Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Vendredi, 15 Décembre 2017

  •   Samy Injar
  • vendredi 24 février 2017 15:28

Le CPP sort du piège Bengana par « la bronchite aigue » et les achats d’armes Algérie-Maroc (audio-vidéo)




L’actualité de la semaine politique a été plus fournie que d’habitude. Plus clivante aussi. Résultat un café presse politique tout feu tout flamme.

 

Le café presse politique de RadioM n’était finalement pas si enchanté que cela de retrouver son thème de prédilection : l’absurdité du 4e mandat de Abdelaziz Bouteflika. « Les Algériens sont agacés par ce sujet » de l’indisponibilité chronique du président de la république qui a fait annuler la semaine dernière la visite à Alger de la chancelière allemande Angela Merkel. «Ils en ont honte » surenchérit Abed Charef « on devrait nous même cessé d’en parler ». Akram Kheraif a tenté d’éclairer ce nouvelle épisode des absences présidentielles en rapportant des sources ouvertes selons lesquelles « il semblerait bien que le président n’a pas été évacué », et que nous sommes dans le scénario d’une bronchite aigue qui jusqu’au bout pouvait être surmontée mais qui s’est avérée être handicapante au dernier moment. Fallait il pour autant demander le report de la venue de « la femme la plus puissante du monde ? » selon la question de Khaled Drareni, à la manœuvre du CPP ? « peut-être que non, selon El Kadi Ihsane, puisqu’il ne s’agissait pas d’une visite d’Etat et que sur le plan protocolaire Mme Merkel n’est pas chef d’Etat et son homologue est le premier ministre Abdelmalek Sellal ». L’intérêt du pays aurait d’ailleurs recommandé de passer outre l’indisponibilité du président Bouteflika, compte tenu de l’agenda chargé de cette visite. « Mais Bouteflika voulait visiblement être sur la photo à côté de Merkel » conclut El Kadi Ihsane. Les autres pistes qui peuvent justifier ce « report » de toute dernière minute (deux heures avant l’envol de Merkel pour Alger), sont évoqués pour les uns balayés - problème protocolaire sur les thèmes à traiter notamment les sujets domestiques algériens qui fâchent, refus allemand de traiter (Khraif) – les autres scrutés « Merkel a déjà rencontrer Sellal à Berlin et cette fois elle voulait rencontrer quelqu’un qui décide » (Charef). Pour Said Djaafer le pouvoir a tort de sous-estimer la pesanteur de cette situation sur les Algériens.

Pourquoi l’Algérie a t’elle acheté tant d’armes ?

Le chef d’Etat major vice ministre de la défense, le général Gaid Salah, lui voyage. Il était à Abu Dhabi, cette semaine, pour le plus grand salon d’armement du monde. Au moment ou justement, un classement situe l’Algérie au 5e rang mondial des importations d’armes sur les cinq dernières années, tandis qu’un Think Tank évoque l’accélération de l’effort d’armement au Maroc pour les cinq prochaines années. « Il n’y a pas de compétition en l’Algérie et le Maroc sur ce terrain là » aux yeux de Akram Khraif éditeur de secret difa3 site spécialisée dans l’armement et la géostratégie. L’écart des dépenses des deux pays ne les situent pas d’ailleurs à la même échelle : 10 milliards de dollars en moyenne annuelle pour l’Algérie contre 3 milliards de dollars pour le Maroc. Mais alors pourquoi l’Algérie dépense t’elle autant pour son armement ? « Cela est complétement incohérent avec sa doctrine de non intervention. C’est comme si l’Algérie s’équipait en armes pour poursuivre une guerre intérieure qui est pourtant supposée être terminée depuis longtemps » s’élève El Kadi Ihsane ; « c’est du gaspillage, et cela doit cesser ». Said Djaafer se félicite que les efforts d’armements de l’Algérie et du Maroc n’annoncent pas pour autant un conflit armé entre les deux pays « aucun intérêt pour le Maroc et vice versa », mais il préfère comprendre le point de vue officiel sur ce niveau d’achat d’armement. « Il se justifie selon eux, par le niveau des menaces extérieures ». Pour Abed Charef l’Algérie construit un projet de puissance régionale et se prépare à être dans 15 ans le premier interlocuteur des occidentaux pour cette partie de l’Afrique ce qui peut expliquer le plan d’équipement militaire en cours depuis plusieurs années. « Je ne vois pas ou est le projet de puissance régionale de l’Algérie » affirme El Kadi Ihsane, qui rappelle que l’Algérie ne s’engage pas à construire une force d’intervention régionale sous l’égide de l’Union Africaine, ce qui donnerait plus de sens à sa frénésie d’achat d’armement. « La transparence sur les transactions de l’armée est un tabou » qui résiste au temps en Algérie. Akram Kheraif a apporté cependant un éclairage sur le plan d’équipement de l’armée qui selon lui vise à combler le sous-investissement des années 90. « Une fois ce renouvellement des armes terminé vers 2020-2022, je m’attends à ce quel le budget d’équipement de l’armée baisse sérieusement ».

