Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Jeudi, 22 Février 2018

  •   Aït Benali Boubekeur
  • jeudi 4 février 2016 19:16

La dissolution du DRS n’implique pas forcément l’avènement de l’Etat civil (opinion)

Abdelaziz Bouteflika a mis fin aux fonctions d Mohamed Mediene mais l'Etat civil est encore loin.

Pour l’auteur de cette contribution, « si la mission de la nouvelle structure créée à la place du Département du renseignement et de la sécurité consiste toujours à contrôler la société, on pourra dire que le DRS n’a changé que de nom ».

 

Les changements opérés au sein du DRS, puis sa dissolution pure et simple en janvier 2016, ne sont porteurs de progrès que si le nouveau service de sécurité qui l’a remplacé rompt avec les anciennes pratiques. En d’autres termes, si sa mission consiste toujours à contrôler la société en vue d’empêcher l’émergence d’une dynamique de changement, on pourra dire que le DRS n’a fait que changer de nom. Car, bien que l’Algérie doive avoir, comme tous les pays du monde, des services secrets, ces derniers ne doivent, en aucun cas, jouer les premiers rôles dans la vie politique du pays.

Bien que les M. Saidani and Co essaient de tromper l’opinion en invoquant l’avènement de l’Etat civil, la réalité finira vite par les rattraper. Comme le démontre si bien Yassine Temlali, dans un article intitulé « Fin de la police politique ou restauration d’une présidence régalienne », aucun signe perceptible n’annonce le renforcement de l’Etat civil tant rêvé par les Algériens avant même que le pays n’accède à sa souveraineté.

Et pourtant, si la décision de dissoudre le DRS avait été prise en toute transparence, elle aurait bénéficié d’un large consensus. En effet, la satisfaction de cette ancienne revendication de l’opposition constitue le premier pas vers la refondation de l’État moderne.

Avant de s’enflammer après l’annonce de la dissolution du DRS, force est de reconnaître que la façon opaque dont ce changement est intervenu n’augure pas d’un grand bouleversement. Contrairement à ce que l’on peut entendre ça et là, sur la nécessité d’une telle restructuration -il faut, par ailleurs, rappeler que cette idée de dissolution du puissant service dirigé par le général Toufik était inimaginable dans les années 1990 -, si les pratiques ne changent pas, on risque de tomber de Charybde à Scylla.

 

Un Etat civil au service des affairistes ?

 

C’est-à-dire, comme l’étaie Yassine Temlali dans l’article cité plus haut, les affairistes risquent tout bonnement de prendre la place des hommes forts des années 1990. Parmi ces hommes forts, le nom d’Ali Haddad revient de façon récurrente. Chef d’une petite entreprise familiale, Haddad est désormais incontournable. Son soutien au chef de l’Etat lui a permis de bénéficier depuis 1999 de 2,5 milliards de dollars de marchés publics.

Bien qu’on ne puisse pas regretter la disparition d’une structure qui a plombé la vie politique du pays depuis près de trois décennies, les inquiétudes ne disparaissent pas pour autant. Et pour cause ! Comme la distribution des marchés, le débat échappe totalement au citoyen. D’ailleurs, le simple observateur a l’impression qu’il s’agit d’une victoire d’un clan sur un autre.

Le manque de clarté renseigne sur le déficit démocratique de nos institutions. Ailleurs, on sait que les services secrets sont sous la tutelle du pouvoir politique. Aux Etats-Unis, par exemple, la nomination du responsable de la CIA n’est commentée que pour signaler le changement à la tête de la plus puissante centrale d’espionnage. D’ailleurs, les rôles sont tellement définis au préalable que la presse ne s’attarde pas dessus. Ce qui n’est pas le cas en Algérie où, les nostalgiques regrettent même la disparition du DRS.

Il va de soi que la promesse d’un Etat civil répondant aux normes démocratiques est loin de voir le jour et qu’en Algérie, l’Etat civil annoncé est déjà entre les mains d’une bourgeoisie sans scrupules.

 


Évaluer cet élément
(3 Votes)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

2017 a été marquée par la répression des ahmadites et des migrants (directrice d’Amnesty Algérie, sur Radio M)

Sondage

la décision d’ouvrir le capital ou de céder une entreprise publique doit remonter au président de la république ? - 6.2%
les privatisations et ouverture de capital doivent passer par la bourse d’Alger ? - 33.5%
il est plus urgent de cesser le soutien financier aux entreprises publiques que de savoir qui va les racheter ? - 34%
il faut maintenir le secteur public tel quel pour préserver l’emploi et l’égalité social ? - 20.7%

Total votes: 889

Vidéos

"Il faut poursuivre les réformes engagées au début des années 2000"-Temmar

A ne pas manquer

Prev Next

Le Chinois Doogee assemble ses téléphones à Aïn Benian en partenariat avec Matos Algérie

La ligne d’assemblage verra la sortie, en mai prochain, des premiers téléphones assemblés localement. Quatre modèles seront commercialisés dans un premier temps (Doogee MIX, MIX Lite, Doogee X30 et X55). Quant au Doogee X9S, un mobile 4G entrée de gamme, il sera bientôt disponible sur le marché au prix de 17.000 dinars, selon le responsable communication et marketing de Doogee Algérie.

D’ici 2022 Sonatrach recrutera 12.000 personnes et, à compétence égale, priorisera les candidats du Sud

Ces milliers de recrutements, a expliqué le directeur exécutif des RH de Sonatrach, sont destinés à remplacer les effectifs « perdus » ces dix dernières années. Depuis 2008, a-t-il indiqué, 23.000 travailleurs ont pris leur retraite, soit « la moitié des effectifs », et les cinq dernières années ont connu une véritable saignée, avec 15.000 départs à la retraite.

Flash d’infos de Radio M.

Nous vous présentons le flash d’informations de Radio M., la web radio de Maghreb Emergent.