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Vendredi, 24 Mars 2017

  •   Boualem Alami
  • mercredi 15 mars 2017 15:36

Maroc: Des migrants refoulés à la frontière algérienne, des ONG dénoncent des actes arbitraires

Des ONG marocaines, algériennes et européennes de défense des droits humains, des réfugiés et des étrangers ont dénoncé ce mercredi 15 mars la reprise par les autorités marocaines des campagnes d'arrestations de subsahariens et leur refoulement aux frontières. Deux mois seulement après le début d’une seconde opération de régularisation de ‘’sans papiers’’.

 

Dans une pétition signée par 21 ONG marocaines et algériennes, l'AMDH, le SNAPAP, la LADDH, et européenne EuroMed Droits, le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM) appelle les autorités marocaines à intervenir ‘’pour que l’ensemble des personnes arbitrairement refoulées en dehors de toute procédure légale soient toutes réadmises, sans conditions et dans les plus brefs délais, sur le territoire marocain''. La même pétition demande aux autorités marocaines de garantir ''à ces personnes d’accéder de toute urgence à des soins, à un point d’eau potable et à de la nourriture'', ainsi que ''l’arrêt immédiat des violences aux frontières autant du côté marocain qu’algérien.'' Cet appel intervient après des faits que le GADEM juge sans précédents depuis plusieurs années: l'arrestation dans une chasse au faciès, de subsahariens dans plusieurs régions du royaume, et leur refoulement aux frontières. Des enfants séparés de leurs parents sont également concernés, selon le GADEM. ''Les autorités marocaines ont repris le renvoi de personnes non ressortissantes marocaines noires vers la frontière avec l’Algérie'', indique l'ONG marocaine. Selon elle, ''34 personnes de nationalités camerounaise, guinéenne, ivoirienne, malienne et sénégalaise, arrêtées et refoulées entre le 2 et le 10 mars 2017, sont bloquées dans le no man’s land entre le Maroc et l’Algérie.'' Le GADEM cite ainsi le cas d'''Al'', qui a été ''arrêté par les forces auxiliaires le 2 mars 2017 à un arrêt de bus dans la ville d’Oujda, alors qu’il était sorti faire des courses.''

Témoignages choquants

Il a raconté au GADEM avoir été ''conduit à la gendarmerie royale d’Oujda pour un contrôle d’identité, une prise d’empreinte et faire des photos, il a ensuite été transporté dans « un camp près de la frontière » dans lequel il est resté trois jours avant d’être refoulé vers le no man’s land. Il témoigne que les forces de l’ordre lui ont pris, comme aux autres, son passeport et ses effets personnels (argent, téléphone, etc.).'' ''Je n’ai pratiquement rien mangé depuis 8 jours et je me bats pour trouver de l’eau.''  ''Ab'', poursuit le GADEM'', ''a été arrêté, avec 17 autres personnes, lors d’une tentative de passage des barrières de Melilla le 7 mars 2017. Il a passé trois jours dans une caserne et a aussi été refoulé le vendredi 10 mars dans le no man’s land entre le Maroc et l’Algérie.'' Selon la même ONG,  dans le même groupe, il y a 12 enfants, qui ont été arrêtés à Oujda et laissés seuls dans la zone frontalière. ''Certains ont leurs parents ou leur tuteur à Oujda, d’autres sont venus seuls au Maroc'', rapporte la même ONG.

Violences contre les migrants

''D’après les déclarations des personnes contactées par le GADEM, des violences ont accompagné les arrestations et reconduites à la frontière. Des personnes en migration ont été battues à coup de bâton aux bras, à la tête ou aux jambes : 3 d’entre elles auraient des blessures graves aux jambes. Pour 2 autres, c’est le bras qui aurait été touché. L’une d’elle dit avoir été « tailladée avec des lames tranchantes » au visage'', rapporte par ailleurs l'ONG marocaine, selon laquelle ''ces arrestations et refoulements interviennent dans un contexte de renforcement de la répression contre les personnes en migration dans les régions de Tanger-Tétouan et Nador depuis début 2017.'' Le Maroc a entamé le 2 décembre dernier une seconde opération, après celle de 2014, de régularisation des ''sans papiers'', dont les subsahariens. A fin février dernier, plus de 18.000 dossiers de régularisation avaient été déposés. ''Il est aujourd’hui difficile de comprendre la logique de la reprise des violences et des refoulements vers une frontière fermée depuis 1994'', déplore par ailleurs le GADEM pour qui ''le renvoi des personnes noires non ressortissantes marocaines vers ce no man’s land menace leur intégrité physique et morale, et constitue un acte de discrimination et de racisme.'' La même ONG précise qu'elle a utilisée l'expression ''noire'' dans son communiqué pour insister sur le fait que ''ces arrestations et refoulements ne concernent pas tous les étrangers (ères) au Maroc, mais se font au faciès ciblant des personnes sur la base de leur couleur de peau.''


