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Dimanche, 22 Octobre 2017

  •   Oussama Nadjib
  • mardi 8 août 2017 14:56

Bouteflika désavoue Tebboune et lui ordonne de mettre fin au "harcèlement" des opérateurs nationaux

 

 

Une tannée. C’est le mot le moins méchant pour qualifier l’instruction du président Abdelaziz Bouteflika adressée au Premier Abdelmadjid Tebboune le sommant de mettre fin au «harcèlement » contre les opérateurs nationaux. La victoire de Saïd Bouteflika et de Ali Haddad paraît totale. 

 

 

La contre-offensive contre Abdelmadjid Tebboune dont le coup d’envoi a été donnée par Saïd Bouteflika en s’affichant de manière ostensible avec Ali Haddad lors de l’enterrement de Reda Malek poursuivie par des articles de presse sentant fort la commande connaît son apothéose – ou peut-être son épilogue – avec l’entrée en lice du chef de l’État.

Le chef de l’Etat le somme littéralement de «mettre fin à l’anarchie née des dernières initiatives » prises par l’Exécutif.L’instruction énumère les mesures concernées : envoi de brigades mixtes « commerce-finances » pour procéder à des contrôles inopinés de plusieurs opérateurs économiques, interpellations des walis pour faire le point sur l’avancement des chantiers publics, instructions pour enquêter sur les terrains attribués aux investisseurs, instructions aux banques pour geler l’octroi de crédit au motif de l’inopportunité des projets.

 C’est tout ce qu’a fait ou a essayé de faire Tebboune qui est ainsi ciblé et rejeté par l’instruction venue de la présidence.  Le Premier ministre est «instruit » d’ordonner aux ministères concernés de «mettre immédiatement fin à ces initiatives qui « sont un véritable harcèlement des opérateurs nationaux » selon les propres termes utilisés par le chef de l’Etat ».

 De manière encore plus cinglante, il lui demande de ne pas donner l’impression à l’opinion nationale ou aux observateurs étrangers qu’il existe une «campagne décidée par le pouvoir » alors qu’elle est «sans fondement ».

 Seul Saïd a le pouvoir d'interpréter...

L’instruction évoque la rencontre entre Tebboune et les «partenaires économiques et sociaux » qui a entrainé un «début de retour à la sérénité » et le Premier ministre est invité «  à ne rien ménager pour que cette tendance positive se consolide avant la rentrée sociale ».

L’instruction souligne que toute violation de la loi et des règlements par les opérateurs économiques doit être traitées dans le  "respect des textes" et par les "voies prévues" et sans "publicité inutile".

 Abdelmadjid Tebboune qui a entamé ses fonctions de Premier ministre par l’affirmation d’une volonté de faire la « séparation entre l’argent et l’Etat » est ouvertement désavoué. La sortie publique de Saïd Bouteflika lors de l’enterrement de Reda Malek où il s’est ostensiblement affiché avec Ali Haddad l’annonçait clairement : la campagne «anti-oligarques » n’est pas la politique du chef de l’État.

LIRE AUSSI : Bouteflika et l’argent, pourquoi l’offensive «anti-oligarques » va retomber à plat (analyse)

 L’instruction-désaveu qui vient d’être envoyée à Abdelamadjid Tebboune signifie clairement que Saïd Bouteflika est le seul «interprète » autorisé de ce qui veut le chef de l’État. Il y a encore quelques jours certains pariaient que Tebboune partira après les élections locales prévues en novembre. Avec une telle instruction-désaveu, il n’est pas certain qu’il organisera ces élections.

 

 


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17 Commentaires

  • Oui, C'est tout à fait logique, la discrétion et les voies réglementaires ceux sont les meilleurs instrument, pour toute démarche légale. Alors, je ne vois pas où est la contradiction évoquée par les antagonistes de tout bord !

    Rapporter Tti samedi 12 août 2017 09:49
  • Sidi Said, on dirait l 3assas du parking avec son look.

    Rapporter pixies mercredi 9 août 2017 23:50
  • Il est vrai que bien qu'l s'agisse d'une simple photo figée dans le temps, son côté gauche dégage des relents miasmatiques d'un cynisme absolue= qui file la nausée à toute personne saine de corps et d'esprit.

