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Vendredi, 24 Mars 2017

  •   Karim Sabeur
  • samedi 7 janvier 2017 13:00

Les oncologues maghrébins en conclave à Alger pour étudier les moyens de lutte contre le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate fait partie des 5 types de cancer les plus répandus dans le monde.  Les facteurs de risque de cette pathologie sont le tabagisme, la consommation d'alcool et une mauvaise hygiène alimentaire.

 

Les oncologues maghrébins se sont réunis samedi à Alger pour étudier les moyens de lutte contre le cancer de la prostate en présence des membres des sociétés savantes d’Algérie, du Maroc, de Tunisie et d’Egypte. Les présidents des sociétés d’oncologie de Tunisie et du Maroc, respectivement H. Boussen et H. Erriahi ont expliqué devant parterre composés d’une centaine de médecins les étapes nécessaires pendant les soins contre cette maladie.

Le président de la société d’oncologie de Tunisie a axé son intervention sur la définition et les bases biologiques de la résistance à la castration. De son côté, Erriahi a souligné l’intérêt de la chimiothérapie dans les soins apportés aux patients. La formation qui a débuté vendredi intitulée Master Class Maghrébin a regroupé, avec le soutien du laboratoire japonais Astellas, qui va bientôt démarrer la production en Algérie de médicaments utilisés en urologie, a regroupé des oncologues, des radiothérapeutes et des urologues.

Cette formation médicale qui s’est étalée sur deux jours a été bénéfique pour ces spécialistes car elle a été encadrée par des experts algériens et étrangers y compris ceux venus de France à l’instar du Dr Saïghi et P. Beuzeboc. Selon le président de la Société algérienne de formation et de recherche en oncologie (SAFRO), le Pr Adda Bounedjar qui a organisé l’événement, la prévalence du cancer de la prostate a presque doublé en 10 ans.

Progression inquiétante en Algérie

Plus de 2500 nouveaux cas de cancer de la prostate ont été diagnostiqués en Algérie en 2015 et 2016, selon le Pr Adda Bounedjar qui ajoute que le chiffre était de 1500 il y a dix ans. Le président de la société algérienne de formation et recherche en oncologie tire alors la sonnette d'alarme face à la progression de cette maladie en Algérie. Il a souligné la nécessité du dépistage précoce de ce type de cancer, le plus fréquent chez les hommes de plus de 50 ans.

Le cancer de la prostate fait partie des 5 types de cancer les plus répandus dans le monde, a-t-il ajouté précisant les facteurs de risque de cette pathologie sont le tabagisme, la consommation d'alcool et une mauvaise hygiène alimentaire. Pour cet oncologue, la pratique du sport et un régime alimentaire sain et diversifié sont de nature à renforcer la prévention contre la maladie.

Selon le Pr Adda Bounedjar, le cancer de la prostate en Algérie est moins fréquent comparativement aux pays développés. «La France enregistre annuellement 53.000 cas de cancer de prostate par an», a-t-il affirmé.  Il prévient que « la progression croissante de ce type de cancer dans notre pays depuis une quinzaine d'années n'augure rien de bon». Cette progression croissante le classe aujourd'hui en 3ème position des cancers chez l'homme. Le professeur a regretté le fait que notre pays n'a pas de chiffres exacts sur le taux de mortalité liée à cette maladie. Le professeur recommande au même titre que l'ensemble des oncologues le dépistage précoce individuel de cette maladie.


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1 Commentaire

  • =Le dépistage (taux de PSA) doit être ciblé, il concerne:
    - Hommes de 50 ans et plus qui présentent des symptômes urinaires.
    -Hommes aux antécédents familiaux de cancer de la prostate et/ou de cancer du sein.

    Rapporter ould arbi mardi 10 janvier 2017 22:20
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