Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Vendredi, 27 Avril 2018

  •   Amin Fassi-Fihri
  • samedi 31 décembre 2016 17:08

Maroc- L'Istiqlal en crise, des partis proches du Palais réclament son éviction du futur gouvernement

Hamid Chabat, le SG de l'Istiqlal a provoqué un séisme politique dans le royaume en attentant à la souveraineté de la Mauritanie

Le plus vieux parti nationaliste marocain, l'Istiqlal, est en pleine crise. Son Secrétaire général, le sulfureux maire de Fès,' Hamid Chabat, a provoqué un séisme politique dans le royaume en attentant à la souveraineté de la Mauritanie, et provoqué une crise diplomatique entre Rabat et Nouakchott. Mais, il aura surtout réussi la prouesse d'évincer son parti de la future majorité gouvernementale.

 

Le chef de gouvernement désigné Abdelilah Benkirane, qui a du mal à composer sa majorité du fait du refus de plusieurs partis de ''cohabiter'' avec l'Istiqlal drivé par Chabat au sein d'une coalition gouvernementale, est allé mercredi présenter les ''plates excuses'' du Maroc au président Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz. Cette fois-ci, après l'autre incartade de Chabat contre l'Algérie au mois de février de 2016, la dérive est de trop. Suffisante pour mettre dans l'embarras le chef de gouvernement pour composer sa majorité.  Jeudi 29 décembre dans la villa ''gouvernementale'' de Benkirane au quartier des ''Orangers'' à Rabat, tout près de la vieille médina, le leader du Rassemblement national des indépendants (RNI) Aziz Akhannouch a signifié au chef de gouvernement, appuyé par le chef du Mouvement Populaire (MP) Ahmed Laenser qui l'accompagnait, qu'il ne pouvait rejoindre la majorité avec la présence de l'Istiqlal. En clair, le RNI conditionne son ''accord'' à son intégration à la majorité gouvernementale par l'éviction de l'Istiqlal. Au sortir jeudi soir de la rencontre avec Benkirane, Akhannouch avait notamment relevé que ''vous avez suivi les déclarations non respectueuses à l’égard des pays voisins (…) si l’on doit s’associer à ces gens, ce serait dérangeant.''

 

Terminus politique pour Chabat ?

 

Il a également ajouté qu'il a, avec Laenser, tenté de convaincre Benkirane de l'impossibilité de constituer un gouvernement homogène avec la présence de Hamid Chabat, surtout après ses dernières déclarations. Les déclarations de Chabat contre la Mauritanie ont définitivement mis un terme à sa carrière politique. Déjà, les figures historiques du parti demandent son départ, et une pétition signée par 40 personnalités de l'Istiqlal, dont M'hamed Boucetta et Abbas el Fassi, demande le départ de Chabat. Ces leaders de l'Istiqlal estiment que Hamid Chabat "n'est plus capable de poursuivre sa responsabilité en tant que secrétaire général du parti". Pour ces deux anciens secrétaires généraux de l'Istiqlal,  ainsi qu'une quarantaine de dirigeants du parti,  ''les déclarations irresponsables de chabat sur la Mauritannie ont un caractère personnel, n'engagent nullement le parti et n'ont aucune relation avec ses orientations et ses principes.''

 

L'Istiqlal ne fera pas partie du prochain gouvernement

 

Dans l'immédiat, et avant qu'il ne soit ''poussé'' à la porte de sortie du parti, Chabat a facilité la tâche à Benkirane de ne plus le considérer comme composante du futur gouvernement. Selon le secrétaire général du PPS, Nabil Benabdallah, proche de Benkirane, les récentes déclarations du SG de l'Istiqlal sur la Mauritanie ont rendu ''très difficile, voire impossible, la participation du parti au prochain gouvernement.'' Après avoir rencontré le chef de gouvernement jeudi soir, Benabdallah a souligné que le contexte des tractations pour la formation du gouvernement a changé. "Nous étions dans une situation déterminée depuis des semaines et aujourd'hui nous sommes dans une autre situation" après les déclarations de Chabat sur la Mauritanie.  "Eu égard aux propos de Chabat sur la Mauritanie, la présence de l'Istiqlal dans le prochain gouvernement pourrait prêter à des spéculations et interprétations", explique encore le leader du PPS, un des rares alliés du chef de gouvernement. Le dilemme entre la raison d'Etat et le respect de sa promesse faite à Chabat d'intégrer l'Istiqlal dans le prochain gouvernement est vite résolu: Benkirane va trancher pour la raison d'Etat. Il ne peut se désavouer pour un ''suicidé politique''.


Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire



1 Commentaire

  • Le décès quotidien des femmes des et enfants d'imilchil ne déstabilise pas aucun responsable, une phrase sortie se son contexte cependant peut faire un séisme et mettre pas à des carrières !!!?? Quel honte?????!!!!!!

    Rapporter LHOU samedi 31 décembre 2016 23:40
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

CPP du 07.03.2018: "Le 8 mars provoque un clash de civilisations sur RadioM"

Sondage

la décision d’ouvrir le capital ou de céder une entreprise publique doit remonter au président de la république ? - 6.2%
les privatisations et ouverture de capital doivent passer par la bourse d’Alger ? - 33.5%
il est plus urgent de cesser le soutien financier aux entreprises publiques que de savoir qui va les racheter ? - 34%
il faut maintenir le secteur public tel quel pour préserver l’emploi et l’égalité social ? - 20.7%

Total votes: 889

Vidéos

Le ministère du Travail veut que les syndicats respectent uneloi qu'il transgresse lui-même (N.Bouderba)

A ne pas manquer

Prev Next

"L’Algérie doit miser sur l’exportation de l’électricité verte" (Tewfik Hasni)

  « Le photovoltaïque ce n’est que de l’énergie électrique, et ça ne nous permet pas d’exporter », fait remarquer l’expert.

Algérie-Pétrole: Mékidèche appelle à la prudence face à la hausse des prix et à la poursuite des réformes

    Selon l’expert, « les variations actuelles à la hausse que l’on observe obéissent aux éléments de conjoncture, y compris géopolitiques. Pour le temps long, il faudra revenir aux fondamentaux de l’économie mondiale ».

France: Vincent Bolloré mis en examen, annonce son groupe

  Vincent Bolloré a été mis en examen mercredi, sans contrôle judiciaire, dans l’enquête sur l’obtention de concessions en Afrique, a annoncé son groupe dans un communiqué.