    @Hox, et il a bien de la chance que le supplice de la roue n'existe plus

    Rapporter sam24 mercredi 9 août 2017 16:00
  • @ kahoui
    Quand on construit une usine de voiture ou de chaussette, on investis dès le départ pour qu'elle soit rentable
    Hors ici non seulement elles ne sont pas rentables mais en plus les constructeurs investissent des cacahuètes,le coût du projet est supporté par les rentiers de l'import import qui se rattrapent en faisant payer plus cher les voitures
    De toutes façons l'instabilité politique et réglementaire font qu'il faut être un vrai kamikaze pour investir en Algérie malgré le potentiel du pays
    Ce dernier épisode ou un président fantôme passe un savon a un wali premier ministre au moment même ou il est en visite semi officielle en france ,doit faire rire jusque chez les tribus d'Amazonie

    Rapporter Sam mercredi 9 août 2017 15:24
  • A droite de la photo : recueillement .
    A gauche de la même photo : garden- party.

    El Djazairou , bilaadou el mouâdjizaati .

    Pov'bled !

    Rapporter Abracadabra mercredi 9 août 2017 14:47
  • @San4 désolé de vous contredire mais si j'ai bien compris la stratégie des constructeurs automobiles en Algérie (çà doit être pareil poyr un certain nombre de pays), c'est celle de l'agrandissement "en tâche d'huile", à savoir commencer petit puis grossir au fur et à mesure. C'est ce qu'a fait Renault à Oran et que prévoit aussi Hyundai. Au départ un grand hangar suffit pour le SKD. Si vous avez les moyens vous pouvez mettre des appareils de levage sophistiqués mais çà ne fait qu'un gain de temps en plus dans le processus de fabrication. Ensuite, l'étape suivante cruciale c'est la fabrication de la carrosserie avec l'emboutissage. Renault est en train de construire une usine 10 fois plus grosse pour cela (dixit son responsable). C'est une étape qui intervient avec le passage au CKD, soit 2 a 3 ans après le démarrage. Hyundai a commencé aussi d'agrandir son usine. Comment douter que les Allemands réputés pour leur sérieux se dérobent à cela ?

    Rapporter Kahoui mercredi 9 août 2017 13:31
  • Tebboune a de la personnalité et il a sa propre vision des choses (bonne ou mauvaise, peu importe). Le système a besoin de béni oui oui qui suivent "la vision" et les instruction (s'ils en ont) de s'yad'houm. Son prédecesseur avait le profile idéal. C'est pour ça qu'on est des tiers mondistes et on est pas prêts d'en sortir.

    Par ailleurs, porquoi tous le système mediatique, y compris ME, c'est embalé pour rapporter une info dont la seule source est une chaîne de télé Tayyaba Ta3 Elle Hammam ? Où est le professionnalisme des journaliste? Où la vérification de l'info et le recoupement des sources? Le Président a-il besoin de ces vecteurs pour signifier son mécontentement de son PM, ou c'est quelqu'un d'autre qui veut usurper la fonction du Président de la République?

    Rapporter San4 mercredi 9 août 2017 12:04
  • @kahoui

    Désolé l'ami mais l'usine Volkswagen est tout sauf une usine
    C'est un gros garage ,une blague de mauvais goût mais sûrement pas un projet sérieux
    En vérité ,l'Algérie a détruit toute crédibilité devant les investisseurs étrangers. Il faudra beaucoup de temps et d'énergie pour la regagner

    Rapporter Sam mercredi 9 août 2017 09:35
  • @ sam24; Bien vu !!
    Mais sachez que pour boutef ça serait le pire des affronts qu'on puisse lui faire et le chevalier serait à jamais banni !!

    Rapporter hox mercredi 9 août 2017 09:15
  • Puissante dans l'ombre de fakhamatouhoum, la main du frérot est derrière ce recadrage.

    J’imagine mal l'occupant du fauteuil à roulettes, l'initiateur et l’amplificateur de la corruption, avoir demandé à Tebboune de séparer l’argent de la politique. C'est comme scier la branche sur laquelle on est assis. Tebboune a lui-même trempé dans des affaires louches et rémunératrices.

    Tous se sont servis sur l’Algérie se payant sur la bête de l’avoir “libérée” du colon afin de le remplacer.

    Le concerné, la main invisible ou la cabinet noir, on le voit bien, est plus prompt à réagir à une mascarade montée de toutes pièces qu’à suivre une politique ordonnée et soucieuse des libertés individuelles et collectives, outre un mieux être des citoyens.

    Seuls leurs intérêts comptent. circulez, il n’y a rien à voir, ni à redire. Le(s) maître(s) d’Alger en ont décidé ainsi.

    Appartenant à la caste des pontes du régime, aucun ministre ni 1er ministre n'a ou n'aura le courage et encore moins la dignité de répondre à ces désaveux.