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3 Commentaires

  • Hey l'analphabète vous ferez mieux de lire l'article au lieu de m'attaquer et me dire que je devrais m'occuper de ce qui se passe en Algérie, mon pays.

    L'article traite de la façon dont sont victimes les subsahariens qui sont en plus parqués telles du bétail vers la frontière algérienne. Et cette façon de faire provient de votre pays qui ne respecte rien pas même la condition humaine.

    Pour le reste de votre blablabla, oui, oui à d'autres mais pas à moi, le Maroc n'avance pas du tout, et tout les projets qui sont montés le sont grâce aux fonds des pétro-monarchies du Golfe.

    Pas la peine de continuer à nous enfumer avec vos salades qui, à travers votre prétendu commentaire tiré par les cheveux, reflète bien votre niveau en général.

    Mince alors et dire que je me rabaisse à vous répondre en pure perte car comme toujours borné comme vous l'êtes, même le nez dans le caca, vous chantez la ritournelle anti algérienne et agissez contre l'Algérie, mon pays en faisant ce que dénoncent les ONG. Au moins l'Algérie, contrairement à ce que vous dites, par méconnaissance totale du problème, mon pays avant d'expulser les indésirables, traite d'abord avec leurs gouvernements et souvent ces indésirables viennent en Algérie pour rechercher de l'or, ou faire du trafic.

    Et d'ailleurs, pour votre gouverne, sachez qu'il y aurait plus de 400.000 clandestins marocains sur lesquels les autorités algériennes ferment les yeux, pour l'instant. En contrepartie, je vous mets au défi de me dire s'il y a autant d'algériens clandestins chez vous, dans votre royaume désenchanté.

    Rapporter Vangelis vendredi 17 mars 2017 20:33
  • ya si vangelis!occupez vous de votre merde interne c'est mieux vu votre situation catastrophique...,au maroc on recoit pas de lecons dans ce sens surtout de l'algerie ou charger les subsahariens dans des camions comme des patates et les deverser ensuite au dela des frontières algeriennes avec le mali,le niger....est chose récurrente, le maroc regularise les citoyens subsahariens depuis logntemps, chose inpossible en algerie,l'article si vous lisez bien parle aussi que c'est la première fois depuis 3 ou 4 annèes que une expulsion de ce genre arrive et qu'ont parle d'une poignèe d'hommes une trentaine et pas des milliers comme chez vous et malgrè ca, ca reste dèsolant de toute façon on connait pas exactement les motifs mais on espère que la situation va vite se résoudre en permettant a ses personnes de regagner le maroc et presenter des demandes de regularisation vu que les autoritès algeriennes ne les laisseront jamais entrer en algerie,ils excellent seulement dans la propagande sterile et la grande gueule solite, exactement comme vous que du blablablabla et rien d'autre

    Rapporter saido jeudi 16 mars 2017 12:30
  • Les traitements inhumains que subissent systématiquement ces personnes n'aspirant qu'à partir vers l'Europe sont à dénoncer avec vigueur et ce d'autant plus qu'ils servent en quelque sorte de monnaie d'échange du Maroc dont la pratique est évidente tant elle est récurrente.

    La Cour de justice européenne a dit que le Sahara Occidental n'a aucune relation avec le Maroc et qu'en conséquence les traités ou accords signés au nom de ses populations sahraouis ne peuvent pas leurs être appliqués et encore moins imposés, le Maroc agite son arme humaine en ouvrant toutes grandes les grillages entre les enclaves du Nord et l'Espagne, faisant de ces malheureux un moyen de chantage afin que l'Europe dénie le droit de sa propre Cour.

    L'Algérie, appelée maintes fois à ré-ouvrir sa frontière avec le Maroc , ne l'entend pas de cette oreille vu le contentieux énorme qui existe entre les deux pays, le Maroc renvoie d'autres malheureux vers ladite frontière, tentant là aussi d'exercer un chantage. Et je ne parle même pas de la "libéralisation" par le Maroc du déversement de drogues vers l'Algérie qui fait tout pour protéger sa population de cette calamité qui n'est que source de revenus pour le Maroc, source évaluée à plus 10 % de son PIB annuel qui est de 100 milliards de $.

    Dans le lot de migrants maltraités, il y a des sénégalais et des ivoiriens, je serais curieux de lire quelque part les protestations, même à demi mot, de l'homme de main de M6, qu'est Maky Sall ou encore Ouatara, lui qui a déroulé le tapis rouge lorsque le "représentant commercial" des émirs du Golfe s'était déplacé pour inaugurer le projet de baie de Cocody, pourtant financée par ces mêmes émirs mais passé pour un investissement marocain en .... Afrique. Je ne parle pas pour les autres dirigeants, peu visibles car plus pauvres mais, après avoir admis à l'UA ce pays, on voit bien que ce dernier n'en a cure de l'Afrique puisque ses habitants sont assimilés à des sujets qu'on déplace tels des pions sur un échiquier.

    Rapporter Vangelis jeudi 16 mars 2017 11:20
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