Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Jeudi, 27 Avril 2017

  •   Farhat Othman
  • lundi 9 janvier 2017 17:27

2017 ou du capitalislamisme sauvage à la mondianité 1/3 : Etat d'un monde à la dérive (contribution)

Que réserve 2017 à l’humanité ?

Il serait grand temps de rompre l’alliance turpide entre le capitalisme et l’islamisme, motivée par les intérêts matériels immédiats du néolibéralisme et le dogmatisme de l'intégrisme religieux. La paix dans le monde et l'intérêt bien compris de l'humanité entière commandent que cette jonction d'intérêts égoïstes soit sérieusement combattue et défaite, tout autant pour sauver le libéralisme ainsi défiguré que pour retrouver une foi islamique apaisée.

 

 

La nouvelle année qui a commencé par la même horreur ayant rythmé la précédente doit être celle des bonnes volontés enfin unies pour tenter de sortir le monde des turpitudes où il s'est laissé aller faute de volonté politique et d'éthique.

S'il fallait résumer le malheur actuel du monde, on le ferait autour de deux phénomènes alliés pour le pire de l'humanité : un capitalisme sauvage et une religiosité islamiste aussi cruelle, ce qui a donné lieu à un attelage que je nomme « capitalislamisme sauvage ».

Il serait grand temps de rompre une telle alliance turpide, juste motivée par les intérêts matériels immédiats du néolibéralisme et le dogmatisme de l'intégrisme religieux. La paix dans le monde et l'intérêt bien compris de l'humanité entière commandent que cette jonction d'intérêts égoïstes soit sérieusement combattue et défaite, tout autant pour sauver le libéralisme ainsi défiguré, redevenant assagi, que pour retrouver une foi islamique apaisée, spiritualiste dans son essence et nullement belliqueuse.

Pour cela, la nouvelle année doit être celle de l'union de toutes les bonnes volontés en vue de la naissance d'un nouvel ordre mondial devant remplacer l'actuel désordre issu d'un monde fini. Car un nouveau doit forcément naître devant être enfin un monde d'humanité, une « mondianité ».

 

Autopsie d'un monde inhumain

 

Le déplorable état actuel du monde est le résultat fatal de l'arrivée à saturation de l'ancien paradigme alors que le nouveau qui doit le remplacer tarde encore à s'imposer. Le paradigme fini est la modernité occidentale et ce qui se met lentement en place est la postmodernité, synergie des acquis technologiques de la modernité et ce qu'elle a pensé éliminer d'archaïsmes.

Cependant, comme l'ordre devant disparaître a ses profiteurs, on les voit y tenir, agissant pour ne pas perdre leurs acquis et donc faire durer l'ordre ancien, même s'il n'est plus qu'un désordre avéré, source de périls et d'horreurs.

Les tenants de ce monde fini ne sont que des dogmatiques : néolibéraux d'un côté, renouant avec l'antique capitalisme sauvage, et islamistes intégristes, faisant commerce de la religion pour les délices du pouvoir. Le modèle paroxystique de ces derniers est Daech.

La trouvaille machiavélique de ces gourous d'un monde moribond pour le faire durer comme une momie a été de nouer et consolider une alliance d'intérêts, dont le modèle fut et reste ces liens étroits entre le gendarme du monde et l'hérésie wahhabite d'Arabie saoudite.

Afin de diffracter un tel modèle aux autres pays musulmans, maximiser les profits d'un capitalisme devenu sauvage, on s'est activé à y encourager les divisions religieuses, soutenant leurs intégristes au nom des droits et libertés, agissant activement pour les hisser au pouvoir avec l'ambition de transformer ces pays en marchés juste bons pour tout acheter, tout vendre.

Il s'agissait d'une alliance entre Mammon et un Dieu qui n'a rien de la divinité clémente et miséricordieuse qu'est Allah, donc un faux Dieu. C'est ainsi qu'elle a été à l'origine de Daech et de la récente présence au pouvoir des islamistes dans d'anciennes dictatures lâchées par ses anciens soutiens occidentaux.