Le CPP s’emballe sur le révisionnisme Bengana

Le CPP a t il dérapé dans sa deuxième moitié d’émission dédiée à la polémique Bachagha Bengana ? D’entrée Akram Khraief a utilisé l’expression « crapules » pour qualifier les deux aïeuls de Feriel Furon, celui décédé en 1945 et le fondateur plus ancien du fief des Bengana en 1839 dans la vallée de Oued El Arab au sud des Aures. Pour Said Djaafer, le vrai scandale est bien la promotion faite sur une chaine Tv du service public, par Feriel Furon à son livre réhabilitant son aïeul, honni par l’historiographie de la résistance au colonialisme. Est ce pour autant le signe que nous sommes face à une montée du révisionnisme sur l’Histoire coloniale en Algérie, adoubée par les officiels ? Abed Charef ne le pense pas et préfère la thèse de la « bêtise professionnelle » à la télévision publique, avant de se raviser, en bon complotiste qu’il se revendique être, pour ne pas écarter « l’acte délibéré » à des fins qu’il conviendra d’investiguer dans les prochaines jours. Et le débat sur l’Histoire ? El Kadi Ihsane propose de le mener avec sérénité car selon lui « l’Algérie est suffisamment mature et consolidée dans son indépendance pour pouvoir regarder les versions différenciées sur son histoire », même si elles viennent heurter notre relation fondatrice avec l’épopée des résistants au colonialisme. «Les crimes des Bengana contre les Algériens sont connus. Comment Feriel Furon essaye de les recycler dans une autre histoire de la résistance algérienne à la France ? Cela m’intéresse de le lire».

L'émission en audio:

L'émission en vidéo:

 


Évaluer cet élément
(3 Votes)

Laissez un commentaire



6 Commentaires

  • Etre la première puissance par l'achat d'armes pour faire peur aux autres .
    Dommage que les responsables d'Alger ne sont pas conscients que l'équipement de l'armée n'est pas efficace sans pièces de rechange disponibles et que ce matériel s'use avec le temps.

    Rapporter zzin samedi 25 février 2017 23:02
  • Dans la vidéo du CPP de Radio M, qui ne dure bizarrement que 5 minutes 23 secondes, je n’ai pu visualiser donc que la séquence traitant du livre consacré au BACHAGHA BENGANA.

    De la famille du BACHAGHA BENGANA, j’ai connu intimement à Paris l’un de ses descendants, KAMAL BENGANA, et je peu affirmer qu’il n’était aucunement fier ni de son père ni de ses aïeux, mais il était sincèrement fier d’être algérien. Pour l’anecdote, Kamel BENGANA, qui croyait si fort à la légende qui veut que ses aïeux soient descendant de la lignée du prophète Mohamed, m’avait demandé un jour de lui apprendre à écrire la langue arabe pour qu’il puisse lire le Saint Coran, ce qui fut fait à titre gracieux et sans objection ni remarque sur le mythe généalogique mecquois de sa famille

    Ma stupéfaction en suivant le débat du CPP n’était pas d’apprendre qu’une descendante de BACHAGHA BENGANA ait écrit un livre pour glorifier l’un de ses aïeux, ni qu’elle soit passée sur une chaine de télévision publique algérienne, vu que sur ce point nous sommes vacciné par l’omniprésence sur les médias publics de notre anticonstitutionnel , fils de HARKI de Ministre de l’industrie et des mines, le Sieur Sa Suffisance, Abdeslam BOUCHOUAREB, mais plutôt choqué d’entendre certains participants au CPP mettre le colonel AMIROUCHE dans le même sac que le BACHAGHA BENGANA en matière d’assassinats d’algériens.

