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Mardi, 24 Janvier 2017

  •   MAP
  • vendredi 6 janvier 2017 09:42

Maroc - Premiers signes de déblocage pour la formation du gouvernement



Dirigées depuis trois mois par le secrétaire général du parti de la Justice et du développement (PJD), chef du gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, les consultations portant sur la formation d’un nouveau gouvernement ont abouti à des prémices d’un déblocage grâce à l’offre présentée mercredi par M. Benkirane aux dirigeants du Rassemblement national des indépendants (RNI) et du Mouvement populaire (MP), consistant à constituer le futur gouvernement sur la base de la majorité précédant les élections législatives du 7 octobre.


Cette offre a été formulée, mercredi, lors de deux réunions séparées tenues par le chef du gouvernement désigné avec le président du RNI, Aziz Akhannouch, et le secrétaire général du MP, Mohand Laenser, avant la tenue d’une réunion au cours de la même journée avec le secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdellah.
La structure gouvernementale proposée assure ainsi une majorité parlementaire de 201 sièges, répartie en 125 sièges pour le PJD, 37 pour le RNI, 27 pour le MP et 12 pour le PPS. Il est toutefois possible, selon le même scénario, de consolider cette majorité par des partis alliés de l’extérieur de ladite coalition gouvernementale.
De l’avis des observateurs, cette offre soumise par le chef du gouvernement désigné porte sur une exclusion claire du Parti de l’Istiqlal (PI) de la formation gouvernementale prévue, dont la participation au gouvernement a constitué un obstacle pour le déroulement des consultations, à la lumière des exigences formulées par certains partis politiques et qui ont été alimentées par les répercussions des récentes déclarations du secrétaire général du PI, Hamid Chabat, sur la Mauritanie.
Le Parti de l’Istiqlal I a initié une ouverture dans le mur du “blocage gouvernemental” grâce aux décisions émanant des travaux de son Conseil national tenu samedi dernier et qui ont porté notamment sur la délégation à une commission provisoire composée de trois membres, une partie des attributions de gestion dévolues au secrétaire général jusqu’à la tenue du 17-ème congrès général de cette formation politique.
Dans ce cadre, le Conseil national du Parti de la Balance a mandaté cette délégation pour mener les consultations avec le chef du gouvernement au sujet de la formation du prochain gouvernement.
Le PI a affirmé dans un communiqué rendu public au terme de ce conseil qu’il sera d’un appui politique fort et d’un soutien effectif à M. Abdelilah Benkirane et à travers lui à son parti, aussi bien dans l’institution législative que dans la pratique politique, relevant que le parti se considère comme un membre de la majorité parlementaire abstraction faite des développements que va connaitre la formation du futur gouvernement.
Le PJD a salué, à cet égard, “les messages politiques clairs contenus dans le communiqué final du Conseil national extraordinaire du Parti de l’Istiqlal, sa compréhension des développements politiques et son attachement aux intérêts supérieurs de la Nation”, ainsi que l’orientation exprimée par ce parti “en tant que composante de la majorité parlementaire, indépendamment de sa participation ou non au gouvernement”.
Les déclarations des dirigeants des partis politiques rencontrés mercredi par le Chef du gouvernement désigné semblent indiquer que ce scénario fait l’objet d’un accord de principe, dans l’attente de sa validation par les organes décisionnaires de ces partis.
Dans ce contexte, M. Aziz Akhannouch a affirmé dans une déclaration à la presse au terme de sa rencontre avec M. Benkirane, qu’il allait examiner l’offre qu’il a reçue du chef du gouvernement avec ses deux partenaires, à savoir le MP et l’Union constitutionnelle (UC), et ce dans la perspective de la poursuite de ces consultations.
Versant dans le même sens, le secrétaire général du MP, Mohand Laenser, a considéré que cette offre “est acceptable en principe”, assurant qu’il compte examiner le contenu de cette proposition avec les organes décisionnaires du parti et avec le reste des alliés.
“Les choses peuvent évoluer sur la base de cette idée si l’on tient compte de la majorité numérique à laquelle une telle alliance aboutirait”, a-t-il précisé, ajoutant qu’il s’agit de savoir si “cette majorité est confortable ou pas”.
Le secrétaire général du PPS, Mohamed Nabil Benabdellah, a, quant à lui, déclaré que le chef du gouvernement désigné est disposé à constituer la formation gouvernementale sur la base de la majorité précédente, notant que cette solution intervient suite aux développements ayant abouti à “la sortie du PI de cette formation gouvernementale”.
Il a, en outre, assuré que le PPS n’a pas d’objection concernant cette proposition, émettant le souhait que les autres partis puissent interagir positivement et rapidement avec cette proposition pour pouvoir discuter de la composition du gouvernement dans la perspective de sa formation dans les plus brefs délais.


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