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Samedi, 29 Novembre 2014

  •   Sana Harb
  • vendredi 20 septembre 2013 18:24

Maroc -Grogne syndicale et politique au Maroc après la hausse des prix des carburants

Chabat - Lachgar Hamid Chabat (Istiqlal) et Driss Lachgar (USFP) mobilisent contre Benkirane (dr)

 Les opérateurs des transports engagent le bras de fer avec le gouvernement de Benkirane après la hausse des prix des carburants. L’Istiqlal appelle à manifester dimanche à Rabat. L’USFP veut aussi mobiliser contre la « politique sociale » du gouvernement.

  Les professionnels marocains du transport routier n’ont pas renoncé au projet de grève du 23 au 25 septembre pour protester contre la décision du gouvernement de mettre en œuvre le système d’indexation des prix du carburant.  Une grande coalition des opérateurs du secteur du transport au Maroc compte engager le bras de fer avec le gouvernement au sujet de la hausse des prix des carburants. Ce sont huit organisations dont la Fédération du transport public du Maroc, la Fédération nationale du transport routier de voyageurs, le syndicat national des professionnels des taxis au Maroc… qui ont décidé de maintenir le mot d’ordre de grève. Outre leur inquiétude  sur l’impact de cette hausse des prix et la mise en œuvre du système d’indexation, les opérateurs affichent leur colère de ne pas avoir été convié à une rencontre organisée mercredi par Mohamed Najib Boulif, ministre des Affaires générales et de la Gouvernance, pour présenter le système d’indexation.  Pour les professionnels du transport, les conclusions de la rencontre ne les engagent pas. Les opérateurs réclament des « mesures alternatives et d'accompagnement » maintiennent l’appel à la grève tout en se disant ouverts au dialogue pour « discuter des moyens alternatifs pour atténuer le poids de la hausse sur le transport routier et garantir sa pérennité sans pour autant répercuter son impact sur les tarifs appliqués aux citoyens ».

L’Istiqlal veut en profiter politiquement

 Alors que la grogne est de mise chez les professionnels du transport, le parti Istiqlal, qui a quitté le gouvernement récemment s’emploie à profiter, politiquement, de ces mesures peu populaires au Maroc. Hamid Chabat,  secrétaire général du parti de l'Istiqlal, a appelé à manifester à Rabat Dimanche. Dans un communiqué, il a appelé à « serrer les rangs pour faire échec aux décisions impopulaires du gouvernement” en affirmant que la dernière hausse des prix n’était pas constitutionnelle puisque le gouvernement n’est toujours pas formé. Et que l’exécutif actuel est toujours minoritaire. Hamid Chabat a l’appui de l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), qu'il dirige.  L’Union socialiste des forces populaires (USFP) est également dans une posture offensive contre le gouvernement et a appelé ses structures et notamment son organisation de jeunesse à participer aux mouvements de contestation contre la « la politique sociale de l'équipe de Benkirane et ses répercussions sur le pouvoir d'achat et le niveau de vie des citoyens ». La Confédération démocratique du travail (CDT) et la Fédération démocratique du travail (FDT), deux centrales syndicales proches de l'USFP, se mobilisent également. 

Polémique entre Boulif et Lahlimi

Outre cette contestation syndicale et politique, la décision d’augmenter les prix a provoqué une polémique entre le gouvernement et le HCP (Haut-commissariat au Plan) que dirige Ahmed Lahlimi. Avec une célérité remarquable, le HCP a réalisé des simulations sur les conséquences de la hausse du prix des carburants. Sa conclusion est que la réduction de la compensation des prix des carburants améliorera le solde budgétaire de l’Etat mais si elle était appliquée sans mesures d’accompagnement, elle aura pour effet une « hausse des prix intérieurs, une baisse de la demande intérieure, et par conséquent une baisse du produit intérieur brut (PIB) ».  Réplique de Najib Boulif : «la sortie du HCP sur l’impact des hausses du prix des carburants est politique». Le HCP, a-t-il relevé a attendu «une semaine lors de l’augmentation des prix le 2 juin 2012, cette fois-ci, un seul jour lui a suffi pour réagir et publier l’impact négatif. Avec un humour persifleur, le ministre souhaite cette « rapidité de réaction du haut-commissaire soit identique sur d’autres sujets plus importants. Il a également critique le HCP qui « a un modèle macroéconomique généraliste qui donne des approximations. Nous avons besoin d’une véritable étude d’impact sectorielle».


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2 Commentaires

  • Le maroc est foutue .l erreur d avoir aller tapé a la porte de Fmi et maintenant c est lui qui dicte la politique economique du pays de ce faite ce n es que le debut de la descente aux enfers .et pour s en sortir il faut éviter les islamistes et la monarchie qui suce le pauvre peuple

    Rapporter cherchali amine samedi 21 septembre 2013 15:33
  • Les problèmes Economiques du Maroc ne peuvent être atténuer que lorsque la frontière avec l Algérie soit ouverte.Le Maroc devait faire un effort pour travailler dans ce sens mais avec sa politique actuel c est le mur assure.

    Rapporter belgoumidi vendredi 20 septembre 2013 19:56
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