    Sans manichéisme aucun, je ne crois pas qu’il soit juste de comparer le colonel AMIROUCHE qui combattait pour libérer le Peuple algérien du joug du colonialisme français et qui était confronté à une guerre psychologique sans merci à un BENGANA qui voulait garder ses frères sous l’emprise de la domination coloniale.

    J’ai eu l’honneur de rencontrer à plusieurs reprises le colonel AMIROUCHE, lorsque j’étais enfant, j’ai lu beaucoup de livres sur l’histoire de la guerre de libération et rencontré un certains nombres de moudjahidines qui ont combattus sous ses ordres, dont ZINET, le réalisateur du film TAHIA YA DIDOU.
    Pour l’anecdote, feu ZINET pleurait comme un gosse, chaque fois qu’il se rappelait ou parlait du colonel AMIROUCHE qu’il qualifiait de son père spirituel et de sage guerrier

    Oui, tous ceux que j’ai rencontré et qui ont côtoyés de près le colonel AMIROUCHE, lui reconnaissaient de grandes qualités morales, à commencé par le Chahid mon père.
    L’image de sanguinaire donnée au colonel AMIROUCHE, tient plus de l’intox et d’une interprétation de faits historiques qui occulte pour les ‘’purges d’étudiants algériens’’ qui ont rejoints les rangs de l’ALN après la dite ‘’ batail d’Alger’’ l’existence d’une réelle manipulation (La bleuite) dont il a été victime de la part des services secrets français (CDES) et à leur tête le capitaine Leger.

    J’accepte aisément de débattre avec des français au sujet du colonel AMIROUCHE, mais j’envoi paître tout algérien qui s’autorise de salir l’image d’un homme qui a commencé à défendre l’Algérie au tout début des années 1950, alors qu’il était simple ouvrier chez Citroën en France.

    En 1992, le Président MOHAMED BOUDIAF, avait demandé un rapport sur l’état de la corruption en Algérie à mon ami, feu Si M’Hamed TOLBA, qui était alors Directeur Général de la Sûreté Nationale (DGSN)

    Après avoir pris connaissance du rapport, BOUDIAF s’était exclamé en lançant « …mais c’est aussi pourri que cela ?!!! » puis après réflexion, il avait ajouté sur un ton déterminé : « S’il faut éliminer un millions de personnes pour sauver l’Algérie, je le ferais »
    Je précise que chez BOUDIAF, le mot éliminer ne voulait rien dire d’autre que mettre hors d’état de nuire.

    C’est de ce genre d’hommes qu’était le colonel AMIROUCHE.

    Cordialement, GUENZET SOFIANE, inventeur des technologies de la biométrie et du Système Bancaire Biométrique SAOIB 31 et applications dérivées

    Rapporter GUENZET SOFIANE samedi 25 février 2017 19:18
  • Dans la vidéo du CPP de Radio M, qui ne dure bizarrement que 5 minutes 23 secondes, je n’ai pu visualiser donc que la séquence traitant du livre consacré au BACHAGHA BENGANA.

    De la famille du BACHAGHA BENGANA, j’ai connu intimement à Paris l’un de ses descendants, KAMAL BENGANA, et je peu affirmer qu’il n’était aucunement fier ni de son père ni de ses aïeux, mais il était sincèrement fier d’être algérien.

    Ma stupéfaction en suivant le débat du CPP n’était pas d’apprendre qu’une descendante de BACHAGHA BENGANA ait écrit un livre pour glorifier l’un de ses aïeux, ni qu’elle soit passée sur une chaine de télévision publique algérienne, mais d’entendre certains participants au CPP mettre le colonel AMIROUCHE dans le même sac que le BACHAGHA BENGANA en matière d’assassinats de personnes.