    " Gouverner, c'est mettre vos sujets hors d'état de vous nuire et même d'y penser. " Nicolas Machiavel

    Rapporter Vangelis mercredi 9 août 2017 07:18
  • ACCEPTER D ETRE MINISTRE C EST ETRE DINGUE

    Rapporter bernanos mercredi 9 août 2017 01:48
  • Comme Mme Belghebrit avant lui, si M Tebboune avait un gramme de dignité, il démissionnerait.

    Rapporter Tirittiti mardi 8 août 2017 23:02
  • Quand on voit l'accueil qui a été réservé par les autorités à la délégation de Volkswagen forte de 40 membres on est sidéré. Le ministre de l'industrie, ou de la" désindustrialisation" plutôt, n'a même daigné se déplacer... Là ou d'autres pays auraient profité de l'occasion pour ouvrir des négociations et voir toutes les opportunités avec ce groupe qui, rappelons a choisi notre pays pour une implantation qui pourrait avoir des répercussions majeures pour le développement de cette industrie, avec à la clef des exportations futures dans l'aire arabo-africaine, on a tout juste délégué le ministre du commerce qui a fait un laïus misérable sur "l'urgence pour cette usine de passer rapidement à la fabrication", comme si ceci n'allait pas de soi puisque le cahier de charge encadre cette disposition dans le temps et dans la hauteur d'intégration, et comme si un coup de baguette magique suffisait à le faire. De plus le ministre de l'industrie déclare à qui veut l'entendre que "l'industrie automobile n'est pas notre priorité", alors qu'elle est le fer de lance de toute industrie. Tout cela montre que ces hauts commis de l'État n'ont pas vraiment le gabarit pour ces postes. Que pouvait on attendre d'un " financier " pour gérer l'industrie, de plus allant dans le sens de certains "experts" économistes qui ont décidé qu'il vaut mieux importer que fabriquer car "ça coûte moins cher" , oubliant que c'est une étape dans tout processus d'industrialisation, car il y a un seuil à atteindre dans le volume des produits fabriqués pour pouvoir baisser les prix..Tout cela est lamentable et augure d'un avenir sombre pour notre économie. Quand on voit des pays comme l'Egypte drainer 7 à 8 milliards d'IDE par an, avec cette politique de fermeture qui est menée dans notre pays et vu l'absence de ressources suffisantes de l'État avec la réduction des entrées dues à la vente des hydrocarbures, sur quelles autres ressources compte ce gouvernement pour continuer le développement ?

    Rapporter Kahoui mardi 8 août 2017 21:04
  • brigades mixtes « commerce-finances » - opérateurs économiques - walis/chantiers publics /terrains attribués aux investisseurs - banques/octroi de crédit.

    Grave ! Plutôt, gravissime !! Voilà une série de mesures pour tenter de redresser la colonne vertébrale d'une économie atteinte de scoliose multiple et de toutes sortes de pathologies dégénératives.

    De quoi on se mêle ?!

    Pourtant, au vu de son parcours administratif et politique, il doit connaître toutes les finesses (et les ficelles, aussi) de la cuisine commerciale et financière algérienne.

    Le commerce (international, bien entendu) et la finance (Transferts bancaires internationaux, bien entendu bis) sont les deux chasses gardées qu'un pauvre premier ministre ne doit, même pas penser à y jeter un regard furtif.

    Un premier ministre doit se faire beau, se taire, tenir lieu de décor et jouer le rôle de fille-escorte pour recevoir les personnalités étrangères de deuxième et troisième rangs.

    Pour le reste, s'il le peut, il doit demander aux généraux de le bouffer......s'ils le peuvent !

    Rapporter Mansour Essaïh mardi 8 août 2017 20:19
  • A présent, on va voir si le chevalier blanc possède encore quelques onces de dignité l'incitant à déposer sa démission.
    Personnellement, j'espère me tromper mais j'en doutes fort car voyez vous monsieur, chez ces gens là, on ne démissionne pas monsieur, on ne démissionne pas.
    On se couche.

    Rapporter sam24 mardi 8 août 2017 18:54
  • Bled Miki

    Rapporter Derdour mardi 8 août 2017 18:00
  • Il faut être naïf pour croire que tebboune puisse s'attaquer aux fondement du pouvoir Bouteflika à savoir l'armée,FLN,UGTA et l'oligarchie .
    Tebboune ,premier ministre est un fusible qu'on peut sauter à tout moment.

    Rapporter Slaim mardi 8 août 2017 17:41
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