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Mercredi, 17 Janvier 2018

  •   Maghreb Emergent et TAP
  • dimanche 10 septembre 2017 20:46

La rentrée scolaire coûtera 472 millions de Dinars aux ménages tunisiens

L’enquête de l’INS souligne une importante augmentation, atteignant 20 % dans certains cas, de la plupart des fournitures scolaires, par rapport à l'année dernière, à l'exception des livres scolaires.

 

Les Tunisiens vont dépenser 472,989 Millions de Dinars (MD), à l'occasion de la rentrée scolaire 2017-2018, qui aura lieu le 15 septembre courant, a indiqué le directeur général de l'Institut National de la Consommation, Tarek Ben Jazia, dans un entretien avec l'Agence TAP.

Il a précisé que ce montant a été calculé sur la base des données relatives au nombre d'élèves pour cette année, lequel va dépasser les 2 millions, ainsi que sur une enquête de terrain sur les prix qui a concerné 25 points de vente, dans le district du Grand Tunis.

Cette enquête a révélé une importante augmentation, atteignant 20 % dans certains cas, de la plupart des fournitures scolaires, par rapport à l'année dernière et ce à l'exception des livres scolaires, a-t-il fait savoir.

Hausse des fournitures scolaires importées

Les prix des fournitures importées ont enregistré la plus importante hausse en raison de la dépréciation du dinar par rapport aux devises étrangères, eu égard à la vente sur le marché local, de nombreuses fournitures importées.

D'après le DG de l'INC, les propriétaires des points de vente des fournitures scolaires contactés ont affirmé que de « nombreux fournisseurs vendent les fournitures scolaires invendues l'année dernière, plus cher cette année, arguant de la dépréciation du dinar.

Il a fait savoir que le coût de la rentrée scolaire pour le primaire (fournitures et livres scolaires seulement) variera de 42,280 dinars et 83,890 dinars. Avec le cartable et le tablier, ce coût atteindra 91 dinars contre 79 dinars, l'année dernière. Pour un élève de la 6ème année primaire, le coût dépasse 153 dinars. C'est ainsi, que l'augmentation globale du coût de la rentrée pour le cycle du primaire est de l'ordre de 15 à 22%.

Pour ce qui est du collège, le coût de la rentrée variera entre 137,670 D et 142,890 D. Pour un élève de la 7ème année, il est estimé à 137 dinars contre 125 D, l'année écoulée. Concernant le cycle du secondaire, il est évalué à 137,050 D et 148,255 D, alors que le coût estimatif pour la rentrée d'un élève au baccalauréat est de 147 D, contre 131 D au cours de la rentrée 2016-2017. D'après l'INC, la hausse des prix des fournitures scolaires est estimée entre 9 et 12 pc, pour le collège et le secondaire.

Si l'on comptabilise tous les facteurs de coût : cartable, tablier, baskets et tenue de sport, frais d'inscription et abonnement scolaire (transport), le coût estimatif variera entre 200,530 et 288,055 D, par élève.


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1 Commentaire

  • Quelques remarques, si vous permettez…
    1. Le non Tunisien non habitué à transiger en dinar tunisien aura beaucoup de difficulté à lire cet article. Il lui faudra beaucoup de volonté pour aller chercher un taux de change lisible, sortir sa calculette et procéder aux conversions, autant pour les chiffres macro que micro.
    2. S'agissant des petites sommes (137,670 DT…), l'usage – que je ne vous apprends pas – est de donner soit deux décimales (137,67 DT) ou d'arrondir au proche (138 DT). Je ne crois pas que donner 3 décimales (3 chiffres après la virgule) aide à la fluidité de la lecture.
    • Autrement, l'article est bon et utile. Jusqu'à 22% d'augmentation du coût de la rentrée par élève du cycle primaire, sur une année, est ÉNORME pour beaucoup de bourses ! Je souhaite beaucoup de courage aux parents.
    • Je serais curieux de lire quelque chose de similaire produit – à temps – par l'ONS en ce qui concerne l'Algérie. Si ME les interrogeait…?
    • Ou, mieux encore : si ME déclenchait une enquête de ce genre, minimale, du genre 5 familles avec enfants dans 24 wilaya (bien choisir la dispersion des wilayas). Faire appel aux journalistes / correspondants locaux. Une formation (webinaire) de 15 minutes.
    Un : connaître la réalité des choses;
    Deux : une base de comparaison pour les années à venir.
    • Autre option : coller dans un omnibus d'ECOtechnics (Saïd vous fera un bon prix, sinon “pro bono publico” pour une question ou deux…).
    • Ou encore : trouver un sponsor et commander une enquête nationale plus étoffée.
    Je ne sais pas : quand je lis ME, il m'arrive souvent de rêver (à tort ? si vous le dites…) à de belles choses pour l'Algérie.
    Bonne continuation !

    Rapporter Moh Kam lundi 11 septembre 2017 03:50
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