Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Lundi, 24 Juillet 2017

  •   Akram Belkaïd (Paris)
  • jeudi 18 mai 2017 05:36

Le FMI veut que l’Allemagne devienne (un peu) cigale [Le BLOG ECO]

 

C’est devenu un fait récurrent. Dans son rapport régulier sur l’état de l’économie allemande (Chapitre IV), le Fonds monétaire international (FMI) vient, une nouvelle fois, de demander à l’Allemagne de dépenser plus.

 

 

En d’autres termes, le grand argentier, connu dans le monde pour les cures d’austérité qu’il impose à certains pays confrontés à des difficultés financières, suggère au gouvernement de Madame Merkel d’être plus cigale que fourmi et cela pour rendre service aux économies européennes.

 Doper la demande

 De fait, le FMI estime que les excédents allemands sont trop élevés. Pour mémoire, l’Allemagne a enregistré un solde budgétaire positif de 24 milliards d’euros en 2016. Un record à comparer avec les déficits affichés par d’autres pays européens dont la France.

 De même, l’excédent des comptes courants (qui est le solde des échanges commerciaux et financiers) représente 8,3% du PIB alors que le Fonds pense qu’un niveau compris entre 2,5% et 5% du PIB serait largement suffisant.

 L’institution financière multilatérale souhaite donc que l’Allemagne stimule la demande en diminuant les impôts et en augmentant ses investissements d’infrastructures. Il est aussi demandé à Berlin de contribuer à ce que les salaires augmentent.

L’objectif est que la consommation et l’investissement des ménages progressent et que, du coup, les importations s’apprécient pour le plus grand bonheur des partenaires économiques de l’Allemagne dont la France mais aussi l’Italie ou les Etats Unis.

 Ouvrons ici une parenthèse à propos de cette incitation. Notons d’abord qu’elle n’est pas du tout prescriptrice. Les rapports du FMI sont rédigés par des économistes qui n’ont pas toujours la même manière de voir que les administrateurs et décideurs du fonds. L’Allemagne n’est pas dans la situation de la Grèce et n’est en rien obligée de suivre ces recommandations.

 Ensuite, on pourrait réfléchir à l’absence de ce genre d’encouragement dès lors que cela concerne les ménages ou les particuliers. Cela peut paraître couler de source mais relevons simplement qu’il est rare que les plus riches soient incités à dépenser plus quand l’économie va mal.

Bien au contraire, ces derniers bénéficient de l’indulgence d’institutions comme le FMI qui trouvent normal, ou logique, qu’ils se prémunissent, qu’ils transfèrent leurs avoirs à l’étranger ou qu’ils se retiennent d’investir.

 Or la mécanique est la même. L’argent qui dort et qui s’amasse est un non-sens dans une économie ouverte. Il arrive parfois que les gouvernements tentent d’inciter les riches à dépenser une partie de leurs avoirs en relevant, par exemple, la fiscalité sur certains placements. Mais ces mesures sont rarement assumées en tant que outils de pression.

 

 Moins d’épargne pour moins de retraite

 

Mais il arrive aussi que le FMI avance des propositions surprenantes. Dans le cas de l’Allemagne, il suggère ainsi que l’âge du départ à la retraite soit repoussé. Pour améliorer la productivité ? Pour assainir les caisses de retraite ? Absolument pas. L’idée, en la matière, est que les Allemands doivent travailler plus longtemps ce qui fera que leur vie de retraité sera moins longue.

Conclusion : inutile pour eux d’épargner autant qu’ils le font actuellement. On en arrive ainsi à ce raisonnement tendancieux où l’augmentation de l’espérance de vie justifie les argumentations selon lesquelles il faut que les gens travaillent plus. Comme si jouir longtemps de sa retraite était immérité.


Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

1 Commentaire

  • Les positions gauchisantes de ce blog me gênent car manifestement l'auteur a décidé de tout lire et réécrire selon son orientation intellectuelle. Exemple:

    "..Bien au contraire, ces derniers bénéficient de l’indulgence d’institutions comme le FMI qui trouvent normal, ou logique, qu’ils se prémunissent, qu’ils transfèrent leurs avoirs à l’étranger ou qu’ils se retiennent d’investir...". L'auteur mélange les mises en garde du FMI et "indulgence". Quand le FMI dit à un pays "attention, votre politique va faire que les riches vont transférer leurs argent etc (fuite des capitaux)", L'auteur transforme cela en indulgence. C'est comme ci le médecin qui vous avertit que le tabac va vous occasionner un cancer des poumons est "indulgent" avec le cancer...

    "..On en arrive ainsi à ce raisonnement tendancieux où l’augmentation de l’espérance de vie justifie les argumentations selon lesquelles il faut que les gens travaillent plus..."

    Effectivement, c'est plus que tendancieux alors que tout le monde sait que c'est le contraire qu'il faut faire, plus on vit longtemps, plus tôt on doit prendre sa retraite...

    Rapporter Truc jeudi 18 mai 2017 07:12
  1. En ce moment
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Vidéos

L’ambassadeur italien à Alger a évoqué sur Radio M le procès Saipem et l’investissement de Cevital en Italie

Sondage

Ahmed Ouyahia a appelé le gouvernement Tebboune à privatiser les entreprises publiques en difficultés. Vous pensez que cette mesure est :

Risquée car elle va encore renforcer les amis du clan présidentiel dans le monde des affaires - 34.4%
Nécessaire car les recapitalisations des entreprises publiques défaillantes par le trésor coutent trop chères à la collectivité - 39.2%
Impossible à réaliser car le gouvernement Tebboune n’a pas l’autorité morale pour l’engager si tel devenait son but - 18.3%

Total votes: 999

Vidéos

Le CPP part en vacances avec le routard du 5e mandat

A ne pas manquer

Prev Next

Un conseil interministériel sur les exportations alimentaires utilisant des intrants subventionnés

Des incohérences  caractérisant le fonctionnement de certaines filières dont les produits sont éligibles à l'exportation ont été identifiées.

Le système Haddad, ou comment imposer une dîme sur les grands projets

De révélation en fuite, le système Haddad apparait au grand jour : une immense nasse qui permet au patron du FCE de percevoir une dîme sur tous les grands marchés.

« Les attaques contre Haddad relèvent du show médiatique » (Belkacem Boukhrouf)

    Pour l'économiste, Belkacem Boukhrouf  « la gabegie comme la corruption sont dans les institutions, les lois et les usages politiques de l’Algérie ». D’où la nécessité, estime-t-il, de poser la question de savoir « qui a permis à Ali Haddad d’avoir toutes ses ramifications ».