    Sans manichéisme aucun, je ne crois pas qu’il soit juste de comparer le colonel AMIROUCHE qui combattait pour libérer le Peuple algérien du joug du colonialisme français et qui était confronté à une guerre psychologique sans merci à un BENGANA qui voulait garder ses frères sous l’emprise de la domination coloniale.

    J’ai connu personnellement le colonel AMIROUCHE, lorsque j’étais enfant, j’ai lu beaucoup de livre sur l’histoire de la guerre de libération et rencontré un certains nombres de vieux moudjahidines qui ont combattus sous ses ordres, dont ZINET, le réalisateur de TAHIA Y DIDOU.

    Tous reconnaissaient au colonel AMIROUCHE de grandes qualités morales. L’image de sanguinaire donnée au colonel AMIROUCHE, tient plus de l’intox et d’une interprétation de faits historiques qui occulte pour les purges d’étudiants algériens qui ont rejoints les rangs de l’ALN après la dite ‘’ batail d’Alger’’ l’existence d’une réelle manipulation (La bleuite) qui mettait en danger les structures de l’ALN de la Wilaya 3

    J’accepte aisément de débattre avec des français au sujet du colonel AMIROUCHE, mais j’envoi paître tout algérien qui s’autorise de salir l’image d’un homme qui a commencé à défendre l’Algérie au tout début des années 1950, alors qu’il était simple ouvrier chez Citroën en France.

    En 1991, le Président MOHAMED BOUDIAF, avait demandé un rapport sur l’état de la corruption en Algérie à mon ami, feu Si M’Hamed TOLBA, qui était alors Directeur Général de Sûreté Général.

    Après avoir pris connaissance du rapport, BOUDIAF s’était écrié « …mais c’est aussi pourri que cela ?!!! » puis après réflexion, il avait ajouté : « S’il faut éliminer un millions de personnes pour sauver l’Algérie, je le ferais »

    C’est de cette trempe d’hommes qu’était le colonel AMIROUCHE.

    Cordialement, GUENZET SOFIANE, inventeur des technologies de la biométrie et du Système Bancaire Biométrique SAOIB 31 et applications dérivées

    Rapporter GUENZET SOFIANE samedi 25 février 2017 10:49
  • Merkel et Bengana ne sont pas , à mon avis, des sujets prioritaires. Inspirez vous des articles de Benachenhou Mourad pour aborder des sujets tabous ( http://www.lequotidien-oran.com/?news=5240732) qui ont un impact direct sur notre avenir proche, mais de grâce, oser dans le débat tirer les véritables conclusions.

    Rapporter Respectueusement samedi 25 février 2017 09:54
  • Tu voulais voir Merkel! Merkel ne viendra pas!

    Rapporter Aziz MOUATS vendredi 24 février 2017 16:56
  • Les membres titulaires du CPP de retour, c'est bien . Ils ont seulement omis de ramener leurs niveaux habituels . Du coup, le niveau des debats dégringole, dégringole à vive allure. Dommage !

    Rapporter bernou123 vendredi 24 février 2017 16:47
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Le CPP remet la visite de Macron à l’endroit et la Fetwa de Trump à l’envers

Sondage

Quelle est parmi les mesures de la loi de finances pour 2018 en Algérie celle que vous redoutez le plus pour votre budget

Vidéos

"Le gisement monétaire de la finance islamique est surestimé en Algérie"- Hachemi Siagh

A ne pas manquer

Prev Next

Algérie : Retour au calme à Bouira, reprise de la protestation à Bejaia

Un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé dans les quatre coins de la ville de Bouira pour éviter tout dérapage.

Algérie : Interdiction d’une conférence sur les élections, à l’université Alger

«Cette interdiction s’inscrit dans le cadre d’une série de dérapages que connait l’université Alger 3 depuis des mois», soutient le sociologue.

La Tunisie et le FMI parviennent à un accord sur le programme économique du pays

L'inflation a dépassé les 6% en novembre, sous l'effet de hausses significatives des prix des produits alimentaires.