Pour ces derniers, tout a consisté en une simple opération de substitution d'une dictature religieuse aux anciennes dictatures soutenues, une sorte de jeu d'écriture, comme on dirait en pratique bancaire. Bien évidemment, tout s'est fait au nom des valeurs humanistes, cette soif véritable chez les peuples en terre d'islam.

Ainsi l'Occident a-t-il fait commerce de ses valeurs, ses Lumières désormais éteintes, et ce pareillement aux intégristes islamistes ne croyant plus à l'islam des lumières, en faisant une foi obscurantiste.    

Certes, le stratagème n'était pas évident ni facile à deviner dès le début pour les masses, le « capitalislamisme sauvage » usant à merveille de la corde sensible des droits et des libertés, simulant une opération pour les conquérir.

Mais l'enchantement du début a bien fini par laisser place au désenchantement partout perceptible. Aussi, il ne fait plus de doute aujourd'hui que l'islam ne peut être incarné par le sauvage islamisme allié au néolibéralisme sauvage.

Et les moins injustes des Occidentaux réalisent même que le machiavélisme des leurs, au-delà de ses bénéfices, était par trop devenu périlleux puisqu'il s'est retourné contre ses propres initiateurs. Il s'attaque désormais à ce qui devait rester un sanctuaire, les sociétés occidentales, en faisant une cible et les atteignant bien qu'elles soient retranchées derrière leurs frontières cadenassées qui ne les protègent plus.

Aussi, l'ordre universel doit-il être repensé afin de finir forcément par être celui d'une plus grande solidarité humaine après le niveau extrême de turpitudes atteint dans le monde.

(A suivre)

 

(*) Cet article a été publié initialement sur le blog de son auteur, Tunisie Nouvelle République. Nous le republions ici avec son aimable accord.

 


Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

1 Commentaire

  • Ni un "islam des lumières", ni un "capitalisme éthique" n'ont jamais existé. Leurs doctrines respectives, ainsi que leurs réalités matérielles représentent au contraire, le pire degré de sauvagerie infligée à l'humanité.

    Rapporter djamal amran mardi 10 janvier 2017 01:32
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

"Les ventes de tablettes en baisse dans le monde, en hausse en Afrique"- Khadidja Kazitani-Deloitte Algérie

Sondage

Le ministre du commerce algérien parle d’une réduction de 15 milliards de dollars des importations en 2017.

Vidéos

"Les ventes de tablettes en baisse dans le monde, en hausse en Afrique"- Khadidja Kazitani-Deloitte Algérie

A ne pas manquer

Prev Next

Maroc: Dans le Rif, une fronde persistante qui se radicalise politiquement

                                La tension reste toujours vive dans la région du Rif, dans le nord du Maroc, où le ton des manifestations contre '"'la hogra'' et le ''Makhzen'', sept mois après la mort dans d’atroces conditions d’un poissonnier se radicalise prenant parfois des contours ''indépendantistes''.

Réponse à Slim Othmani (I) - Le Partenariat public-privé et le risque de prédation en Algérie

    L’article de Slim Othmani sur les «6 Syndromes Phobiques de l’Economie Algérienne» a inspiré au chroniqueur Abed Charef des réflexions en 4 parties dont nous commençons la publication aujourd’hui. Le premier article porte sur l'interdiction de fait du partenariat public-privé (PPP) qui constitue bien un handicap pour les entreprises algériennes. Mais, estime-il, l’introduire en l’état actuel des choses contient un...

Maroc: Le gouvernement El Othmani à l'épreuve des revendications syndicales

       Le vote de confiance des deux chambres du Parlement est déjà acquis au nouveau chef de Gouvernement marocain Saad Eddine El Othmani. Il lui reste l'épreuve des centrales syndicales qui ont ferraillé dur contre l’ex-gouvernement pour rétablir le dialogue social.