de faire de l'islam une religion obscurantiste ! C'est sur quoi on aimerait, non seulement entendre le parti islamiste, mais aussi et surtout le voir agir en proposant les amendements salutaires qui s'imposent. Il a bien un groupe parlementaire bien pourvu pour le faire !

Rappelons, à ce sujet, qu'un projet en ce sens a été déjà proposé par la société civile. Qu'on le retienne ou qu'on s'y inspire!* Il est bien temps de cesser, au prétexte du respect de l'islam, de le violenter et d'en bafouer l'esprit et la lettre dans ce qu'il a de fondamental : son humanisme!

 

(*) Cet article a été publié initialement sur le blog de l’auteur sous le titre : « Violences faites aux femmes : Le projet doit être amendé pour l'instauration de l'égalité successorale ! ». Nous le publions ici avec son aimable autorisation.

 

Notes

(1) Cet article a été publié avant l’examen par l’Assemblée de ce projet de loi.


Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

1 Commentaire

  • Mr Farhat ,arretez de mentir .N'importe qui peut se proclamer Muphti .Ouvrez le Saint Coran avant d'ouvrir votre bouche.

    Rapporter lahcen samedi 18 février 2017 15:27
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Le CPP revendique un nouveau Tebboune tous les mercredis

Sondage

Le ministre du commerce algérien parle d’une réduction de 15 milliards de dollars des importations en 2017.

Vous approuvez cet objectif car il permettra d’effacer le déficit commercial ? - 28.8%
Vous considérez que c’est un objectif non raisonnable car il va créer de la pénurie et de la récession ? - 28.8%
Vous pensez que le vrai objectif du gouvernement est de maintenir coute que coute les réserves de change au-dessus de 100 milliards de dollars ? - 33.4%

Total votes: 860

Vidéos

Hassen Khelifati " Des faillites ne sont plus à exclure dans le secteur des assurances "

A ne pas manquer

Prev Next

Tunisie - Le déficit de la balance courante s'est fortement aggravé et atteint 4,1% du PIB

  Le déficit commercial s’est aggravé, à fin avril 2017, pour se situer à 4,31 milliards de dinars, contre 3,30 milliards de dinars en avril 2016, selon le rapport de la Banque centrale de Tunisie sur les “évolutions économiques et monétaires”, publié en mai 2017.

Algérie - Les milliards de dollars d'investissements du saoudien Radyolla dans le phosphate n'étaient que du vent

Ce qui devait être un méga-investissement saoudien de 15 milliards de dollars dans le secteur des phosphates et qui a été présenté, l'espace d'un moment fugace comme un gros succès de Abdeslam Bouchouareb n’était que du vent, révèle une enquête de Tariq Hafid, publiée aujourd'hui dans Le Soir d’Algérie.

Algém6rie - Les 15 milliards d'investissements du saoudien Radyolla dans le phosphate n'étaient que du vent

Ce qui devait être un méga-investissement saoudien de 15 milliards de dollars dans le secteur des phosphates et qui a été présenté, l'espace d'un moment fugace comme un gros succès de Abdeslam Bouchouareb n’était que du vent, révèle une enquête de Tariq Hafid, publiée aujourd'hui dans Le Soir d’Algérie.