Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Dimanche, 17 Décembre 2017

  •   Maghreb Emergent
  • samedi 14 mars 2015 11:11

"Violences faites aux femmes : la vraie bataille doit se faire au niveau de la société"- Soumia Salhi sur Radio M (audio)

Soumia Salhi, militante féministe, syndicaliste et ancienne présidente de l'association algérienne pour l'émancipation des femmes (AEF)

L’amendement du code pénal est l’aboutissement de plusieurs années de luttes, de sensibilisations et de pressions. Mais le président de la République peut-il d’aller  plus loin, et "instaurer l'égalité pour les femmes", malgré la pression et "la levée de boucliers des islamistes" au parlement et dans la rue, s’interroge Soumia Salhi.

 

La militante féministe, syndicaliste et ancienne présidente de l'Association algérienne pour l'émancipation des femmes (AEF), Soumia Salhi, estime dans "l'Entretien" de Radio M, la web Radio de Maghreb Emergent, que l'adoption à l'Assemblée populaire nationale (APN) de l'amendement du code pénal sur les violences faites aux femmes "n'est qu'une maigre avancée".

En soulignant que l’amendement du code pénal est l’aboutissement de plusieurs années de luttes, de sensibilisation et de pression, Soumia Salhi s’est interrogée sur la capacité du président de la République d’aller  plus loin, et "instaurer l'égalité pour les femmes", malgré la pression et "la levée de boucliers des islamistes" au parlement et dans la rue.

Une égalité qui doit commencer tout d’abord par l’instauration de "légalité devant le divorce", estime-t-elle. L’homme a le droit de " répudier" sa femme sans justification aucune, tandis que la femme est toujours soumise à la loi du Khol’e. Le Khol’e est le rachat de la liberté par la femme : "  Elle doit justifier ses motifs de divorce, dans des conditions parfois humiliantes et non réalisables ", a-t-elle déploré.  

S’agissant de la clause controversée relative au  "pardon" qui entraine la suspension dans certaines situations des poursuites pénales contre l’agresseur, Soumia Salhi, estime que c’est une mise  en échec de la "parole des femmes". C'est tout simplement un "message d'impunité" qui est envoyé.

" La loi est en retard par rapport aux pratiques sociales ", opine, Mme Salhi, également membre du Réseau Wassila, car pour elle  la "vraie bataille"  doit être menée dans la société, et dans la rue. " La loi seule, ne suffit pas. Il faut changer les mentalités et les pratiques sociales ", a-t-elle argué.

L’ascension professionnelle de la femme algérienne 

Mme Soumia Salhi souligne que  cet amendement du code pénal sur les violences faites aux femmes n'est qu'une conséquence  de l'émergence - professionnelle notamment - des femmes  depuis l'indépendance à nos jours. Aussi, a-t-elle tenu à souligner, le combat du mouvement associatif féministe, sur la scène politique et sociale, depuis la guerre de libération.

La syndicaliste a ainsi mis en évidence la progression des femmes diplômées en Algérie, sans omettre leur immersion dans le milieu professionnel, et à une échelle moindre dans le milieu politique.

Concernant les différentes réactions politiques à cette loi amendée, Mme. Salhi préconise une "rupture"  avec "tous ces ceux qui bavent sur l'adoption par l'APN d'un amendement du code pénal et qui sont montés au créneau pour quelques ajustements", comme seule voie pour faire avancer les choses. "Ceux qui prétendent aujourd’hui revendiquer un changement avec plus de liberté et de démocratie, devraient faire une rupture avec ce groupement ", lance-t-elle d’un ton ferme.

Ecouter l’émission :


Évaluer cet élément
(2 Votes)

Laissez un commentaire



  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

Le CPP se déchire sur Algériens et Palestiniens par temps de « Chedda »

Sondage

Quelle est parmi les mesures de la loi de finances pour 2018 en Algérie celle que vous redoutez le plus pour votre budget

Vidéos

"LA TUNISIE DANS LA LISTE DES PARADIS FISCAUX, UN CLASSEMENT QUI EMBARRASSE TOUT LE MONDE".

A ne pas manquer

Prev Next

Algérie-Le secteur de l’énergie enregistre une croissance de 10,5% au 3ème trimestre 2017 (ONS)

Le secteur de l’énergie observe une hausse remarquable de 10,5% au 3ème trimestre 2017 par rapport à la même période de 2016 où il avait affiché́ une baisse de 1,5%.

Matériel "Made In Israel" : Sonelgaz porte plainte contre Cegelec/General Electric

  Le groupe Sonelgaz a déposé plainte auprès de la juridiction compétente contre le consortium-constructeur franco-américain Cegelec/General Electric qui lui a livré du matériel comportant des composants "Made In Israel" pour la réalisation d'une centrale électrique, a indiqué dimanche Sonelgaz dans un communiqué.

Polémique sur la promotion de Tamazight : Lotfi DK appelle à l’arrêt des hostilités sur Facebook

 La polémique qui fait rage sur les réseaux sociaux sur le refus des députés de la majorité une proposition d’amendement du projet de loi de finances pour l’année 2018 portant sur la promotion de la langue amazighe a fait réagir le chanteur engagé du Rap Lotfi DK.