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Samedi, 21 Octobre 2017

  •   Rédaction Maghreb Emergent
  • vendredi 19 mai 2017 08:06

Libye - La bataille entre Haftar et le GNA de Sarraj tourne au bain de sang dans le sud : au moins 60 morts

 La Libye sombre ... (Photo Archives)

Les tentatives de rapprochement entre Tripoli (al-Sarraj) et Tobrouk (Haftar) restent sans lendemain. Au sud, c'est la guerre à outrance pour le contrôle des bases militaires. Au moins 60 morts. Le bilan risque d'être beaucoup plus lourd.

Au moins 60 personnes, dont des civils, ont péri jeudi dans des affrontements aux abords de la base aérienne de Brak Al Chati, dans le sud de la Libye.  Les affrontements opposent les forces de l'Armée nationale libyenne (ANL), basée dans l'est du pays et que dirige le général Khalifa Haftar et  des combattants d'une faction rivale.

 La bataille s'est déroulée autour d'une base aérienne tenue par les forces du général Haftar qui cherchent à étendre leur influence au sud au détriment du gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli.

 Le bilan pourrait être plus lourd. Selon le maire de Brak Al-Shati, Ibrahim Zemmi, 74 éléments de la 12ème brigade de l'ANL ont été tués et dix-huit autres blessés. Un porte-parole de la brigade cité par Reuters évoque 86 morts dont des membres de la brigade et des civils. Le site Libyan Herald parle même de 130 morts parmi les troupes de Haftar dont certains "exécutés".

 Un porte-parole de « troisième force » de Misrata, Mohamed Gliwan a indiqué qu’ils ont attaqué la base en raison de "des mouvements suspects" à l'intérieur. Cette base, a-t-il indiqué, est devenue menace. "Nous avons détruit toutes les forces à l'intérieur" a-t-il indiqué selon Reuters.

 Guerre civile

Malgré la rencontre entre Haftar et Al-Sarraj au cours de laquelle ils avaient convenu de calmer la situation dans le sud, la tension est montée crescendo avec une multiplication des accrochages entre les forces du général Haftar et les groupes qui soutiennent les autorités en place dans la capitale Tripoli.

 Outre Brak Al Chati, la base de Tamanhent, près de la ville de Sabha -600 km au sud de Tripoli - a connu des tensions et des accrochages. Les forces du général Haftar ont bombardé la base aérienne de Tamenhant et ont décidé d'engager une offensive terrestre pour prendre le contrôle du site militaire.

 Le chef du gouvernement libyen d'union nationale (GNA, Fayez Al-Sarraj a appelé dimanche dernier à une "intervention urgente" de la communauté internationale pour mettre fin à l'escalade militaire dans le sud libyen, mettant en garde contre une "guerre civile",.

 "Nous vous demandons de prendre une position ferme et décisive vis-à-vis de cette escalade et nous appuierons toutes les décisions à même de rétablir la sécurité et la stabilité en Libye", a écrit Fayez al-Sarraj dans sa lettre adressée notamment à l'Union européenne, l'ONU et la Ligue arabe.

M. Sarraj a appelé à une "intervention urgente" de la communauté internationale "pour mettre fin à la détérioration de la situation dans le sud libyen", sans préciser le caractère de l'intervention voulue.

  "Cette escalade soudaine et injustifiée (...) met le pays au bord de la guerre civile" et risque de "saborder le processus politique", a averti M. Sarraj. Dénonçant l'attaque, le GNA avait annoncé une contre-offensive pour chasser l'ANL du sud, confirmant ainsi pour la première fois un affrontement direct avec les forces de Haftar.

 


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1 Commentaire

  • Rien d’étonnant.
    Ce qui se passe en Libye l’est généralement en commun dans tous les pays du sud de la Méditerranée, que cela soit l’Algerie, la Tunisie, l’Egypte, ou chez ceux des pays du Levant. Le Maroc y échappe car en tant que monarchie, la chose politique est réduite à son minimum.
    Le tracé des frontières pour commencer est complément absurde car entrepris par des Européens sur des bases totalement erronées et ne tenant aucun compte des communautés vivantes sur le sol. Sol ou des populations endurcies au sein de nations bien définies dans le temps et dans l’espace. Par exemple, l’amalgame de nations amazighes avec la composante Arabe ou autres est criant de médiocrité si typiquement république française du XIXeme.
    La Libye est cet espace entre les territoires de cette république trop zélée dans ses calculs et le Canal de Suez sous le contrôle de la monarchie du Royaume Uni, plus sage et mieux réfléchie. Car celle-ci ne s’est jamais intéressée par autre chose que ce canal passage obligé vers les Indes, possession beaucoup plus importante et qui rapporte bien gros.
    Les Italiens cependant sentant l’opportunité à portée de main s’aventurèrent en Libye pour une courte période de temps. La Libye d’avant l’avènement du pétrole était fondamentalement divisée en 2 provinces, soit la Tripolitaine et de la Cyrénaïque depuis l’antiquité avec pour chacune une adjonction de désert du sud pour faire mieux.
    On pourrait avancer que la situation d’aujourd’hui pour tous ces pays, a beaucoup héritée de cette époque avec chaque pays évoluant dans sa spécificité particulière et en conformité avec son propre passé. Donc, la Libye a part d’être confrontée au même problème que connait l’Algerie, la Tunisie et l’Egypte, elle a cette quasi impossibilité a réunir ses 2 provinces/nations ou de garder les deux de son unité pour faire poli ensemble. D’où la gravité de sa situation qui ne peut en aucun cas être aidée par un des voisins.

    Rapporter Faro Laz vendredi 19 mai 2017 21:19
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