Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Lundi, 24 Juillet 2017

  •   Ahmed Bounour
  • mercredi 17 mai 2017 13:42

Alice Cherki sur Radio M : "Il faut mettre un nom sur les traumatismes qu’ont vécus les Algériens à l'époque coloniale" (audio-vidéo)

Photo : Ahmed Sahara/Radio M.

Pour cette psychanalyste, auteure de Mémoire anachronique. Lettre à moi-même et à quelques autres, paru aux Editions Barzakh, témoigner sur la Guerre de libération nationale est nécessaire aussi bien pour guérir de ces traumatismes que pour la sauvegarde d’un important pan de l’histoire algérienne.

 

« Les traumatismes qu’a connues le peuple algérien pourraient se répéter et passer de génération en génération si l’on ne parvient pas à mettre les mots dessus », a expliqué avant-hier lundi, sur Radio M., la webradio de Maghreb Emergent, Alice Cherki, psychiatre et psychanalyste, auteure de Mémoire anachronique. Lettre à moi-même et à quelques autres, paru aux Editions Barzakh.

Née en Algérie à l’époque coloniale, en 1936, elle est l’une des disciples de Frantz Fanon avec lequel elle a partagé son amour pour l’Algérie : « Je voulais faire psychanalyse parce que je pensais et je pense toujours que cette formation allait me permettre d’aider les gens qui sortaient traumatisés de cette guerre (de libération) ».

Dans son ouvrage, Alice Cherki évoque son engagement pour l’indépendance de l’Algérie dès son plus jeune âge et sa participation à la lutte pour la libération du pays. Elle y parle de son parcours mais surtout de sa rencontre avec des personnes ayant mené la même lutte pour l’Algérie dont principalement Frantz Fanon.

Alice Cherki affirme que la flamme qui l’a animée pendant la Guerre de libération ne s’est pas éteinte et qu’elle reste fidèle à son combat pour que certains pans de l’histoire de la lutte anticoloniale ne soient pas oubliés, de part et d’autre de la Méditerranée. C’est pour cette raison, a-t-elle expliqué, qu’elle a souhaité faire paraître son livre simultanément en Algérie et en France. « Mais je dois dire que c’est aux jeunes générations de faire quelque chose aujourd’hui », a-t-elle soutenu, néanmoins.

« Quand je suis revenue en Algérie entre les années 2000 et 2006, époque où je faisais plusieurs voyages entre l’Algérie et la France, j’ai rencontré des jeunes psychiatres et psychologues algériens qui voulaient me parler de psychanalyse car ils étaient eux-mêmes traumatisés », a-t-elle expliqué sur les ondes de Radio M. Ces professionnels, a-t-elle ajouté, « ont été traumatisés parce qu’ils ont été envoyés au front sans formation. J’ai senti, chez eux, le désir d’avancer mais aussi une certaine usure que je pense être due au fonctionnement d’un certain type d’institutions ».  

 

Ecouter l'interview:

 

 

 

Extrait vidéo 

 

 


Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

1 Commentaire

  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

L’ambassadeur italien à Alger a évoqué sur Radio M le procès Saipem et l’investissement de Cevital en Italie

Sondage

Ahmed Ouyahia a appelé le gouvernement Tebboune à privatiser les entreprises publiques en difficultés. Vous pensez que cette mesure est :

Risquée car elle va encore renforcer les amis du clan présidentiel dans le monde des affaires - 34.4%
Nécessaire car les recapitalisations des entreprises publiques défaillantes par le trésor coutent trop chères à la collectivité - 39.2%
Impossible à réaliser car le gouvernement Tebboune n’a pas l’autorité morale pour l’engager si tel devenait son but - 18.3%

Total votes: 999

Vidéos

Le CPP part en vacances avec le routard du 5e mandat

A ne pas manquer

Prev Next

Un conseil interministériel sur les exportations alimentaires utilisant des intrants subventionnés

Des incohérences  caractérisant le fonctionnement de certaines filières dont les produits sont éligibles à l'exportation ont été identifiées.

Le système Haddad, ou comment imposer une dîme sur les grands projets

De révélation en fuite, le système Haddad apparait au grand jour : une immense nasse qui permet au patron du FCE de percevoir une dîme sur tous les grands marchés.

« Les attaques contre Haddad relèvent du show médiatique » (Belkacem Boukhrouf)

    Pour l'économiste, Belkacem Boukhrouf  « la gabegie comme la corruption sont dans les institutions, les lois et les usages politiques de l’Algérie ». D’où la nécessité, estime-t-il, de poser la question de savoir « qui a permis à Ali Haddad d’avoir toutes ses ramifications ».